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	<title>The Tamarind &#187; Attualità</title>
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		<title>L’observatrice du neuvième</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
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		<description><![CDATA[
Rencontre avec Katia Kermoal, stuff  rédactrice éditrice du Daily Neuvième. 
Katia Kermoal est un personnage atypique, purchase  aux drôles de lunettes rondes, comme on aime en rencontrer. Rédactrice et éditrice du Daily Neuvième, elle dégage une bonne humeur et un enthousiasme contagieux. Journaliste par la force des choses, elle s&#8217;est autoproclamée observatrice du IXe arrondissement parisien.
L&#8217;actu au coin de la rue
Il y a un an et demi, Katia créait le Daily Neuvième, un journal de la rue, le quotidien du IXe arrondissement, sur le web. « J&#8217;habite Paris depuis bien longtemps, le IXe depuis quatorze ans déjà et après tant d&#8217;années, je suis partie d&#8217;un constat ; quel intérêt de connaître l&#8217;actualité du bout du monde si on ne sait pas ce qui se passe au coin de sa rue ? Les gens ont envie de connaître leur quartier mais il faut pousser les portes à leur place. Moi c&#8217;est mon rôle de journaliste. Je pousse les portes. » Ce sont des rubriques ordinaires, de l&#8217;immobilier à la politique du quartier, de la gastronomie aux expos, mais ponctuées de détails, de photos et d&#8217;actualités au plus près du quotidien de chacun. D&#8217;autres plus fantaisistes on fleuri au fur et à mesure, « l&#8217;insolite » pour sourire, « Les métiers du 9e»  pour la touche tradition, « le IXe vu de nos fenêtres » qui fait appel aux habitants, pour profiter d&#8217;un autre regard. Et bien sûr, « les tests de la semaine » qui mettent à l&#8217;épreuve les sandwiches, glaces ou cordonniers du quartier. Comme repère, les fameuses lunettes rondes sont toujours là, comme pour dire « J&#8217;ai vu à votre place ! ».
Une démarche purement journalistique
Rapidement, le Daily Neuvième est devenu une occupation principale. Avec audace et curiosité, Katia œuvre seule. « Je ne raconte pas ma vie, mon IXe, mais celui des autres. C&#8217;est beaucoup plus intéressant, moins égocentrique ». Si elle n&#8217;a pas une formation de journaliste à la base, elle en a la démarche pure, le regard acéré, la folie douce, la rigueur professionnelle. « Je n&#8217;écris pas un blog-carnet intime mais un véritable journal hyper-local, près de mes lecteurs. L&#8217;écriture journalistique oblige à beaucoup de rigueur et d&#8217;énergie. J&#8217;aime suivre l&#8217;actualité, voir de quelle façon elle impacte le IXe. Pendant les élections, je n&#8217;étais pas dans les meetings mais je faisais le portrait d&#8217;européens habitant le quartier. » Comme elle le dit elle même, « le rythme du quotidien oblige à une réactivité maximale.  Lorsque j&#8217;écris chez moi, si j&#8217;entends un bruit dans la rue, ni une ni deux je sors, avec mon appareil photo ! A coup sur, c&#8217;est une manifestation, un accident, une fête, il faut que j&#8217;y sois ! » 
« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter »
Si on ne donnait pas cher de sa peau, le Daily Neuvième tient le rythme et a su trouver sa place dans le quartier. Katia s&#8217;est aussi fait un nom. Le IXe est central, il compte près de 60 000 habitants, parmi lesquels une majorité de lectrices qui suivent le Daily Neuvième. Les femmes sont prescriptrices, ce sont elles qui consomment et créent le contact. « De plus j&#8217;ai un échange très différent, beaucoup plus simple, avec elles » souligne Katia. « J&#8217;aurai toujours des choses à raconter car je n&#8217;ai pas fini de découvrir Paris. Tout change aussi selon les heures, avec ceux qui travaillent, et ceux qui vivent dans le quartier. La ville est constamment en un mouvement qu&#8217;il faut savoir saisir », affirme-t-elle. Et c&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur, l&#8217;incarnation du métier de journaliste.
Le site : http://www.dailyneuvieme.com


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			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 	 	 --></p>
<p align="justify"><em><img class="alignleft size-medium wp-image-4333" src="/wp-content/files/2009/10/katia_kermoal-300x235.jpg" alt="katia_kermoal" width="300" height="235" />Rencontre avec Katia Kermoal, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">stuff</a>  rédactrice éditrice du Daily Neuvième. </em></p>
<p align="justify">Katia Kermoal est un personnage atypique, <a href="http://viagracoupongeneric.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">purchase</a>  aux drôles de lunettes rondes, comme on aime en rencontrer. Rédactrice et éditrice du<em> Daily Neuvième, </em>elle dégage une<em> </em>bonne humeur et un enthousiasme contagieux. Journaliste par la force des choses, elle s&#8217;est autoproclamée observatrice du IX<sup>e </sup>arrondissement parisien.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;actu au coin de la rue</strong></p>
<p align="justify">Il y a un an et demi, Katia créait <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em>, un journal de la rue, le quotidien du IX<sup>e</sup> arrondissement, sur le web. <em>« J&#8217;habite Paris depuis bien longtemps, le IX</em><sup>e</sup><em> depuis quatorze ans déjà et après tant d&#8217;années, je suis partie d&#8217;un constat ; quel intérêt de connaître l&#8217;actualité du bout du monde si on ne sait pas ce qui se passe au coin de sa rue ? Les gens ont envie de connaître leur quartier mais il faut pousser les portes à leur place. Moi c&#8217;est mon rôle de journaliste. Je pousse les portes. » </em>Ce sont des rubriques ordinaires, de l&#8217;immobilier à la politique du quartier, de la gastronomie aux expos, mais ponctuées de détails, de photos et d&#8217;actualités au plus près du quotidien de chacun. D&#8217;autres plus fantaisistes on fleuri au fur et à mesure, « l&#8217;insolite » pour sourire, « Les métiers du 9<sup>e</sup>»  pour la touche tradition, « le IX<sup>e</sup> vu de nos fenêtres » qui fait appel aux habitants, pour profiter d&#8217;un autre regard. Et bien sûr, « les tests de la semaine » qui mettent à l&#8217;épreuve les sandwiches, glaces ou cordonniers du quartier. Comme repère, les fameuses lunettes rondes sont toujours là, comme pour dire « J&#8217;ai vu à votre place ! ».</p>
<p align="justify"><strong>Une démarche purement journalistique</strong></p>
<p align="justify">Rapidement, <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em> est devenu une occupation principale. Avec audace et curiosité, Katia œuvre seule. <em>« Je ne raconte pas ma vie, mon IX</em><sup>e</sup><em>, mais celui des autres. C&#8217;est beaucoup plus intéressant, moins égocentrique ». </em>Si elle n&#8217;a pas une formation de journaliste à la base, elle en a la démarche pure, le regard acéré, la folie douce, la rigueur professionnelle. <em>« Je n&#8217;écris pas un blog-carnet intime mais un véritable journal hyper-local, près de mes lecteurs. L&#8217;écriture journalistique oblige à beaucoup de rigueur et d&#8217;énergie. J&#8217;aime suivre l&#8217;actualité, voir de quelle façon elle impacte le IX</em><sup>e</sup><em>. Pendant les élections, je n&#8217;étais pas dans les meetings mais je faisais le portrait d&#8217;européens habitant le quartier. » </em>Comme elle le dit elle même,<em> « le rythme du quotidien oblige à une réactivité maximale.  Lorsque j&#8217;écris chez moi, si j&#8217;entends un bruit dans la rue, ni une ni deux je sors, avec mon appareil photo ! A coup sur, c&#8217;est une manifestation, un accident, une fête, il faut que j&#8217;y sois ! » </em></p>
<p align="justify"><em><strong>« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter »</strong></em></p>
<p align="justify">Si on ne donnait pas cher de sa peau, <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em> tient le rythme et a su trouver sa place dans le quartier. Katia s&#8217;est aussi fait un nom. Le IX<sup>e</sup> est central, il compte près de 60 000 habitants, parmi lesquels une majorité de lectrices qui suivent <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em>. Les femmes sont prescriptrices, ce sont elles qui consomment et créent le contact. « <em>De plus j&#8217;ai un échange très différent, beaucoup plus simple, avec elles </em>» souligne Katia. <em>« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter car je n&#8217;ai pas fini de découvrir Paris. Tout change aussi selon les heures, avec ceux qui travaillent, et ceux qui vivent dans le quartier. La ville est constamment en un mouvement qu&#8217;il faut savoir saisir », </em>affirme-t-elle<em>.</em> Et c&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur, l&#8217;incarnation du métier de journaliste.</p>
<p align="justify"><strong>Le site : </strong><em>http://www.dailyneuvieme.com</em></p>
<p align="justify"><strong><br />
</strong></p>
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		<title>Voyage pittoresque, découverte éclectique : portrait d’un Paris insolite</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[città]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
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		<category><![CDATA[viaggiatori]]></category>

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		<description><![CDATA[
Maroc, thumb  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.
Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.
Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.
Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.
Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;
Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums», boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.
En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un couvre tête blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.
Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.
Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13ème arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.
Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.
Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-3601" title="Les nouveaux Paris" src="/wp-content/files/2009/07/les-nouveaux-paris1.jpg" alt="Les nouveaux Paris" width="230" height="230" /></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Maroc, <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">thumb</a>  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-style: normal;">Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « <em>Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums»,</em> boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.</p>
<p style="text-align: justify;">En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un <span style="color: #000000;">couvre tête</span> blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13<sup>ème</sup> arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Etes vous prêts à plonger au cœur de la foret de Brocéliande ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 06:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>
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<dl id="attachment_4740" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-medium wp-image-4740" title="La légende du roi Arthur - BNF" src="/wp-content/files/2010/01/getattachmentaspx-199x300.jpg" alt="Vincent de Beauvais, <a href="http://viagracoupongeneric.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">patient</a>  Miroir Historial, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">thumb</a>  traduit par Jean de Vignay. Combat d’Arthur et du géant du Mont-Saint- Michel Bruges, vers 1455. Provenance : Louis de Bruges BnF, département des Manuscrits&nbsp;&raquo; width=&nbsp;&raquo;199&#8243; height=&nbsp;&raquo;300&#8243; /></dt>
</dl>
</div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Non il ne s’agit pas d’un film d’action sur la légende du roi Arthur mais d’une remarquable exposition qui se tient à la BNF jusqu’au 24 janvier. La légende du roi Arthur fait partie du fond culturel européen. Elle ne cesse d’inspirer le cinéma, comme le rappellent les supports vidéo à l’entrée de l’expo qui diffusent des extraits de Kaamelot, la série humoristique à succès ou de Merlin l’enchanteur, le dessin animée de Disney. À force d’être réécrite ou déformée par le prisme des multiples réinterprétations et adaptations, les détails de la légende sont souvent mal connus.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Cette exposition retrace la légende d’Arthur, les histoires qui la composent ainsi que son évolution chronologique (des sources de la légende à la littérature), mais également les questions et les thématiques sous-jacentes. Elle se révèle étonnement riche et complexe. En effet de multiples illustrations allant de parchemins médiévaux, illustrés d’enluminures aux couleurs vives, aux petits objets de la vie quotidienne, des médaillons par exemple, en passant par des ustensiles médiévaux comme un  chaudron celtique (prototype du Graal ?) cousin de celui dans lequel Panoramix prépare sa fameuse potion magique. On  retrouve également des objets anecdotiques tel l’accessoire qui servait de Graal pour la création de<em> Parsifal</em> de Richard Wagner à l’Opéra de Paris en 1914. Les œuvres picturales illustrant la légende arthurienne ou le mythe de Tristan et Yseult sont également nombreuses. L’exposition propose aussi des supports audio et vidéo. Ainsi des passages des œuvres sont lus et peuvent donc être écoutés. A la pointe de la modernité le multimédia n’est pas oublié : des ordinateurs permettent des activités interactives avec les manuscrits.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">L’exposition suit un chemin tortueux à travers la forêt. Les objets sortent du sol comme des arbres ou des rochers. Suivez le tracé du sentier caillouteux sans vous perdre sous les bannières bleu nuit imitant le ciel et les branches, multiples comme les ramifications à la légende. Un livret destiné aux enfants mais envié par les adultes est disponible à l’entrée, il fixe des étapes dans l’exposition pour en faire le tour et découvrir la légende arthurienne.<br />
A la sortie tandis que certains sont assis écoutant de la musique, allant d’airs d’Opéra à des chants paillards tel « Les chevaliers de la Table Ronde » (Oh oui oui oui !), d’autres essayent de retirer Escalibur de la pierre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Dépêchez vous de visitez cette exposition complète et remarquablement bien illustrée, qui plus est de manière ludique et interactive.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Pour les retardataires ou les frileux, le site de l’expo est tout simplement époustouflant !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">http://expositions.bnf.fr/arthur/</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="text-decoration: underline;">Exposition jusqu&#8217;au 24 janvier 2010</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Bibliothèque nationale de France<br />
Quai François-Mauriac, Paris XIIIe</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mettre en scène Hamlet de Shakespeare, une tâche commune et banale ?</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 22:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Teatro]]></category>

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		<description><![CDATA[

Certes Hamlet est une des pièces les plus jouée de Shakespeare, viagra  mais transformer l’Odéon en cabaret est sous doute inédit.
Pour l’occasion des petites tables rondes ont été installées dans la salle jusque sur la scène. Le public fait donc déjà partie du spectacle. Ils recevront au cours de la pièce est de ses 270 minutes des tracts, à boire et à manger.
La scène est découpée en trois espace, coté jardin une estrade surmontée d’une grosse coquille saint jacques contient un orchestre, elle pivotera pour faire place à une scène de petit théâtre, c’est là que joueront les comédiens invités par Hamlet. Un peu derrière se trouve un support d’affichage qui peut s’ouvrir et laisser place à une petite scène. Au centre, derrière les tables accueillant des spectateurs, un dispositif rond, comme une scène de cabaret ou de théâtre, avec ses décors, ses lumières, permet un autre espace scénique. Coté cour une poubelle, ou décharge. 
Une fois les lumières éteintes, le spectacle est lancé et c’est parti pour 4h30 d’un tourbillon de musique et de lumières. En effet la pièce est rythmée par des passages célèbres repris par la troupe sur des airs populaires. Le passage connu de « to be or not to be » est très attendu. Il est à la fois repris avec entrain par la troupe qui chante à tue-tête un « tube », mais également, par Hamlet qui se retrouve dans les gradins avec une petite lumière, la seule de la salle, à murmurer son texte au public, un grand écran est installé en face afin que tous les spectateurs puissent profiter de ce moment d’intimité, puis Hamlet sur scène debout lance son texte au public.
La longueur de la pièce n’enlève rien à son charme. On est captivé du début à la fin et si certains moments sont plus difficile à suivre, notamment au niveau de l’acoustique ou de l’élocution de certains acteurs, les passages chantés, les jeux de lumière et l’humour de la mise en scène nous tiennent éveillés et attentifs jusqu’à ce que les lumières se rallument.

Hamlet Cabaret
Mis en scène par Matthias Langhoff

Théâtre de l&#8217;Odéon
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY">
<div id="attachment_4729" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4729" title="Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon" src="/wp-content/files/2010/01/_hamlet1-300x200.jpg" alt="Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon</p></div>
<p>Certes Hamlet est une des pièces les plus jouée de Shakespeare, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" title="viagra" style="text-decoration:none;color:#676c6c">viagra</a>  mais transformer l’Odéon en cabaret est sous doute inédit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Pour l’occasion des petites tables rondes ont été installées dans la salle jusque sur la scène. Le public fait donc déjà partie du spectacle. Ils recevront au cours de la pièce est de ses 270 minutes des tracts, à boire et à manger.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">La scène est découpée en trois espace, coté jardin une estrade surmontée d’une grosse coquille saint jacques contient un orchestre, elle pivotera pour faire place à une scène de petit théâtre, c’est là que joueront les comédiens invités par Hamlet. Un peu derrière se trouve un support d’affichage qui peut s’ouvrir et laisser place à une petite scène. Au centre, derrière les tables accueillant des spectateurs, un dispositif rond, comme une scène de cabaret ou de théâtre, avec ses décors, ses lumières, permet un autre espace scénique. Coté cour une poubelle, ou décharge. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Une fois les lumières éteintes, le spectacle est lancé et c’est parti pour 4h30 d’un tourbillon de musique et de lumières. En effet la pièce est rythmée par des passages célèbres repris par la troupe sur des airs populaires. Le passage connu de « to be or not to be » est très attendu. Il est à la fois repris avec entrain par la troupe qui chante à tue-tête un « tube », mais également, par Hamlet qui se retrouve dans les gradins avec une petite lumière, la seule de la salle, à murmurer son texte au public, un grand écran est installé en face afin que tous les spectateurs puissent profiter de ce moment d’intimité, puis Hamlet sur scène debout lance son texte au public.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">La longueur de la pièce n’enlève rien à son charme. On est captivé du début à la fin et si certains moments sont plus difficile à suivre, notamment au niveau de l’acoustique ou de l’élocution de certains acteurs, les passages chantés, les jeux de lumière et l’humour de la mise en scène nous tiennent éveillés et attentifs jusqu’à ce que les lumières se rallument.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Hamlet Cabaret</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Mis en scène par Matthias Langhoff<br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Théâtre de l&#8217;Odéon</span></p>
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		<title>Au revoir Monsieur Rohmer</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/11/goodbye-monsieur-rohmer/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giovanni Biglino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Vague]]></category>
		<category><![CDATA[Rohmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.
Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.
Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).
Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).
Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).
De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).
Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.
Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4699" title="rohmer-conte-dete1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.</p>
<p style="text-align: justify;">Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré <a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4700" title="rohmer-collectionneuse1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a>par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).</p>
<p style="text-align: justify;">De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).<br />
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4698" title="rohmer-ma-nuit-chez-maud" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  Melvil Poupaud dans le Conte D&#8217;été.</p>
<p style="text-align: justify;">En général la force du cinéma de Rohmer repose sur sa délicatesse. La  capacité de retracer la fragilité d&#8217;une relation, l&#8217;intensité d&#8217;une  impulsion, la complexité d&#8217;un doute. Souvent entrelacés avec les  mouvements du corps (le directeur très observateur, les acteurs très  raffiné), les sentiments sont les vrais acteurs des débats moraux, des  comédies et des proverbes, des saisons de la vie (un été passionné, un  automne mélancolique finissant avec un sourire). Un film de Rohmer peut  être ironique, humoristique, subtilement triste, manifestement intime –  mais toujours, cependant, profondément humain.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Meurtre au muséum !</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/03/meurtre-au-museum/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 17:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[criminalità]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[divulgazione scientifica]]></category>
		<category><![CDATA[Eventi]]></category>
		<category><![CDATA[mostre]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ce matin à neuf heures mon téléphone sonne. Un meurtre a été commis au musée. Le directeur a été assassiné. Aussitôt je me rend sur les lieux du crime : le bureau du directeur. Tout a été laissé en place. Le directeur est étendu mort, nurse  un revolver près de sa main gauche. La thèse du suicide ne me parait pas la plus évidente. Il s’agit assurément d’un meurtre. Je remarque avant de quitter le bureau la présence de gâteaux sur le bureau du directeur, il a donc pris un dernier repas, un dernier thé avant d’être assassiné. Mon équipe a tout de suite réuni les six suspects : un taxidermiste, la secrétaire, un brocanteur, la femme de ménage, un directeur d’un muséum étranger en visite professionnelle et le concierge comptable sont les derniers à avoir vu le directeur en vie. Pendant leurs interrogatoires je file au labo. Sur place j’apprend grâce au légiste que le directeur est mort vendredi soir d’une hémorragie, et l’entomologie criminelle me précise grâce aux vers que l’heure de la mort est comprise entre 16h et 20h. Les traces de dents dans les gâteaux attestent de la présence dans le bureau vendredi dans l’après midi du comptable concierge, du taxidermiste et du directeur visiteur. Les traces digitales du taxidermiste et du directeur visiteur sont bien sur le verre et la tasse présents aussi sur le bureau. A la balistique j’apprend que le directeur n’a pas de poudre sur les mains ce n’est donc pas lui qui a tiré : il s’agit bien d’un meurtre. Rapidement les résultats des traces biologiques et d’ADN ainsi que les prélèvements des fibres et microfibres me permettent de raccourcir ma liste de suspects. J’avance à grand pas dans cette enquête. Après le visionnage des interrogatoires je suis sûre de savoir qui est le coupable. Une fois l’accusation lancée, j’ai la confirmation du mobile et la résolution de l’énigme. Enchantée je sors de la Villette et quitte crim’expo.
Pour découvrir qui a tué le directeur, filez à la cité des sciences et de l’industrie à la villette voir crim’expo, une enquête dont vous êtes le héros !


Crim’expo
Jusqu’au 3 janvier 2010
Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie
30, avenue Corentin-Cariou
75019 Paris.
www.cite-sciences.fr
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<div id="attachment_4672" class="wp-caption alignleft" style="width: 180px"><img class="size-full wp-image-4672" title="crimexpo" src="/wp-content/files/2010/01/crimexpo.jpg" alt="© CSI" width="170" height="128" /><p class="wp-caption-text">© CSI</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Ce matin à neuf heures mon téléphone sonne. Un meurtre a été commis au musée. Le directeur a été assassiné. Aussitôt je me rend sur les lieux du crime : le bureau du directeur. Tout a été laissé en place. Le directeur est étendu mort, <a href="http://buy-levitraonline.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">nurse</a>  un revolver près de sa main gauche. La thèse du suicide ne me parait pas la plus évidente. Il s’agit assurément d’un meurtre. Je remarque avant de quitter le bureau la présence de gâteaux sur le bureau du directeur, il a donc pris un dernier repas, un dernier thé avant d’être assassiné. Mon équipe a tout de suite réuni les six suspects : un taxidermiste, la secrétaire, un brocanteur, la femme de ménage, un directeur d’un muséum étranger en visite professionnelle et le concierge comptable sont les derniers à avoir vu le directeur en vie. Pendant leurs interrogatoires je file au labo. Sur place j’apprend grâce au légiste que le directeur est mort vendredi soir d’une hémorragie, et l’entomologie criminelle me précise grâce aux vers que l’heure de la mort est comprise entre 16h et 20h. Les traces de dents dans les gâteaux attestent de la présence dans le bureau vendredi dans l’après midi du comptable concierge, du taxidermiste et du directeur visiteur. Les traces digitales du taxidermiste et du directeur visiteur sont bien sur le verre et la tasse présents aussi sur le bureau. A la balistique j’apprend que le directeur n’a pas de poudre sur les mains ce n’est donc pas lui qui a tiré : il s’agit bien d’un meurtre. Rapidement les résultats des traces biologiques et d’ADN ainsi que les prélèvements des fibres et microfibres me permettent de raccourcir ma liste de suspects. J’avance à grand pas dans cette enquête. Après le visionnage des interrogatoires je suis sûre de savoir qui est le coupable. Une fois l’accusation lancée, j’ai la confirmation du mobile et la résolution de l’énigme. Enchantée je sors de la Villette et quitte crim’expo.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Pour découvrir qui a tué le directeur, filez à la cité des sciences et de l’industrie à la villette voir crim’expo, une enquête dont vous êtes le héros !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Crim’expo</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Jusqu’au 3 janvier 2010</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Cité des Sciences et de l&#8217;Industrie</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">30, avenue Corentin-Cariou</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">75019 Paris.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.cite-sciences.fr/">www.cite-sciences.fr</a></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’artisan des vitrines Haussmann</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/l%e2%80%99artisan-des-vitrines-haussmann/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Arial, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cheap</a> sans-serif;&nbsp;&raquo;><strong></strong></span></p>
<h6 class="mceTemp">
<dl id="attachment_4518" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><span><strong><img class="size-medium wp-image-4518" title="Jean-Claude Dehix" src="/wp-content/files/2009/11/610x-300x200.jpg" alt="Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com" width="300" height="200" /></strong></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span><strong>Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com</strong></span></dd>
</dl>
</h6>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>Chaque année, à l’approche de Noël, les vitrines du boulevard Haussmann attirent une foule inconsidérée de rêveurs, grands et petits enfants. Derrière la féérie de ces vitrines, un homme, et sa toute petite équipe, qui depuis près de quarante ans donne vie aux objets les plus fous.  Pour vous, j’ai rencontré Jean-Claude Dehix. </em></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">« Je suis marionnettiste à fils. J’ai joué avec des marionnettes toute mon enfance ! Mon père était marionnettiste, dans l’univers du music-hall. Lorsqu’il a vu que le métier m’intéressait, il m’a poussé à faire du dessin industriel pour pouvoir aller plus loin. J’ai commencé à travailler avec lui, avant de prendre mon indépendance, tout comme l’a fait mon fils. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment travaillez-vous sur des vitrines comme celles du boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">La thématique m’est en général imposée par l’enseigne. Par la suite, je travaille en collaboration avec un directeur artistique, les ateliers de couture et de créateurs à qui je donne des recommandations techniques. Avec ma petite équipe, j’élabore les animations, à partir d’un mécanisme complexe qui actionne les fils de nylon qui animent les objets. A l’ atelier, il faut concevoir l’intégralité de l’animation, avant d’aller l’installer dans la vitrine en à peine plus d’une journée. J’ai avec moi une petite équipe de trois à quatre personnes dont ma propre fille. Elle est mon assistante, mon bras droit, ma main gauche…</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Avec plus de 35 ans de métier, le mouvement des objets est-il désormais une évidence ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">J’ai toujours été attirée par les bandes dessinées, les histoires de « Caroline ». Ce sont les postures des personnages qui me fascinent. Il faut être très vigilant à respecter la nature du squelette. Un genou plié à l’envers, il s’en faut de peu pour qu’un mouvement ne soit plus réaliste ! En un coup d’œil je sais voir ce qui est possible et réalisable. Sinon j’utilise une attelle de marionnettiste pour tester des mouvements. J’aime le mouvement. Le moment où l’on attache les fils et où l’on met en place les objets. Si j’ai aujourd’hui mes repères, il faut parfois y aller à tâtons et cela prends du temps. La partie mécanique est en revanche un peu rébarbative. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Tout est possible ? Tout est réalisable ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">On m’impose toujours de nouveaux défis. J’ai bien fait faire la danse du ventre à des couscoussières… Il n’y a que le rigide qui ne m’amuse pas trop. Animer des Lego ne rendrait pas grand chose. Chaque année, on avance vers des mouvements plus complexes et plus rapides. Cela entraîne une usure considérable du matériel. Cette année, les poupées russes du Printemps vont parcourir plus de 700 km en dansant ! En période d’exposition, je vérifie chaque jour l’état des fils, des mécanismes, des accessoires. C’est moi le premier spectateur. Il faut que ça me plaise et que tout soit parfait. Il paraît que je suis assez pointilleux… </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Vous travaillez pour des enseignes concurrentes. Comment arrivez vous à concilier et différencier leurs vitrines ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je crée pour le Printemps depuis 35 ans. Je m’y sens chez moi et je bénéficie d’une grande liberté ! Ils me font totalement confiance. D’un commun accord, les Galeries Lafayette ont finalement fait appel à moi, depuis vingt ans, n’ayant trouvé ailleurs un artiste ayant mes techniques et mon expérience. Je travaille dans le secret et je veille à observer deux styles bien différents dans la mise en place des vitrines et dans l’émotion. Au Printemps, il y a toujours eu beaucoup d’humour, j’y vais de ma personnalité. Aux Galeries Lafayette, c’est plus poétique, je me laisse guider davantage. Une année où je devais réaliser les vitrines des quatre grandes enseignes parisiennes (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché, Samaritaine), toutes avaient choisi le même thème. C’était incroyable ! J’ai exceptionnellement du le signaler mais toutes ont souhaité le conserver. C’était « les chats sur les toits », que j’ai donc décliné dans quatre styles. C’était superbe !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Et cette année sur le boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Les créateurs Jean-Paul Gaultier, Kenzo, Zadig et Voltaire, Marc by Marc Jacobs, Maje et Manoush ont vêtu les personnages du « Noël gourmand » des Galeries Lafayette. Le Printemps honore l’année de la Russie en France, avec de traditionnelles poupées, revisitée par Chanel et Dior. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment appréhendez-vous ce succès depuis des années, à travers le monde?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je suis ravi mais la place de l’artiste est derrière ses marionnettes. C’est là que je suis le plus à l’aise,  c’est là l’âme du marionnettiste ! Mais le plus amusant c’est encore de se fondre dans la foule devant les vitrines et d’écouter ce que disent et ressentent les gens. C’est tellement enrichissant ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>RETROUVEZ ses créations </strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Dans les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, 9e jusqu’au 31 décembre 2009.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au village de Noël de Gagny (93) du 23 novembre au 3 janvier 2010</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au parc d’attractions de la mer se sable, Ermenonville (60) </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>www.merdesable.fr</em></span></span></p>
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		<title>Consécration et hérésies de mode</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 16:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[Moda]]></category>

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		<description><![CDATA[Souvent la mode surprend, pharm  laisse coi, see  intrigue. C’est un fait. On ne l’en blâmera pas, advice  la mode est faite pour cela. On s’en délecte, on s’en amuse. Mais quel regard portons nous vraiment sur ces créations ? Quand le plaisir et l’inconscient s’en mêlent…
Allez savoir comment, grâce à la sombre alchimie de nos envies, de nos sentiments et de nos personnalités, il nous est permis d’apprécier ou de détester des pièces aux antipodes de nos goûts ordinaires. De fantasmer irrémédiablement sur quelque chose qu’on n’oserait jamais &#8211; au grand jamais &#8211; porter au quotidien, ou d’aimer à la folie une vieille chose informe, passée de mode et importable en dehors de chez soi.

Lace boots haut perchées
Aperçue sur les podiums, omniprésente dans les magazines, sur les blogs fashion-addicts, a surgi une véritable hérésie. Les boots lacées, largement  compensées ou à talons vertigineux. Traduisez par « une paire de chaussures, à mi-chemin entre les bottillons alpins, les patins à glace et les basket, affublées de talons vertigineux caoutchoutés ou d’une semelle compensée digne de talons aiguilles ». Black-out. Néant. Incompréhension totale. Jusqu’à ce qu’apparaisse, au défilé automne-hiver 2010, le modèle de chez Chloé, suivi de son pâle placebo de chez Topshop. Impressionnante métamorphose d’un monstre. La noblesse des matières et des coloris, la finesse d’une ligne, ont su faire d’un godillot infâme une divine paire de chaussures, féminines, simples et décalées, Vertigineuses et solidement ancrées sur le bitume, à donner l’envie d’aller grimper les sommets.


Fascination du pire
Etrange sensation. Est-ce donc simplement le luxe ? Une certaine classe, une excellente finesse, la pureté et la simplicité des matières, des courbes parfaites et un incessant rappel vintage. Ces chaussures, au prix indécent, jamais je n’imaginerais les acheter, encore moins les porter au quotidien. Et pourtant… Dans l’excès le plus total, leur perfection me fascine, détourne mon regard et suscite mon vif intérêt. Je vois avant tout la beauté de l’objet, son esthétique imparable. L’inquiétude me gagne. Je reluque maintenant les vitrines comme si je visitais un musée…

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4441" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><em> </em><em><img class="size-medium wp-image-4441" title="boots-chloc2ae-2" src="/wp-content/files/2009/11/boots-chloc2ae-2-200x300.jpg" alt="Boots Chloé chez www.punky-b.com" width="200" height="300" /></em><p class="wp-caption-text">Boots Chloé chez www.punky-b.com</p></div>
<p><em>Souvent la mode surprend, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pharm</a>  laisse coi, <a href="http://cialis-for-sale-safe.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">see</a>  intrigue. C’est un fait. On ne l’en blâmera pas, <a href="http://viagraonlinebuy.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">advice</a>  la mode est faite pour cela. On s’en délecte, on s’en amuse. Mais quel regard portons nous vraiment sur ces créations ? Quand le plaisir et l’inconscient s’en mêlent…</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Allez savoir comment, grâce à la sombre alchimie de nos envies, de nos sentiments et de nos personnalités, il nous est permis d’apprécier ou de détester des pièces aux antipodes de nos goûts ordinaires. De fantasmer irrémédiablement sur quelque chose qu’on n’oserait jamais &#8211; au grand jamais &#8211; porter au quotidien, ou d’aimer à la folie une vieille chose informe, passée de mode et importable en dehors de chez soi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Lace boots haut perchées</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Aperçue sur les podiums, omniprésente dans les magazines, sur les blogs fashion-addicts, a surgi une véritable hérésie. Les boots lacées, largement  compensées ou à talons vertigineux. Traduisez par <em>« une paire de chaussures, à mi-chemin entre les bottillons alpins, les patins à glace et les basket, affublées de talons vertigineux caoutchoutés ou d’une semelle compensée digne de talons aiguilles »</em>. Black-out. Néant. Incompréhension totale. Jusqu’à ce qu’apparaisse, au défilé automne-hiver 2010, le modèle de chez Chloé, suivi de son pâle placebo de chez Topshop. Impressionnante métamorphose d’un monstre. La noblesse des matières et des coloris, la finesse d’une ligne, ont su faire d’un godillot infâme une divine paire de chaussures, féminines, simples et décalées, Vertigineuses et solidement ancrées sur le bitume, à donner l’envie d’aller grimper les sommets.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Fascination du pire</strong></p>
<div id="attachment_4439" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><strong> </strong><strong><img class="size-medium wp-image-4439" title="Lacoste" src="/wp-content/files/2009/11/lacoste-300x211.jpg" alt="Boots Lacoste sur www.tendances-de-mode.com" width="300" height="211" /></strong><p class="wp-caption-text">Boots Lacoste sur www.tendances-de-mode.com</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Etrange sensation. Est-ce donc simplement le luxe ? Une certaine classe, une excellente finesse, la pureté et la simplicité des matières, des courbes parfaites et un incessant rappel vintage. Ces chaussures, au prix indécent, jamais je n’imaginerais les acheter, encore moins les porter au quotidien. Et pourtant… Dans l’excès le plus total, leur perfection me fascine, détourne mon regard et suscite mon vif intérêt. Je vois avant tout la beauté de l’objet, son esthétique imparable. L’inquiétude me gagne. Je reluque maintenant les vitrines comme si je visitais un musée…</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		<title>Entre vertige et nausées : Les enfants de Saturne, la nouvelle pièce d’Olivier Py aux Ateliers Berthier.</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 22:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Teatro]]></category>

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		<description><![CDATA[

Après avoir traversé le décor réaliste d’un bureau, malady  on prend place sur les gradins pour un tour de train fantôme ou de manège. Une fois assis, capsule  Olivier Py en Monsieur Loyal nous annonce que nous allons assister à « un monde qui meurt ».
Saturne (Bruno Sermonne), prostate  directeur de la république, journal en faillite est au seuil de la mort. Il ne voit en aucun de ses enfants la relève qu’il souhaiterait. Ni en Paul (Nazim Boudjenah), qui aime sa sœur Ans (Amira Casar), enceinte de ses œuvres, ni en Simon (Philippe Girard), veuf récent, rongé par son désir pour son fils Virgile (Matthieu Dessertine), ni même en son bâtard, Ré (Michel Fau), qui a sacrifié une main pour prouver son amour.
De l’inceste à l’homosexualité en passant par l’infanticide, Olivier Py tente de nous parler de l’amour à travers cette saga familiale, cette tragédie hystérique où le silence n’est qu’un personnage pyromane.
On peut peut-être se sentir écrasé par l’avalanche de mots et de références. Mais on peut aussi se laisser porter par la voix des acteurs et leur merveilleuse diction, sans tenter de vouloir comprendre chaque mot, mais simplement de ressentir l’émotion, de se laisser envoûter par ces mélopées. Au plaisir des oreilles s’ajoute celui des yeux. En effet, durant notre tour de manége, on ne sait qu’admirer : l’extraordinaire travail de scénographie, la lumière qui sculpte les corps en quasi-chorégraphie ou simplement la précision extrême du décor.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<div id="attachment_4341" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4341" title="enfants-de-saturne-alain-fonteray" src="/wp-content/files/2009/10/enfants-de-saturne-alain-fonteray-300x195.jpg" alt="Crédits photo - Alain Fonteroy" width="300" height="195" /><p class="wp-caption-text">Crédits photo - Alain Fonteroy</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Après avoir traversé le décor réaliste d’un bureau, <a href="http://cialis24online.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">malady</a>  on prend place sur les gradins pour un tour de train fantôme ou de manège. Une fois assis, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">capsule</a>  Olivier Py en Monsieur Loyal nous annonce que nous allons assister à « <em>un monde qui meurt</em> ».</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Saturne (Bruno Sermonne), <a href="http://sildenafil4sale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">prostate</a>  directeur de la république, journal en faillite est au seuil de la mort. Il ne voit en aucun de ses enfants la relève qu’il souhaiterait. Ni en Paul (Nazim Boudjenah), qui aime sa sœur Ans (Amira Casar), enceinte de ses œuvres, ni en Simon (Philippe Girard), veuf récent, rongé par son désir pour son fils Virgile (Matthieu Dessertine), ni même en son bâtard, Ré (Michel Fau), qui a sacrifié une main pour prouver son amour.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">De l’inceste à l’homosexualité en passant par l’infanticide, Olivier Py tente de nous parler de l’amour à travers cette saga familiale, cette tragédie hystérique où le silence n’est qu’un personnage pyromane.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">On peut peut-être se sentir écrasé par l’avalanche de mots et de références. Mais on peut aussi se laisser porter par la voix des acteurs et leur merveilleuse diction, sans tenter de vouloir comprendre chaque mot, mais simplement de ressentir l’émotion, de se laisser envoûter par ces mélopées. Au plaisir des oreilles s’ajoute celui des yeux. En effet, durant notre tour de manége, on ne sait qu’admirer : l’extraordinaire travail de scénographie, la lumière qui sculpte les corps en quasi-chorégraphie ou simplement la précision extrême du décor.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Россия in Memoriam</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/%d1%80%d0%be%d1%81%d1%81%d0%b8%d1%8f-in-memoriam/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 20:41:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laetitia Catta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[diario di viaggio]]></category>
		<category><![CDATA[Mongolia]]></category>
		<category><![CDATA[Viaggi]]></category>

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		<description><![CDATA[

Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, for sale  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. 



Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan1 regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de notre chère et regrettée URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.
On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &#171;&#160;nouveaux quartiers&#160;&#187; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.
Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire.  Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.
Ces vestiges &#171;&#160;historiques&#160;&#187; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.



1 Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;

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<p style="text-align: justify;"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-4242" title="ruines-russes 2" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes2-32-300x225.jpg" alt="ruines-russes 2" width="300" height="225" /></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">for sale</a>  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. </strong></em></p>
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<p style="text-align: justify;">Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan<sup><a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup> regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de <em>notre chère et regrettée</em> URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &laquo;&nbsp;nouveaux quartiers&nbsp;&raquo; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.</p>
<p style="text-align: justify;">Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire. <img class="alignright size-medium wp-image-4241" title="ruines-russes 1" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes1-37-225x300.jpg" alt="ruines-russes 1" width="225" height="300" /> Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces vestiges &laquo;&nbsp;historiques&nbsp;&raquo; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.</p>
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<p style="text-align: justify;"><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;</p>
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