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	<title>The Tamarind &#187; Giovanni Biglino</title>
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		<title>(Italiano) (English) Nuno Mendes: the food nomad</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 00:54:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giovanni Biglino</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nuno Mendes]]></category>
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		<title>Au revoir Monsieur Rohmer</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giovanni Biglino</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.
Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.
Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).
Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).
Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).
De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).
Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.
Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4699" title="rohmer-conte-dete1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.</p>
<p style="text-align: justify;">Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré <a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4700" title="rohmer-collectionneuse1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a>par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).</p>
<p style="text-align: justify;">De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).<br />
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4698" title="rohmer-ma-nuit-chez-maud" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  Melvil Poupaud dans le Conte D&#8217;été.</p>
<p style="text-align: justify;">En général la force du cinéma de Rohmer repose sur sa délicatesse. La  capacité de retracer la fragilité d&#8217;une relation, l&#8217;intensité d&#8217;une  impulsion, la complexité d&#8217;un doute. Souvent entrelacés avec les  mouvements du corps (le directeur très observateur, les acteurs très  raffiné), les sentiments sont les vrais acteurs des débats moraux, des  comédies et des proverbes, des saisons de la vie (un été passionné, un  automne mélancolique finissant avec un sourire). Un film de Rohmer peut  être ironique, humoristique, subtilement triste, manifestement intime –  mais toujours, cependant, profondément humain.</p>
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		<title>(Italiano) Gruppo di famiglia</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Oct 2008 09:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giovanni Biglino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Bertolucci]]></category>
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		<category><![CDATA[Fougeron]]></category>
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