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	<title>The Tamarind &#187; Agenda</title>
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		<title>Plaisanteries de Tchekhov au Petit Théâtre du Bonheur</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 15:23:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giulia Mezzetti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Petit Théâtre du Bonheur de Montmartre - le théâtre le plus petit et le plus heureux de Paris &#8211; deux vaudevilles de Tchekhov seront mis en scène dans les deux prochaines  semaines. Sous la direction de Liudmila Nekrassov du théâtre d’Art de Moscou, hospital  Sébastien Brulé, Elodie Derlyn ré-interprètent les pièces &#171;&#160;L&#8217;ours&#160;&#187; et &#171;&#160;Une demande en mariage&#160;&#187;.
Dans &#171;&#160;L&#8217;ours&#160;&#187;, le deuil d&#8217;une veuve, enfermée dans sa maison depuis sept mois et souhaitant rejoindre son défunt mari, est perturbé par un célibataire, solitaire depuis cinq ans, qui a des crampes dans les mollets rien que de voir, même de loin, une créature poétique. Avant de retrouver l’amour, ils vont connaître la rage…
La &#171;&#160;demande en mariage&#160;&#187; montre jusqu&#8217;à quel point, si on est hypocondriaque et timide, faire sa demande en mariage peut s’avérer difficile, voir dangereux, surtout quand il s&#8217;agit de demander la main d&#8217;une jeune vieille fille au caractère bien trempé…
Ça se passe où ? : Petit Théâtre du Bonheur de Montmartre
6, Rue Drevet
Métro Abbesses (ligne 12)
Quand : Jusqu’à 2 Avril chaque Jeudi, Vendredi, Samedi à 20h30
Contacts:
www.theatredubonheur.com ptdbonheur@gmail.com
+33 (0) 6 50 70 26 26
Page Facebook : Petit Théâtre du Bonheur

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2011/03/articolo-1-checkov.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-6057" title="checkov" src="/wp-content/files/2011/03/articolo-1-checkov-239x300.gif" alt="checkov" width="239" height="300" /></a>Au Petit Théâtre du Bonheur de Montmartre - le théâtre le plus petit et le plus heureux de Paris &#8211; deux vaudevilles de Tchekhov seront mis en scène dans les deux prochaines  semaines. Sous la direction de Liudmila Nekrassov du théâtre d’Art de Moscou, <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">hospital</a>  Sébastien Brulé, Elodie Derlyn ré-interprètent les pièces &laquo;&nbsp;L&#8217;ours&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Une demande en mariage&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans &laquo;&nbsp;L&#8217;ours&nbsp;&raquo;, le deuil d&#8217;une veuve, enfermée dans sa maison depuis sept mois et souhaitant rejoindre son défunt mari, est perturbé par un célibataire, solitaire depuis cinq ans, qui a des crampes dans les mollets rien que de voir, même de loin, une créature poétique. Avant de retrouver l’amour, ils vont connaître la rage…</p>
<p style="text-align: justify;">La &laquo;&nbsp;demande en mariage&nbsp;&raquo; montre jusqu&#8217;à quel point, si on est hypocondriaque et timide, faire sa demande en mariage peut s’avérer difficile, voir dangereux, surtout quand il s&#8217;agit de demander la main d&#8217;une jeune vieille fille au caractère bien trempé…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ça se passe où ? : </strong>Petit Théâtre du Bonheur de Montmartre</p>
<p style="text-align: justify;">6, Rue Drevet</p>
<p style="text-align: justify;">Métro Abbesses (ligne 12)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand </strong>: Jusqu’à 2 Avril chaque Jeudi, Vendredi, Samedi à 20h30</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contacts:</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.theatredubonheur.com/">www.theatredubonheur.com</a> <a href="mailto:ptdbonheur@gmail.com">ptdbonheur@gmail.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">+33 (0) 6 50 70 26 26</p>
<p style="text-align: justify;">Page Facebook : <a href="http://www.facebook.com/pages/Petit-Théâtre-du-Bonheur/131397073571717" target="_blank">Petit Théâtre du Bonheur</a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>La Journée Mondiale de la Philosophie</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/11/09/philosophy-day/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 10:14:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giulia Mezzetti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[filosofia]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[UNESCO]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2002, l’UNESCO a institué la « Journée Mondiale de la Philosophie », événement annuel célébré le troisième jeudi du mois de novembre. Cette année, la Journée aura lieu le 18 novembre.
La première année, les festivités se sont déroulées au quartier général de Paris, par la suite, la Journée a été célébrée successivement dans des pays différents.
Pour 2010, il a été finalement décidé de réorganiser les festivités à Paris, plutôt qu’en Iran, comme cela avait été prévu à l’origine. L’Iran, en effet, s’est vu refuser le droit d’organiser la Journée alors qu’il s’était proposé comme pays hôte de l’événement. Cette nouvelle avait alors immédiatement suscité les protestations des intellectuels et des philosophes de tout le monde -dissidents iraniens compris-, provoquant en conséquence un tollé dans le monde diplomatique. L’UNESCO se trouvait alors dans une posture délicate, elle qui avait longuement hésité et passé beaucoup de temps à évaluer l’opportunité de confier à l’Iran l’organisation de cette Journée.
Il était aisé d’imaginer que le régime iranien aurait pu opérer une éventuelle instrumentalisation de l’événement, à des fins de propagande, cependant, ce n’est pas seulement cela qui a provoqué une telle réaction. L’idée que dans un pays où il n’existe aucune liberté d’opinion, qui persécute avec violence ses opposants et qui voudrait que certains pays disparaissent de la carte, puisse accueillir une manifestation entièrement dédiée à des thèmes tels que « la compréhension réciproque entre les cultures », « la paix », « le dialogue interculturel », était tout simplement paradoxale.
L’édition 2010 de la Journée, en effet, s’insère dans le cadre de l’« Année Internationale pour le Rapprochement des Cultures » (2010 – « International Year for the Rapprochement of Cultures »), toujours promue par l’UNESCO, et différents forums, conférences, et travaux de groupe (workshop) qui auront lieu à Paris seront dédiés au thème du dialogue interculturel. Voici quelques titres des colloques qui auront lieu : « Questions sur l’universel et la diversité », « La notion de civilisation en question : enjeux conceptuels, culturels et politiques», « L’œuvre de Mohammed Iqbal, une proposition d’accomplissement pour l’homme»…
Des événements en particuliers nous semblent dignes d’être signalés. On notera en effet le débat sur le « politiquement correct », auquel participeront des femmes philosophes, ayant pour but de mettre en discussion l’hypocrisie qui se cache souvent derrière la notion de politically correct (l’UNESCO, en tant qu’institution, semble atteinte également par le politically correctness). On notera également les différents workshops et café-philo, moments d’échanges informels, plus à-même  peut-être d’attirer l’attention, de créer de l’animation et donc d’impliquer davantage le public. A ce propos, le forum créé sur Facebook pourrait se révéler une ressource encore plus intéressante. Animé par deux doctorants en philosophie, il permettra à chacun de pouvoir s’exprimer librement, débattre et lancer des thèmes de discussion et des questions au sein d’une assemblée de jeunes intéressés par la philosophie et la culture en générale.
Conçue comme un instrument pour faire sortir la philosophie des murs des universités et des académies, pour la rapprocher et la rendre plus accessible aux passionnés mais aussi au monde de la politique, la Journée aurait pour objectif de promouvoir une réflexion collective, lucide et ponctuelle, sur les défis présents, à travers l’intervention des philosophes les plus renommés ainsi que des protagonistes de la vie politique et civile.
On peut se demander cependant si la finalité de la Journée, aussi noble qu’ambitieuse, à savoir « rendre plus populaire » la philosophie, ne présente pas en même temps le risque de verser dans le banal, de trop simplifier ou carrément de vulgariser des valeurs et de contenus. S’il est vrai d’un certain côté qu’un débat entre « simples » aficionados et intellectuels peut effectivement faire augmenter la participation et l’intérêt pour des sujets donnés, d’un autre côté, l’instrument du social network, croix et délice des sociologues, pourrait révéler ici encore une fois son potentiel de lame à double tranchant.
Le message que l’on souhaite que la Journée puisse transmettre, au-delà du cocktail de clôture et des sourires complaisants de fin de journée, en bons termes avec le régime iranien, concerne l’importance de la promotion de la philosophie comme école de liberté, comme exercice de la pensée, comme pratique de l’ouverture mentale et de réflexion critique, lucide et vigilante.
Page Facebook
Site officiel
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/files/2010/11/philosophyday2010.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5741" title="philosophyday2010" src="/wp-content/files/2010/11/philosophyday2010-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>En 2002, l’UNESCO a institué la « Journée Mondiale de la Philosophie », événement annuel célébré le troisième jeudi du mois de novembre. Cette année, la Journée aura lieu le 18 novembre.</p>
<p>La première année, les festivités se sont déroulées au quartier général de Paris, par la suite, la Journée a été célébrée successivement dans des pays différents.</p>
<p>Pour 2010, il a été finalement décidé de réorganiser les festivités à Paris, plutôt qu’en Iran, comme cela avait été prévu à l’origine. L’Iran, en effet, s’est vu refuser le droit d’organiser la Journée alors qu’il s’était proposé comme pays hôte de l’événement. Cette nouvelle avait alors immédiatement suscité les protestations des intellectuels et des philosophes de tout le monde -dissidents iraniens compris-, provoquant en conséquence un tollé dans le monde diplomatique. L’UNESCO se trouvait alors dans une posture délicate, elle qui avait longuement hésité et passé beaucoup de temps à évaluer l’opportunité de confier à l’Iran l’organisation de cette Journée.</p>
<p>Il était aisé d’imaginer que le régime iranien aurait pu opérer une éventuelle instrumentalisation de l’événement, à des fins de propagande, cependant, ce n’est pas seulement cela qui a provoqué une telle réaction. L’idée que dans un pays où il n’existe aucune liberté d’opinion, qui persécute avec violence ses opposants et qui voudrait que certains pays disparaissent de la carte, puisse accueillir une manifestation entièrement dédiée à des thèmes tels que « la compréhension réciproque entre les cultures », « la paix », « le dialogue interculturel », était tout simplement paradoxale.</p>
<p>L’édition 2010 de la Journée, en effet, s’insère dans le cadre de l’« Année Internationale pour le Rapprochement des Cultures » (2010 – « International Year for the Rapprochement of Cultures »), toujours promue par l’UNESCO, et différents forums, conférences, et travaux de groupe (workshop) qui auront lieu à Paris seront dédiés au thème du dialogue interculturel. Voici quelques titres des colloques qui auront lieu : « Questions sur l’universel et la diversité », « La notion de civilisation en question : enjeux conceptuels, culturels et politiques», « L’œuvre de Mohammed Iqbal, une proposition d’accomplissement pour l’homme»…</p>
<p>Des événements en particuliers nous semblent dignes d’être signalés. On notera en effet le débat sur le « politiquement correct », auquel participeront des femmes philosophes, ayant pour but de mettre en discussion l’hypocrisie qui se cache souvent derrière la notion de <em>politically correct</em> (l’UNESCO, en tant qu’institution, semble atteinte également par le <em>politically correctness</em>). On notera également les différents workshops et <em>café-philo</em>, moments d’échanges informels, plus à-même  peut-être d’attirer l’attention, de créer de l’animation et donc d’impliquer davantage le public. A ce propos, le forum créé sur Facebook pourrait se révéler une ressource encore plus intéressante. Animé par deux doctorants en philosophie, il permettra à chacun de pouvoir s’exprimer librement, débattre et lancer des thèmes de discussion et des questions au sein d’une assemblée de jeunes intéressés par la philosophie et la culture en générale.</p>
<p>Conçue comme un instrument pour faire sortir la philosophie des murs des universités et des académies, pour la rapprocher et la rendre plus accessible aux passionnés mais aussi au monde de la politique, la Journée aurait pour objectif de promouvoir une réflexion collective, lucide et ponctuelle, sur les défis présents, à travers l’intervention des philosophes les plus renommés ainsi que des protagonistes de la vie politique et civile.</p>
<p>On peut se demander cependant si la finalité de la Journée, aussi noble qu’ambitieuse, à savoir « rendre plus populaire » la philosophie, ne présente pas en même temps le risque de verser dans le banal, de trop simplifier ou carrément de vulgariser des valeurs et de contenus. S’il est vrai d’un certain côté qu’un débat entre « simples » aficionados et intellectuels peut effectivement faire augmenter la participation et l’intérêt pour des sujets donnés, d’un autre côté, l’instrument du social network, croix et délice des sociologues, pourrait révéler ici encore une fois son potentiel de lame à double tranchant.</p>
<p>Le message que l’on souhaite que la Journée puisse transmettre, au-delà du cocktail de clôture et des sourires complaisants de fin de journée, en bons termes avec le régime iranien, concerne l’importance de la promotion de la philosophie comme école de liberté, comme exercice de la pensée, comme pratique de l’ouverture mentale et de réflexion critique, lucide et vigilante.</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/home.php#%21/pages/World-Philosophy-Day/165404373482151" target="_blank">Page Facebook</a></p>
<p><a href="http://www.unesco.org/new/en/social-and-human-sciences/themes/human-rights/philosophy/philosophy-day-at-unesco/philosophy-day-2010/" target="_blank">Site officiel</a></p>
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		<title>L’illusionniste &#8211; “Magicians do exist”</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 08:22:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<description><![CDATA[D’après le scenario de Jaques Tati et porté à l’écran par Sylvain Chomet (réalisateur des Triplettes de Belleville), cialis sale  L’Illusionniste est une histoire touchante, sick  pleine de poésie et de tendresse. Il s’agit de deux chemins qui se croisent. D’un coté Tatischeff, clinic  vieil illusionniste, chassé par le rock’n’roll  doit aller de plus en plus loin pour se produire, de l’autre, Alice jeune fille naïve rencontrée dans la compagne écossaise. Alice croit vraiment que le vieil illusionniste est un magicien, elle le suit jusqu’à Edimbourg où il les fait vivre. Certes la ruine de l’artiste fait écho aux personnages du clown ou du ventriloque qui connaissent des échecs. Il s’agit avant tout du temps qui passe, abordé avec grâce et nostalgie. Mais ce n’est pas seulement une fresque larmoyante. En effet le rire est très présent. Le personnage du lapin carnivore et turbulent, qui n’apprécie guère se retrouver coincé dans le double fond du chapeau, ou encore des acrobates tout en figures et énergiques « hop ! », qui apportent une touche d’humour au long-métrage. Il y a beaucoup de situations loufoques presque caricaturales qui suscitent sourires et rires. Le groupe de rock, l’écossais en kilt font partie de cette gamme de personnages secondaires très développée.
Les personnages sont attachants, l’histoire est divertissante et la qualité du film d’animation exceptionnelle. Laissez-vous embarquer  pour une heure et demi de poésie. Le scénario écrit par Tati n’a jamais été porté à l’écran, peut-être le personnage de l’illusionniste était-il trop proche de lui ? Mais Sylvain Chomet a réussi à intégrer dans son univers le récit de Tati, pour en faire un conte destiné aux adultes et aux enfants, accompagné par une agréable bande sonore.

L’illusionniste de Sylvain Chomet
Depuis le 16 juin 210 en salle


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/07/ILLUSIONNISTE.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5498" title="ILLUSIONNISTE" src="/wp-content/files/2010/07/ILLUSIONNISTE-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></a>D’après le scenario de Jaques Tati et porté à l’écran par Sylvain Chomet (réalisateur des <em>Triplettes de Belleville</em>), <a href="http://genericcialiscoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis sale</a>  <em>L’Illusionniste</em> est une histoire touchante, <a href="http://buycheapviagras.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">sick</a>  pleine de poésie et de tendresse. Il s’agit de deux chemins qui se croisent. D’un coté Tatischeff, <a href="http://edpills-buyviagra.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">clinic</a>  vieil illusionniste, chassé par le rock’n’roll  doit aller de plus en plus loin pour se produire, de l’autre, Alice jeune fille naïve rencontrée dans la compagne écossaise. Alice croit vraiment que le vieil illusionniste est un magicien, elle le suit jusqu’à Edimbourg où il les fait vivre. Certes la ruine de l’artiste fait écho aux personnages du clown ou du ventriloque qui connaissent des échecs. Il s’agit avant tout du temps qui passe, abordé avec grâce et nostalgie. Mais ce n’est pas seulement une fresque larmoyante. En effet le rire est très présent. Le personnage du lapin carnivore et turbulent, qui n’apprécie guère se retrouver coincé dans le double fond du chapeau, ou encore des acrobates tout en figures et énergiques « hop ! », qui apportent une touche d’humour au long-métrage. Il y a beaucoup de situations loufoques presque caricaturales qui suscitent sourires et rires. Le groupe de rock, l’écossais en kilt font partie de cette gamme de personnages secondaires très développée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont attachants, l’histoire est divertissante et la qualité du film d’animation exceptionnelle. Laissez-vous embarquer  pour une heure et demi de poésie. Le scénario écrit par Tati n’a jamais été porté à l’écran, peut-être le personnage de l’illusionniste était-il trop proche de lui ? Mais Sylvain Chomet a réussi à intégrer dans son univers le récit de Tati, pour en faire un conte destiné aux adultes et aux enfants, accompagné par une agréable bande sonore.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>L’illusionniste</em> de Sylvain Chomet</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le 16 juin 210 en salle</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		</item>
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		<title>Archi &amp; BD &#8211; La ville dessinée</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 08:04:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette exposition met en lumière les liens existant entre l’architecture et la Bande dessinée.
Une fois passées les portes de l’exposition temporaire, find  nous pénétrons réellement dans une ville. Tout le décor, la lumière oscillant entre néons, phares ou gyrophares et lampadaires, les sons font penser à l’agitation de la ville, aux bruits citadins. Nous sommes donc plongés dans le bain ! Des notices explicatives jalonnent notre périple accompagnées, évidemment, de multiples planches.  L’exposition est rythmée à la fois par des périodes chronologiques et par des thématiques. De New York à Paris et Tokyo, en passant par des villes utopiques l’exposition allie informations et distractions. Supports audio et vidéo viennent appuyer les planches, croquis et dessins, des maquettes se mêlent même à l’ensemble.
Ainsi au début du siècle la ville est un phénomène de mode, qui trouve très vite sa place dans les comics. Puis l’exposition universelle met en lumière les dessinateurs belges et la fameuse « ligne claire ». Avec la conquête de l’espace on s’oriente vers les utopies. Les récits de voyages ouvrent sur de nouveaux horizons.  Mais à la fin du siècle tout devient plus intériorisé. La ville va jusqu’à affoler la psychologie des personnages. On découvre beaucoup de choses. La Bd est à la fois hors de la réalité et ancrée en elle. En tant que novice on est un peu écrasé par l’avalanche d’informations inconnues. Penser donc à se munir d’un puits de connaissance…
Si certains passages mettent bien en évidence les liens qu’entretiennent la BD et le monde environnant contemporain, il est parfois oublié que la BD appartient en partie à la littérature. Si cette appartenance est souvent bien défendue et illustrée il aurait été intéressant de faire plus de liens entre les courants littéraires, les tendances et le résultat dans les vignettes. Mais alors l’espace nécessaire aurait constitué en lui-même une mégalopole.
Archi et BD &#8211; La ville dessinée
Du 9 juin au 26 novembre 2010-07-01
Palais de Chaillot
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/files/2010/07/archi-et-bd.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5492" title="archi et bd" src="/wp-content/files/2010/07/archi-et-bd.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Cette exposition met en lumière les liens existant entre l’architecture et la Bande dessinée.</p>
<p>Une fois passées les portes de l’exposition temporaire, <a href="http://viagracoupongeneric.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">find</a>  nous pénétrons réellement dans une ville. Tout le décor, la lumière oscillant entre néons, phares ou gyrophares et lampadaires, les sons font penser à l’agitation de la ville, aux bruits citadins. Nous sommes donc plongés dans le bain ! Des notices explicatives jalonnent notre périple accompagnées, évidemment, de multiples planches.  L’exposition est rythmée à la fois par des périodes chronologiques et par des thématiques. De New York à Paris et Tokyo, en passant par des villes utopiques l’exposition allie informations et distractions. Supports audio et vidéo viennent appuyer les planches, croquis et dessins, des maquettes se mêlent même à l’ensemble.</p>
<p>Ainsi au début du siècle la ville est un phénomène de mode, qui trouve très vite sa place dans les <em>comics</em>. Puis l’exposition universelle met en lumière les dessinateurs belges et la fameuse « ligne claire ». Avec la conquête de l’espace on s’oriente vers les utopies. Les récits de voyages ouvrent sur de nouveaux horizons.  Mais à la fin du siècle tout devient plus intériorisé. La ville va jusqu’à affoler la psychologie des personnages. On découvre beaucoup de choses. La Bd est à la fois hors de la réalité et ancrée en elle. En tant que novice on est un peu écrasé par l’avalanche d’informations inconnues. Penser donc à se munir d’un puits de connaissance…</p>
<p>Si certains passages mettent bien en évidence les liens qu’entretiennent la BD et le monde environnant contemporain, il est parfois oublié que la BD appartient en partie à la littérature. Si cette appartenance est souvent bien défendue et illustrée il aurait été intéressant de faire plus de liens entre les courants littéraires, les tendances et le résultat dans les vignettes. Mais alors l’espace nécessaire aurait constitué en lui-même une mégalopole.</p>
<p><em>Archi et BD &#8211; La ville dessinée</em></p>
<p>Du 9 juin au 26 novembre 2010-07-01</p>
<p>Palais de Chaillot</p>
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		<title>Ballet de l’opéra &#8211; Hommage à Jérôme Robbins</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 07:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=5381</guid>
		<description><![CDATA[Une nuit dansante, healing  ou quatre petits ballets enchanteurs.

Samedi soir, 19h30, sur les marches de l’Opéra Garnier une foule se presse. Un groupe de danseurs de rue multiplie cascades et figures de hip hop. Mais une partie de la foule ne s’arrête pas pour profiter du spectacle, elle s’engouffre précipitamment dans l’Opéra.  Sonnerie. Montée des marches. Installation. Eteignement des lumières. Ouverture du rideau, musique ! Pendant près de 2h30 les danseurs s’entrecroisent et tourbillonnent pour nous présenter quatre ballets.
 En sol met en scène six couples de baigneurs, ambiance plage à travers les costumes rayés aux couleurs vives. Sur une musique de Maurice Ravel les danseurs exécutent en accord parfait leur chorégraphie puis laissent la place a Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche pour une danse de couple en harmonie totale. Trop vite le bruit des pointes s’estompe et les tutus filent vers les coulisses. Entracte.
Dans un deuxième ballet, nous quittons la plage pour pénétrer l’atmosphère lourde, sensuelle de cette Triade. Quatre danseurs forment, déforment et reforment des couples  mêlant le rouge, le bleu et le vert. La scène divisée forme un triptyque où la lumière rouge pèse sur les danseurs, plus aériens que jamais. Après un nouvel entracte, c’est sur Chopin que rentrent de nouveaux  couples de danseurs. Sur les quatre Nocturnes pour Piano, trois couples se succèdent. L’éclair du bleu violet cède la place au fauve or qui s’estompe devant le gris orangé. Puis les couples reviennent ensemble, enchainant les portées des danseuses endiamantées et pailletées, sous des lustres de cristal. Mais trop vite Ludmila Pagliero, Jérémie Bélingard, Emilie Cozette, Karl Paquette, Aurélie Dupont et Manuel Legris s’envolent vers les coulisses, laissant le rideau retomber sur cette nuit étoilée.
The concert ou les malheurs de chacun fait résonner de nouveau Chopin et ses Pièces pour Piano, avec Vessela Pelovska (la pianiste) sur scène. Ce dernier ballet mêle comédie et entrechats. Des personnages venus entendre un concert se rencontrent, se disputent, se plaisent. Les tableaux s’enchainent, les rires fusent face à la chorégraphie faussement ratée d’ un corps de danseuse, devant la danse des zouaves ou encore face au mari brimé qui tente d’assassiner sa femme. Mélangeant danse, mime et humour, ce ballet n’oublie pas la poésie en nous présentant une danse des papillons. Des effets de symétrie et d’harmonie frôlent la perfection dans un jeu de parapluies à couper le souffle. La pianiste elle-même interprète un rôle sur scène. Quand les derniers accords sont plaqués, les applaudissements finis et le rideau baissé, on se sent des ailes aux pieds et un irrépressible désir de se lancer dans un enchainement de grands jetés, de glissades et d’arabesques. L’Opéra avec tant d’humour, de joie et de couleur, on en redemande.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une nuit dansante, <a href="http://sildenafil4sale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">healing</a>  ou quatre petits ballets enchanteurs.</p>
<p><a href="/wp-content/files/2010/05/Jerome-Robbins.jpg"></a><a href="/wp-content/files/2010/05/Jerome-Robbins.jpg"></a></p>
<div id="attachment_5382" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="/wp-content/files/2010/05/Jerome-Robbins.jpg"><img class="size-medium wp-image-5382" src="/wp-content/files/2010/05/Jerome-Robbins-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Crédits photographiques : Laëtitia Pujol et Jérémie Bélingard dans In The Night Sébastien Mathé</p></div>
<p>Samedi soir, 19h30, sur les marches de l’Opéra Garnier une foule se presse. Un groupe de danseurs de rue multiplie cascades et figures de hip hop. Mais une partie de la foule ne s’arrête pas pour profiter du spectacle, elle s’engouffre précipitamment dans l’Opéra.  Sonnerie. Montée des marches. Installation. Eteignement des lumières. Ouverture du rideau, musique ! Pendant près de 2h30 les danseurs s’entrecroisent et tourbillonnent pour nous présenter quatre ballets.<br />
 <em>En sol</em> met en scène six couples de baigneurs, ambiance plage à travers les costumes rayés aux couleurs vives. Sur une musique de Maurice Ravel les danseurs exécutent en accord parfait leur chorégraphie puis laissent la place a Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche pour une danse de couple en harmonie totale. Trop vite le bruit des pointes s’estompe et les tutus filent vers les coulisses. Entracte.</p>
<p>Dans un deuxième ballet, nous quittons la plage pour pénétrer l’atmosphère lourde, sensuelle de cette <em>Triade</em>. Quatre danseurs forment, déforment et reforment des couples  mêlant le rouge, le bleu et le vert. La scène divisée forme un triptyque où la lumière rouge pèse sur les danseurs, plus aériens que jamais. Après un nouvel entracte, c’est sur Chopin que rentrent de nouveaux  couples de danseurs. Sur les quatre Nocturnes pour Piano, trois couples se succèdent. L’éclair du bleu violet cède la place au fauve or qui s’estompe devant le gris orangé. Puis les couples reviennent ensemble, enchainant les portées des danseuses endiamantées et pailletées, sous des lustres de cristal. Mais trop vite Ludmila Pagliero, Jérémie Bélingard, Emilie Cozette, Karl Paquette, Aurélie Dupont et Manuel Legris s’envolent vers les coulisses, laissant le rideau retomber sur cette nuit étoilée.</p>
<p><em>The concert ou les malheurs de chacun </em>fait résonner de nouveau Chopin et ses Pièces pour Piano, avec Vessela Pelovska (la pianiste) sur scène. Ce dernier ballet mêle comédie et entrechats. Des personnages venus entendre un concert se rencontrent, se disputent, se plaisent. Les tableaux s’enchainent, les rires fusent face à la chorégraphie faussement ratée d’ un corps de danseuse, devant la danse des zouaves ou encore face au mari brimé qui tente d’assassiner sa femme. Mélangeant danse, mime et humour, ce ballet n’oublie pas la poésie en nous présentant une danse des papillons. Des effets de symétrie et d’harmonie frôlent la perfection dans un jeu de parapluies à couper le souffle. La pianiste elle-même interprète un rôle sur scène. Quand les derniers accords sont plaqués, les applaudissements finis et le rideau baissé, on se sent des ailes aux pieds et un irrépressible désir de se lancer dans un enchainement de grands jetés, de glissades et d’arabesques. L’Opéra avec tant d’humour, de joie et de couleur, on en redemande.</p>
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		<title>Le Tamarinier avait aimé : Un Renoir bien classique</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/05/25/francais-un-renoir-bien-classique/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 11:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anne-laure poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[mostre]]></category>
		<category><![CDATA[pittura]]></category>

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		<description><![CDATA[
Présentée jusqu’au 4 janvier dans les galeries du Grand Palais avant Los Angeles et Philadelphie, ampoule  Renoir au XXe siècle semblait alléchante mais se révéla plutôt décevante.
De grandes ambitions
Le XXe siècle c’est l’époque où celui qui « commence à savoir peindre » selon ses propres mots en 1913 se tourne vers le classicisme et les grands maîtres. L’exposition retrace donc en 15 sections les dernières années du peintre où il acquiert à la fois une reconnaissance officielle avec l’achat de son premier tableau par l’Eat (Jeunes filles au piano) mais aussi celle de la jeune garde avec des nus gigantesques (Les Baigneuses), and  en passant par des scènes domestiques ou des bronzes.

Des vœux pieux
Les commissaires ont voulu montrer une facette de Renoir trop peu connue et mal appréciée à leur goût. Et de fait les panneaux répètent inlassablement la grandeur du désamour. Les légendes de plusieurs tableaux soulignent que ceux-ci ont été précédemment possessions de musées avant d’être revendus. Voila pour la volonté. Seulement on a tous en tête des images des tableaux de Renoir, drugstore  comme le célébrissime Moulin de la galette, et ces tableaux de facture assez classiques paraissent un peu ternes à coté. De même afin de montrer son influence sur les jeunes peintres de l’époque, des toiles de Picasso ou de Maillol sont aussi exposées et force est de constater que la comparaison n’est pas toujours en faveur du maître.
Peintre jusqu’au bout


L’aspect le plus intéressant de l’exposition tient peut-être dans les documents qui touchent à l’intime de Renoir. Autour des tableaux sont présentés de très nombreuses photos de vie quotidienne et même un film qui le montre en train de peindre. On voit ainsi ce vieil homme dont les mains sont quasiment paralysées par l’arthrite, qui ne peut plus marcher mais qui continue quand même à peindre tous les jours. Au point de se faire aider de jeunes artistes quand il ne peut plus réaliser lui-même ses bronzes.
Finalement c’est un goût de « eut mieux faire »qui domine à la sortie de l’exposition. Attention aussi à l’affluence et à des choix de mise en place parfois déconcertants qui ne facilitent pas l’accès aux œuvres.
 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-4353" src="/wp-content/files/2009/10/renoir-expo-247x300.jpg" alt="renoir-expo" width="247" height="300" />Présentée jusqu’au 4 janvier dans les galeries du Grand Palais avant Los Angeles et Philadelphie, <a href="http://buy-levitraonline.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">ampoule</a>  <em>Renoir au XX<sup>e</sup> siècle</em> semblait alléchante mais se révéla plutôt décevante.</strong><strong></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>De grandes ambitions</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Le XX<sup>e</sup> siècle c’est l’époque où celui qui « commence à savoir peindre » selon ses propres mots en 1913 se tourne vers le classicisme et les grands maîtres. L’exposition retrace donc en 15 sections les dernières années du peintre où il acquiert à la fois une reconnaissance officielle avec l’achat de son premier tableau par l’Eat (<em>Jeunes filles au piano</em>) mais aussi celle de la jeune garde avec des nus gigantesques (<em>Les Baigneuses</em>), <a href="http://cialis-for-sale-safe.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">and</a>  en passant par des scènes domestiques ou des bronzes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Des vœux pieux</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Les commissaires ont voulu montrer une facette de Renoir trop peu connue et mal appréciée à leur goût. Et de fait les panneaux répètent inlassablement la grandeur du désamour. Les légendes de plusieurs tableaux soulignent que ceux-ci ont été précédemment possessions de musées avant d’être revendus. Voila pour la volonté. Seulement on a tous en tête des images des tableaux de Renoir, <a href="http://genericcialiscoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">drugstore</a>  comme le célébrissime <em>Moulin de la galette</em>, et ces tableaux de facture assez classiques paraissent un peu ternes à coté. De même afin de montrer son influence sur les jeunes peintres de l’époque, des toiles de Picasso ou de Maillol sont aussi exposées et force est de constater que la comparaison n’est pas toujours en faveur du maître.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Peintre jusqu’au bout</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">L’aspect le plus intéressant de l’exposition tient peut-être dans les documents qui touchent à l’intime de Renoir. Autour des tableaux sont présentés de très nombreuses photos de vie quotidienne et même un film qui le montre en train de peindre. On voit ainsi ce vieil homme dont les mains sont quasiment paralysées par l’arthrite, qui ne peut plus marcher mais qui continue quand même à peindre tous les jours. Au point de se faire aider de jeunes artistes quand il ne peut plus réaliser lui-même ses bronzes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Finalement c’est un goût de « eut mieux faire »qui domine à la sortie de l’exposition. Attention aussi à l’affluence et à des choix de mise en place parfois déconcertants qui ne facilitent pas l’accès aux œuvres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"> </p>
<div id="attachment_4354" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="/wp-content/files/2009/10/les-baigneuses-herve-lewandowski.jpg"><img class="size-medium wp-image-4354" src="/wp-content/files/2009/10/les-baigneuses-herve-lewandowski-300x164.jpg" alt="" width="300" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">Les Baigneuses - Pierre-Auguste Renoir (Musée d&#39;Orsay Paris Huile sur toile, 1918 110 x 160 cm © Rmn / Hervé Lewandowski)</p></div>
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		<title>Dents de scie pour Dantzig</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/04/30/francais-dents-de-scie-pour-dantzig/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 12:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Bénech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[
Être léger, sovaldi  c’est une qualité. Être trop léger, diagnosis  c’est irritant : Charles Dantzig sait cela, ampoule  qui ne cesse de se battre pour moins de mots, plus de suggéré. Dans ce dictionnaire à entrées plus ou moins liées à la littérature, lui qui affirme que la plus parfaite ellipse consisterait à ne rien dire a tendance à être sec, saccadé. Il. Veut. Être. Clair. Cela fait un peu professeur, mais un professeur qui remettrait tout en question ; de Hugo à Chateaubriand, il juge les écrivains qu’il a choisis avec humour, finesse, et un œil neuf, personnel. Il devait croire qu’écrire un dictionnaire ferait que personne ne lirait son œuvre en entier, et bien c’est raté. Et là où il est pédagogue, c’est quand il répète les mêmes choses pour bien faire comprendre qu’il est anticonformiste ; son leitmotiv : la fiction est vraie. Allons, soyons honnête, il s’excuse de ses redites.
Ah, ces créatifs (Dantzig a publié plusieurs romans et recueils de poèmes) ! Ils s’interdisent toute admiration trop marquée, de peur d’oblitérer leur propre génie. Son expression favorite est « ça n’est pas mal ». Il doit croire que cela lui donne un air détaché. Cela contribue surtout à faire « entendre sa voix », comme il dirait : Dantzig nous parle. Amen. Quand on dit qu’il s’interdit l’admiration, c’est-à-dire que tous les écrivains classiques trouvent toujours à ses yeux de quoi être critiqués. On l’imagine refermer un livre : « oui, mais quand même. » Il fronce un peu le nez. Il a envie qu’un truc cloche. Tandis que Joseph de Maistre, Mathurin Régnier, Jean de la Ville de Mirmont, ah, eux… Il doit se dire que ceux-ci sont trop peu connus pour qu’on leur adresse en plus des reproches. Alors son éloge est sans nuance, car X est au fond un bien meilleur écrivain que Proust, dont l’humour n’est pas toujours « de bon goût ». Qui aime bien châtie bien, et Dantzig a ses têtes : Proust, Laforgue surtout.
Rendons à Charles Dantzig ce qui lui est dû : il est très drôle, parfois malgré lui, quand il abuse des images (Léon Bloy : « au fond de son Luna Park mystique, tout petit, moustachu, les yeux rouges, il remue les bras derrière son comptoir ») ; quand il va à la ligne pour nous asséner un aphorisme (pas toujours) bien senti (« le plus simple est d’avoir du génie ») voire un poncif (« les images sont des sentiments). Oui, parfois il énerve. Un petit air de « j’ai tout compris ». Mais comment ne pas se plaindre de la médiocrité ambiante quand on est un être aussi cultivé que Dantzig ? Pour être honnête, on ne peut pas dire qu’il en fasse l’étalage plus que de raison. Seulement parfois, ses références s’adressent à lui-même (« Jean-Paul Sartre avait une petite voix pincée de présentateur d’actualités cinématographiques d’avant-guerre ») et on devine qu’il s’en frappe les cuisses. Aragon, au-delà des dix premières pages d’Aurélien ? « Diderot vire à Romain Rolland ». Mais à qui s’adresse ce glissement ? Chez Dantzig, les choses ne sont pas « comme », ni ne « ressemblent à » : les choses sont. Au fond, Voltaire est Maurice Sachs, Madame de Lafayette est François Villon, il suffit de regarder d’un certain angle. Dantzig court en rond, il voit tous les angles.
On apprécie les allusions à son propre cas, souvent assez enlevées, même si elles ne manquent pas de rappeler qu’il savourait Verlaine dans le texte à un âge où vos enfants lisent Astrapi. Mais Verlaine, ça n’est pas mal. Lisons Dantzig pour sa lucidité : « Mettons que le roman soit un abat-jour. Il se trouvera toujours un Français pour lui reprocher de ne pas être une banane. »

Charles Dantzig, Dictionnaire égoïste de la littérature française, 1 147 pages, Le Livre de poche.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><a href="/wp-content/files/2010/04/dantzig_dico-egoiste.jpg"></a><a href="/wp-content/files/2010/04/dantzig_dico-egoiste.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5295" src="/wp-content/files/2010/04/dantzig_dico-egoiste-185x300.jpg" alt="" width="185" height="300" /></a>Être léger, <a href="http://buycialisonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">sovaldi</a>  c’est une qualité. Être trop léger, <a href="http://buycialisonlinecoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">diagnosis</a>  c’est irritant : Charles Dantzig sait cela, <a href="http://buy-levitraonline.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">ampoule</a>  qui ne cesse de se battre pour moins de mots, plus de suggéré. Dans ce dictionnaire à entrées plus ou moins liées à la littérature, lui qui affirme que la plus parfaite ellipse consisterait à ne rien dire a tendance à être sec, saccadé. Il. Veut. Être. Clair. Cela fait un peu professeur, mais un professeur qui remettrait tout en question ; de Hugo à Chateaubriand, il juge les écrivains qu’il a choisis avec humour, finesse, et un œil neuf, personnel. Il devait croire qu’écrire un dictionnaire ferait que personne ne lirait son œuvre en entier, et bien c’est raté. Et là où il est pédagogue, c’est quand il répète les mêmes choses pour bien faire comprendre qu’il est anticonformiste ; son leitmotiv : la fiction est vraie. Allons, soyons honnête, il s’excuse de ses redites.</p>
<p style="text-align: justify">Ah, ces créatifs (Dantzig a publié plusieurs romans et recueils de poèmes) ! Ils s’interdisent toute admiration trop marquée, de peur d’oblitérer leur propre génie. Son expression favorite est « ça n’est pas mal ». Il doit croire que cela lui donne un air détaché. Cela contribue surtout à faire « entendre sa voix », comme il dirait : Dantzig nous parle. Amen. Quand on dit qu’il s’interdit l’admiration, c’est-à-dire que tous les écrivains classiques trouvent toujours à ses yeux de quoi être critiqués. On l’imagine refermer un livre : « oui, mais quand même. » Il fronce un peu le nez. Il a <em>envie</em> qu’un truc cloche. Tandis que Joseph de Maistre, Mathurin Régnier, Jean de la Ville de Mirmont, ah, eux… Il doit se dire que ceux-ci sont trop peu connus pour qu’on leur adresse en plus des reproches. Alors son éloge est sans nuance, car X est au fond un bien meilleur écrivain que Proust, dont l’humour n’est pas toujours « de bon goût ». Qui aime bien châtie bien, et Dantzig a ses têtes : Proust, Laforgue surtout.</p>
<p style="text-align: justify">Rendons à Charles Dantzig ce qui lui est dû : il est très drôle, parfois malgré lui, quand il abuse des images (Léon Bloy : « au fond de son Luna Park mystique, tout petit, moustachu, les yeux rouges, il remue les bras derrière son comptoir ») ; quand il va à la ligne pour nous asséner un aphorisme (pas toujours) bien senti (« le plus simple est d’avoir du génie ») voire un poncif (« les images sont des sentiments). Oui, parfois il énerve. Un petit air de « j’ai tout compris ». Mais comment ne pas se plaindre de la médiocrité ambiante quand on est un être aussi cultivé que Dantzig ? Pour être honnête, on ne peut pas dire qu’il en fasse l’étalage plus que de raison. Seulement parfois, ses références s’adressent à lui-même (« Jean-Paul Sartre avait une petite voix pincée de présentateur d’actualités cinématographiques d’avant-guerre ») et on devine qu’il s’en frappe les cuisses. Aragon, au-delà des dix premières pages d’<em>Aurélien</em> ? « Diderot vire à Romain Rolland ». Mais à qui s’adresse ce glissement ? Chez Dantzig, les choses ne sont pas « comme », ni ne « ressemblent à » : les choses <em>sont</em>. Au fond, Voltaire <em>est</em> Maurice Sachs, Madame de Lafayette <em>est</em> François Villon, il suffit de regarder d’un certain angle. Dantzig court en rond, il voit tous les angles.</p>
<p style="text-align: justify">On apprécie les allusions à son propre cas, souvent assez enlevées, même si elles ne manquent pas de rappeler qu’il savourait Verlaine dans le texte à un âge où vos enfants lisent <em>Astrapi</em>. Mais Verlaine, ça n’est pas mal. Lisons Dantzig pour sa lucidité : « Mettons que le roman soit un abat-jour. Il se trouvera toujours un Français pour lui reprocher de ne pas être une banane. »</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Charles Dantzig, <em>Dictionnaire égoïste de la littérature française</em>, 1 147 pages, Le Livre de poche.</p>
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		<title>L&#8217;Horizon</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 11:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Bénech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>

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		<description><![CDATA[« C’est là qu’on voit que Modiano aime beaucoup le romanesque », pharmacy  disait Bernard Pivot en 1984 dans son émission Apostrophes, cialis  au moment de la sortie en librairie de Quartier Perdu. À cette époque, cialis  on se permettait encore l’erreur d’écrire « Mondiano » dans sa bibliographie en fin d’ouvrage et de parler du livre « Les Boulevards de la ceinture » au lieu des fameux Boulevards de ceinture. Près de vingt-cinq ans après, l’auteur n’a pas changé : Modiano fuit toujours autant les interviews et les télévisions, à part celles de quelques journalistes qui ont ses faveurs. Sauf qu’il est à présent une véritable star, autant qu’une énigme dans le paysage littéraire français ; rares sont encore ceux qui le confondent avec Modigliani ou le photographe Jean-Baptiste Mondino. Le 4 mars 2010, son nouveau roman L’Horizon sortait dans toutes les librairies. Patrick Modiano, nous avait prévenu Gallimard, y raconte l’histoire tissée entre Paris et Berlin d’un homme, Jean Bosmans, qui note dans un carnet des souvenirs de jeunesse et tente de retrouver une femme. De Berlin pourtant, point, à part les quelques dernières pages. En revanche, il est question de la Suisse.
La plupart des critiques se sont plu à dire que Modiano s’intéressait dans L’Horizon à « ce qui aurait pu être, mais qui n’avait pas été ». En vérité, c’est presque attribuer trop de « sujet » à Modiano, dans un livre qui est tellement Modiano que l’intrigue a peu d’importance, somme toute : on y aime l’atmosphère créée. Car on suppose cet auteur peu enclin à se pencher sur des livres théoriques qui traitent du réalisme modal… Quoique ? Peut-être s’est-il – comme son personnage Jean Bosmans qui travaille dans une librairie ésotérique, réplique de la librairie Véga de Dans le Café de la jeunesse perdue – intéressé à l’occultisme, à l’astronomie ? Il appert que les allusions à cette problématique modale restent marginales, secondaires, et on en viendrait presque à croire que l’auteur les a insérées pour donner aux journalistes quelque viande à croquer – lui qui a si peur de déranger.
Difficile, chez Modiano, de parler de personnages ; tous sont plus ou moins des avatars de l’auteur, même les personnages féminins. Dans L’Horizon, on sourit lorsque l’on lit que Bosmans « a écrit plus d’une vingtaine de livres » et lorsqu’on voit ce genre de tours de passe-passe : « Bosmans avait encore pensé que le destin insiste quelquefois. » Suivez mon regard. À ce sujet, il est intéressant de noter que c’est véritablement le premier roman de Modiano écrit à la troisième personne du singulier. Les habitués pourront en être dérangés, voire refermer le livre abruptement en trouvant que la « petite musique » en a pris un coup. Car ceux-ci pourront avoir, au début, du mal à accepter l’illusion. Cette écriture un peu mensongère se révèle par de légers lapsus calami à la fin du roman : il arrive que tout à coup, le récit passe à la première personne. Mais évitons les termes psychanalytiques : Modiano refuse la cure, « ce serait comme si on réveillait un somnambule », explique-t-il. Il avoue avoir écrit son roman par parties puis avoir recollé les morceaux, avec de la colle invisible. Avouons-le lui, on voit un peu les soudures, mais elles tiennent. Nous savons que les sauts dans le temps lui sont caractéristiques.
Oui, il est difficile de juger une nouvelle facette de la « petite musique » ultracélèbre, à telle enseigne que l’on pourra penser au début du livre à une sorte d’autopastiche de Modiano, une parodie absurde. Puis, à y regarder de plus près, on comprend que L’Horizon est la juste continuité d’une œuvre toujours en marche, qu’il est tout bonnement modianesque : bagages pas défaits, trio autoritaire et fantomatique, discours direct libre (que définissent comme barbarisme les mêmes universitaires qui encensent Modiano), filatures, cahier de moleskine, plus-que-parfait intangible, rencontres absurdes notamment avec les figures hyperboliques des parents – dont une mère gonflée, poussée à l’extrême -, et les tropes qu’on ne comprend pas (« l’homme vêtu de noir dont on hésitait à dire s’il avait l’allure d’un prêtre défroqué ou d’un faux torero »). Pour tout cela, on lira avec plaisir L’Horizon.

Patrick Modiano, L’Horizon, 174 pages, Gallimard.

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« C’<a href="/wp-content/files/2010/04/L-horizon-de-Patrick-Modiano.jpg"><img class="alignleft size-medium  wp-image-5257" title="L'horizon-Patrick-Modiano" src="/wp-content/files/2010/04/L-horizon-de-Patrick-Modiano-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>est là qu’on voit que Modiano aime beaucoup le romanesque », <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pharmacy</a>  disait Bernard Pivot en 1984 dans son émission <em>Apostrophes</em>, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  au moment de la sortie en librairie de <em>Quartier Perdu</em>. À cette époque, <a href="http://buycialisonlinefree.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  on se permettait encore l’erreur d’écrire « Mondiano » dans sa bibliographie en fin d’ouvrage et de parler du livre « Les Boulevards de la ceinture » au lieu des fameux <em>Boulevards de ceinture</em>. Près de vingt-cinq ans après, l’auteur n’a pas changé : Modiano fuit toujours autant les interviews et les télévisions, à part celles de quelques journalistes qui ont ses faveurs. Sauf qu’il est à présent une véritable star, autant qu’une énigme dans le paysage littéraire français ; rares sont encore ceux qui le confondent avec Modigliani ou le photographe Jean-Baptiste Mondino. Le 4 mars 2010, son nouveau roman <em>L’Horizon </em>sortait dans toutes les librairies. Patrick Modiano, nous avait prévenu Gallimard, y raconte l’histoire tissée entre Paris et Berlin d’un homme, Jean Bosmans, qui note dans un carnet des souvenirs de jeunesse et tente de retrouver une femme. De Berlin pourtant, point, à part les quelques dernières pages. En revanche, il est question de la Suisse.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des critiques se sont plu à dire que Modiano s’intéressait dans <em>L’Horizon</em> à « ce qui aurait pu être, mais qui n’avait pas été ». En vérité, c’est presque attribuer trop de « sujet » à Modiano, dans un livre qui est tellement Modiano que l’intrigue a peu d’importance, somme toute : on y aime l’atmosphère créée. Car on suppose cet auteur peu enclin à se pencher sur des livres théoriques qui traitent du réalisme modal… Quoique ? Peut-être s’est-il – comme son personnage Jean Bosmans qui travaille dans une librairie ésotérique, réplique de la librairie Véga de <em>Dans le Café de la jeunesse perdue</em> – intéressé à l’occultisme, à l’astronomie ? Il appert que les allusions à cette problématique modale restent marginales, secondaires, et on en viendrait presque à croire que l’auteur les a insérées pour donner aux journalistes quelque viande à croquer – lui qui a si peur de déranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile, chez Modiano, de parler de personnages ; tous sont plus ou moins des avatars de l’auteur, même les personnages féminins. Dans <em>L’Horizon</em>, on sourit lorsque l’on lit que Bosmans « a écrit plus d’une vingtaine de livres » et lorsqu’on voit ce genre de tours de passe-passe : « Bosmans avait encore pensé que le destin insiste quelquefois. » Suivez mon regard. À ce sujet, il est intéressant de noter que c’est véritablement le premier roman de Modiano écrit à la troisième personne du singulier. Les habitués pourront en être dérangés, voire refermer le livre abruptement en trouvant que la « petite musique » en a pris un coup. Car ceux-ci pourront avoir, au début, du mal à accepter l’illusion. Cette écriture un peu mensongère se révèle par de légers lapsus calami à la fin du roman : il arrive que tout à coup, le récit passe à la première personne. Mais évitons les termes psychanalytiques : Modiano refuse la cure, « ce serait comme si on réveillait un somnambule », explique-t-il. Il avoue avoir écrit son roman par parties puis avoir recollé les morceaux, avec de la colle invisible. Avouons-le lui, on voit un peu les soudures, mais elles tiennent. Nous savons que les sauts dans le temps lui sont caractéristiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, il est difficile de juger une nouvelle facette de la « petite musique » ultracélèbre, à telle enseigne que l’on pourra penser au début du livre à une sorte d’autopastiche de Modiano, une parodie absurde. Puis, à y regarder de plus près, on comprend que <em>L’Horizon</em> est la juste continuité d’une œuvre toujours en marche, qu’il est tout bonnement modianesque : bagages pas défaits, trio autoritaire et fantomatique, discours direct libre (que définissent comme barbarisme les mêmes universitaires qui encensent Modiano), filatures, cahier de moleskine, plus-que-parfait intangible, rencontres absurdes notamment avec les figures hyperboliques des parents – dont une mère gonflée, poussée à l’extrême -, et les tropes qu’on ne comprend pas (« l’homme vêtu de noir dont on hésitait à dire s’il avait l’allure d’un prêtre défroqué ou d’un faux torero »). Pour tout cela, on lira avec plaisir <em>L’Horizon</em>.</p>
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<p style="text-align: justify;">Patrick Modiano, <em>L’Horizon</em>, 174 pages, Gallimard.</p>
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		<title>(Italiano) (English) Flying South</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hackney bird</dc:creator>
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		<title>Philoctète, une pièce obscure et inégale.</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 06:58:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
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<dl id="attachment_4756" class="wp-caption alignleft" style="width: 213px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-4756" title="Philoctète" src="/wp-content/files/2010/01/philoctete_theatre_fiche_spectacle_une-203x300.jpg" alt="Philoctète, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">sovaldi</a>  Heiner Müller, Théâtre des Abbesses&nbsp;&raquo; width=&nbsp;&raquo;203&#8243; height=&nbsp;&raquo;300&#8243; /></dt>
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<p style="text-align: justify;">Philoctète, brillant guerrier a en sa possession les flèches d&#8217;Héraclès. Cependant suite à une blessure au pied qui suppure et le fait crier, il est abandonné sur l&#8217;île de Lemnos. Mais au bout de dix ans, la guerre de Troyes n&#8217;est toujours pas achevée, les grecs apprennent que sans les armes d&#8217;Héraclès ils ne pourront vaincre les troyens. La pièce s&#8217;ouvre sur cet épisode, Ulysse (Marc Berman) et  Néoptolème (Marc Barbé) se rendent sur Lemnos pour ramener si ce n&#8217;est Philoctète (Maurice Bénichou) du moins ses armes. Les trois personnages se haïssent pour diverses raisons. Ulysse va donc avoir recours à la ruse pour arriver à ses fins, il envoie Néoptolème, fils d&#8217;Achille, convaincre Philoctète. Néoptolème est trop jeune pour avoir participé à l&#8217;humiliation de Philoctète. Philoctète finit par lui confier les armes, mais Néoptolème lui avoue ses mensonges.</p>
<p style="text-align: justify;">La pièce d&#8217;Heiner Müller s&#8217;écarte ici de la version antique de Sophocle. Il supprime l&#8217;intervention des dieux et achève la pièce dans le sang. De fait Philoctète meurt assassiné tandis qu&#8217;Ulysse et Néoptolème reprennent la mer.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Scène vide, un dispositif en pente, rectangulaire avec au centre une trappe. Ce dispositif symbolise le rocher dans lequel Philoctète a élu domicile. Il peut également représenter l&#8217;île, dans sa dimension limitée. Philoctète est en marge de l&#8217;humanité il est retourné à un état sauvage, primitif, de plus avec sa blessure au pied il ne peut plus vraiment se déplacer comme un homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Une mauvaise acoustique crée des difficultés à saisir un texte beau, certes, mais obscur. Les trois comédiens qui s&#8217;agitent dans la pénombre, la scène est rarement bien éclairé, ont du mal à nous faire adhérer à leur cause. L&#8217;impression que rien ne se passe demeure et persiste, même une fois le rideau retombé.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Philoctète, de Heiner Müller</p>
<p style="text-align: justify;">Mise en scène : Jean Jourdheuil, assisté de Youness Anzane</p>
<p style="text-align: justify;">Théâtre des Abbesses</p>
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