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	<title>The Tamarind &#187; Laure Blanchard</title>
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		<title>Foodie or not foodie ?</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 14:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Blanchard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[UNESCO]]></category>

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		<description><![CDATA[
Au hasard de mes pérégrinations sur le site Huffington Post* je suis tombée sur un article intéressant traitant du ras-le-bol de certains américains face à la montée en puissance de la mode des foodies.
Daniel Maurer, site  l&#8217;auteur de l&#8217;article, cialis  au titre un poil provoquant, &#171;&#160;Okay, We Get It: You Don’t Like Foodies. Now Shut Up Already!&#160;&#187;**, commente et répond à un article du NYTimes où la journaliste Alexandra Jacobs*** se lamente de la diffusion de la pensée foodie, notamment auprès de personnes qui ne sont pas sensées adhérer à ce qu&#8217;elle considère un snobisme ennuyeux.
&#160;&#187; She complains that foodies are, like, everywhere — even Midwesterners are blogging about cupcakes, and even “your Republican father-in-law can pronounce ‘quinoa!’” (Aren’t Republicans just supposed to eat beating human hearts slathered in A1 sauce? How gross of them to start eating actual food and pronouncing it properly!). Worst of all, the Greenmarket is so crowded now — which, come to think of it, is the sort of complaint only an annoying foodie would have, but whatever! [...].&#160;&#187;
Il semble qu&#8217;outre-Altantique, l&#8217;alimentation, soit plus soumise à controverse que dans notre vieille Europe. Un certain snobisme, en effet, s&#8217;est développé autour de tout ce qui touche à la nourriture, au sens le plus noble du terme. Tel l&#8217;art abstrait ou la haute couture, c&#8217;est au tour de la gastronomie d&#8217;être critiquée pour son caractère élitiste, incontournable voire pédant.
Si ce que dénonce Alexandra Jacobs n&#8217;est pas sans fondement (qui n&#8217;est pas susceptible un jour d&#8217;être exaspéré par des amis à l&#8217;originalité limitée, proposant des révolutionnaire soirées macarons-champagne, des dîners syphons ou des brunchs bio bondés&#8230;), cependant, ce que dénonce à juste titre Daniel Maurer, c&#8217;est son dédain et ses à priori contre ce qu&#8217;elle considère des foodiots et des fâcheux, qui n&#8217;est qu&#8217;un autre degré de snobisme&#8230;finalement.
Alors que les autorités sont en alerte et mènent campagne contre l&#8217;obésité et les mauvaises pratiques alimentaires, n&#8217;est-il pas déplacé de se lamenter d&#8217;avoir des amis un peu trop concernés par l&#8217;alimentation et qui optent pour le &#171;&#160;fait maison&#160;&#187; ? Sans aller jusqu&#8217;à dire qu&#8217;il est normal de stigmatiser les personnes qui n&#8217;ont pas de goût pour la cuisine et se replient sur les plats préparés quand ils reçoivent, le parti pris par Alexandra Jacobs, voulant qu&#8217;un foodie qui apporte une glace faire maison au lieu d&#8217;une bonne glace industrielle est ennuyeux et met ses amis dans l&#8217;embarras, me semble tout à fait déplacé!
Ne nivelons pas par le bas ! Réjouissons-nous plutôt que l&#8217;alimentation soit revenue au centre des préoccupations, notamment auprès des jeunes qui se prêtent de plus en plus volontiers à l&#8217;exercice de la cuisine maison et de la recherche des ingrédients de qualité. Comme tout engouement, il comporte des excès et des snobismes&#8230;mais cela fait partie du jeu ! A chacun d&#8217;avoir l&#8217;intelligence de s&#8217;approprier le positif et de s&#8217;accommoder du reste !
* L&#8217;Huffington Post est un site d&#8217;informations, caisse de résonance du la bloggosphère, faisant remonter les articles les plus pertinents qui en proviennent.
** article original in Grub Street New York
*** Grass Fed-Up, NYTimes Alxandra Jacobs
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/11/alavotre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5846" title="alavotre" src="/wp-content/files/2010/11/alavotre-300x183.jpg" alt="alavotre" width="300" height="183" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au hasard de mes pérégrinations sur le site Huffington Post* je suis tombée sur un article intéressant traitant du ras-le-bol de certains américains face à la montée en puissance de la mode des foodies.</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Maurer, <a href="http://edpills-buyviagra.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">site</a>  l&#8217;auteur de l&#8217;article, <a href="http://buycialisonlinecoupon.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  au titre un poil provoquant, <a href="http://www.huffingtonpost.com/2010/11/04/foodies-new-york-times_n_779132.html" target="_blank">&laquo;&nbsp;Okay, We Get It: You Don’t Like Foodies. Now Shut Up Already!&nbsp;&raquo;</a>**, commente et répond à un article du NYTimes où la journaliste Alexandra Jacobs*** se lamente de la diffusion de la pensée foodie, notamment auprès de personnes qui ne sont pas sensées adhérer à ce qu&#8217;elle considère un snobisme ennuyeux.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;&raquo; She complains that foodies are, like, everywhere — even Midwesterners are blogging about cupcakes, and even “your Republican father-in-law can pronounce ‘quinoa!’” (Aren’t Republicans just supposed to eat beating human hearts slathered in A1 sauce? How gross of them to start eating actual food and pronouncing it properly!). Worst of all, the Greenmarket is so crowded now — which, come to think of it, is the sort of complaint only an annoying foodie would have, but whatever! [...].&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble qu&#8217;outre-Altantique, l&#8217;alimentation, soit plus soumise à controverse que dans notre vieille Europe. Un certain snobisme, en effet, s&#8217;est développé autour de tout ce qui touche à la nourriture, au sens le plus noble du terme. Tel l&#8217;art abstrait ou la haute couture, c&#8217;est au tour de la gastronomie d&#8217;être critiquée pour son caractère élitiste, incontournable voire pédant.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce que dénonce Alexandra Jacobs n&#8217;est pas sans fondement (qui n&#8217;est pas susceptible un jour d&#8217;être exaspéré par des amis à l&#8217;originalité limitée, proposant des révolutionnaire soirées macarons-champagne, des dîners syphons ou des brunchs bio bondés&#8230;), cependant, ce que dénonce à juste titre Daniel Maurer, c&#8217;est son dédain et ses à priori contre ce qu&#8217;elle considère des foodiots et des fâcheux, qui n&#8217;est qu&#8217;un autre degré de snobisme&#8230;finalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que les autorités sont en alerte et mènent campagne contre l&#8217;obésité et les mauvaises pratiques alimentaires, n&#8217;est-il pas déplacé de se lamenter d&#8217;avoir des amis un peu trop concernés par l&#8217;alimentation et qui optent pour le &laquo;&nbsp;fait maison&nbsp;&raquo; ? Sans aller jusqu&#8217;à dire qu&#8217;il est normal de stigmatiser les personnes qui n&#8217;ont pas de goût pour la cuisine et se replient sur les plats préparés quand ils reçoivent, le parti pris par Alexandra Jacobs, voulant qu&#8217;un foodie qui apporte une glace faire maison au lieu d&#8217;une bonne glace industrielle est ennuyeux et met ses amis dans l&#8217;embarras, me semble tout à fait déplacé!</p>
<p style="text-align: justify;">Ne nivelons pas par le bas ! Réjouissons-nous plutôt que l&#8217;alimentation soit revenue au centre des préoccupations, notamment auprès des jeunes qui se prêtent de plus en plus volontiers à l&#8217;exercice de la cuisine maison et de la recherche des ingrédients de qualité. Comme tout engouement, il comporte des excès et des snobismes&#8230;mais cela fait partie du jeu ! A chacun d&#8217;avoir l&#8217;intelligence de s&#8217;approprier le positif et de s&#8217;accommoder du reste !</p>
<p style="text-align: justify;">* L&#8217;Huffington Post est un site d&#8217;informations, caisse de résonance du la bloggosphère, faisant remonter les articles les plus pertinents qui en proviennent.</p>
<p style="text-align: justify;">** <a href="http://newyork.grubstreet.com/2010/11/okay_we_get_it_you_dont_like_f.html" target="_blank">article original</a> in Grub Street New York</p>
<p style="text-align: justify;">*** <a href="http://tmagazine.blogs.nytimes.com/2010/11/03/grass-fed-up/" target="_blank">Grass Fed-Up</a>, NYTimes Alxandra Jacobs</p></p>
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		<title>La gastronomie française au patrimoine de l&#8217;humanité !</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/11/17/francais-la-gastronomie-francaise-au-patrimoine-de-lhumanite/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Nov 2010 22:06:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Blanchard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[UNESCO]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le repas est le laboratoire d&#8217;expérimentation de la gastronomie, viagra  il réunit  tous ses us et coutumes&#160;&#187;, a expliqué à l&#8217;AFP Annick Vin, de la Mission française du  patrimoine et des cultures alimentaires (Mfpca), chargée par l&#8217;Etat du dossier. Ainsi, les Français ne mangeraient pas comme les autres ? &#8230;
C&#8217;est ainsi que l&#8217;UNESCO* a décidé, aujourd&#8217;hui à Nairobi, d&#8217;intégrer le  &#171;&#160;repas gastronomique des Français&#160;&#187; et la diète méditerranéenne au patrimoine de l&#8217;Humanité, au même titre que l&#8217;art du tapis en Azerbaïdjan ou l&#8217;acupuncture chinoise, selon les décisions de ses experts chargés de répertorier les richesses &#171;&#160;immatérielles&#160;&#187; de la planète.
Au terme d&#8217;une campagne lancée en 2008 par Nicolas Sarkozy, l&#8217;Unesco a relevé que le repas était en France &#171;&#160;une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes&#160;&#187;. Et donc une pratique qui renforce l&#8217;identité collective et concourt à la diversité culturelle du monde, comme le stipule la Convention de 2003.
Ce qui est salué ici, ce n&#8217;est pas la qualité des mets servis à table en France mais plutôt l&#8217;art du repas partagé&#8230;les heures passées à table ensemble en somme !
Jean-Claude Kauffmann, un de nos sociologues nationaux, s&#8217;est exprimé sur le sujet, déclarant  : « Cette décision me paraît juste : la cuisine et la convivialité sont véritablement un art et s&#8217;inscrivent dans la culture. C&#8217;est bien de le reconnaître. » selon lui « il y a des diversités culturelles considérables en cuisine, par exemple en Europe : d&#8217;un côté les pays anglo-saxons de culture protestante, centrés sur l&#8217;individu, le grignotage, l&#8217;utilisation du frigo, de l&#8217;autre les cuisines du sud, de tradition catholique, avec une tradition du repas et de la famille autour de la table. » Ce qui n&#8217;empêche pas la naissance de paradoxes par rapport à l&#8217;alimentation et à la cuisine : « En ce moment, on trouve dans un même pays &#8211; et en France aussi &#8211; l&#8217;alimentation individuelle commode, rapide, sur le pouce, à la maison ou à l&#8217;extérieur, mais aussi un intérêt pour le repas à table et la cuisine comme passion : par exemple les télés américaines regorgent d&#8217;émissions sur la cuisine gastronomique, alors que ce n&#8217;est pas du tout leur tradition. »
Cette décision peut nous faire sourire mais elle a le mérite de réactiver le débat et la réflexion sur la conception du repas à la française et sur la nécessité de lui conserver sa dimension sociale, contribuant au maintien de liens entre les individus et d&#8217;une certaine forme de bien-être.
Essayons néanmoins de rester humbles et d&#8217;être à la hauteur de cette distinction&#8230;bien qu&#8217;elle soit éminemment politique et suscite déjà des polémiques. Le défi est donc de demeurer à l&#8217;image de nos repas, joyeux, généreux et conviviaux, ce qui ne fera pas de mal à notre image, parfois entachée de snobisme.

 
*L&#8217;Unesco classe depuis une convention de 1972 les plus beaux sites du monde, mais elle a désormais également autorité pour protéger le &#171;&#160;patrimoine immatériel de l&#8217;Humanité&#160;&#187;, aux termes d&#8217;une convention signée en 2003.
Pour aller plus loin, voici le lien vers la page de l&#8217;UNESCO diffusant l&#8217;ensemble des résultats&#8230;vous augmenterez votre culture générale à coup sûr et trouverez de quoi alimenter vos conversations pour les prochains dîners en ville !
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="/wp-content/files/2010/11/repas-france1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5799" title="repas france" src="/wp-content/files/2010/11/repas-france1-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a>&laquo;&nbsp;Le repas est le laboratoire d&#8217;expérimentation de la gastronomie, <a href="http://sildenafilbuyonline.net/" title="viagra" style="text-decoration:none;color:#676c6c">viagra</a>  il réunit  tous ses us et coutumes&nbsp;&raquo;</em>, a expliqué à l&#8217;AFP Annick Vin, de la Mission française du  patrimoine et des cultures alimentaires (Mfpca), chargée par l&#8217;Etat du dossier. Ainsi, les Français ne mangeraient pas comme les autres ? &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que l&#8217;UNESCO* a décidé, aujourd&#8217;hui à Nairobi, d&#8217;intégrer le  &laquo;&nbsp;<strong>repas gastronomique des Français&nbsp;&raquo;</strong> et la diète méditerranéenne au <strong>patrimoine de l&#8217;Humanité</strong>, au même titre que l&#8217;art du tapis en Azerbaïdjan ou l&#8217;acupuncture chinoise, selon les décisions de ses experts chargés de répertorier les richesses &laquo;&nbsp;immatérielles&nbsp;&raquo; de la planète.<img title="Lire la suite…" src="http://crazygastronomie.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au terme d&#8217;une campagne lancée en 2008 par Nicolas Sarkozy, l&#8217;Unesco a relevé que le repas était en France <em>&laquo;&nbsp;une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes&nbsp;&raquo;</em>. Et donc une pratique qui renforce l&#8217;identité collective et concourt à la diversité culturelle du monde, comme le stipule la Convention de 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est salué ici, ce n&#8217;est pas la qualité des mets servis à table en France mais plutôt l&#8217;art du repas partagé&#8230;les heures passées à table ensemble en somme !</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Claude Kauffmann, un de nos sociologues nationaux, s&#8217;est exprimé sur le sujet, déclarant  : <em>« Cette décision me paraît juste : la cuisine et la convivialité sont véritablement un art et s&#8217;inscrivent dans la culture. C&#8217;est bien de le reconnaître. »</em> selon lui <em>« il y a des diversités culturelles considérables en cuisine, par exemple en Europe : d&#8217;un côté les pays anglo-saxons de culture protestante, centrés sur l&#8217;individu, le grignotage, l&#8217;utilisation du frigo, de l&#8217;autre les cuisines du sud, de tradition catholique, avec une tradition du repas et de la famille autour de la table. » </em>Ce qui n&#8217;empêche pas la naissance de paradoxes par rapport à l&#8217;alimentation et à la cuisine : <em>« En ce moment, on trouve dans un même pays &#8211; et en France aussi &#8211; l&#8217;alimentation individuelle commode, rapide, sur le pouce, à la maison ou à l&#8217;extérieur, mais aussi un intérêt pour le repas à table et la cuisine comme passion : par exemple les télés américaines regorgent d&#8217;émissions sur la cuisine gastronomique, alors que ce n&#8217;est pas du tout leur tradition. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette décision peut nous faire sourire mais elle a le mérite de réactiver le débat et la réflexion sur la conception du repas à la française et sur la nécessité de lui conserver sa dimension sociale, contribuant au maintien de liens entre les individus et d&#8217;une certaine forme de bien-être.</p>
<p style="text-align: justify;">Essayons néanmoins de rester humbles et d&#8217;être à la hauteur de cette distinction&#8230;bien qu&#8217;elle soit éminemment politique et suscite déjà des polémiques. Le défi est donc de demeurer à l&#8217;image de nos repas, joyeux, généreux et conviviaux, ce qui ne fera pas de mal à notre image, parfois entachée de snobisme.</p>
<p style="text-align: justify;">
<address style="text-align: justify;"> </address>
<p style="text-align: justify;">*L&#8217;Unesco classe depuis une convention de 1972 les plus beaux sites du monde, mais elle a désormais également autorité pour protéger le &laquo;&nbsp;patrimoine immatériel de l&#8217;Humanité&nbsp;&raquo;, aux termes d&#8217;une convention signée en 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour aller plus loin, voici le lien vers la <a href="http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&amp;pg=00011" target="_blank">page</a> de l&#8217;UNESCO diffusant l&#8217;ensemble des résultats&#8230;vous augmenterez votre culture générale à coup sûr et trouverez de quoi alimenter vos conversations pour les prochains dîners en ville !</p>
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		<title>Great British Waste Menu, ou l&#8217;art de cuisiner les &#171;&#160;restes&#160;&#187;.</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/10/25/francais-great-british-waste-menu-ou-lart-de-cuisiner-les-restes/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 08:21:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Blanchard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[BBC]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça se passe en Grande-Bretagne et ça a de quoi bousculer le gastronomiquement correct : des grands chefs ont pour mission d&#8217;établir des menus à partir de restes collectés chez des particuliers ou des invendus de commerces, pilule  de marchés ou de producteurs devant normalement aller tout droit&#8230;à la poubelle!
Ce programme proposé par la ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://localhost/wordpresse/wp-content/uploads/2010/10/Great-British-Menu-pict.jpg"></a><a href="/wp-content/files/2010/10/Great-British-Menu-pict.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5698" title="Great-British-Menu-pict" src="/wp-content/files/2010/10/Great-British-Menu-pict-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Ça se passe en Grande-Bretagne et ça a de quoi bousculer le gastronomiquement correct : des grands chefs ont pour mission d&#8217;établir des menus à partir de restes collectés chez des particuliers ou des invendus de commerces, <a href="http://edpills-buyviagra.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pilule</a>  de marchés ou de producteurs devant normalement aller tout droit&#8230;à la poubelle!</p>
<p style="text-align: justify;">Ce programme proposé par la <a title="Great British Waste Menu" href="http://localhost/wordpresse/wp-admin/Ce%20blog%20se%20veut%20autant%20laboratoire%20que%20r%C3%A9ceptacle%20ou%20diffuseur%20d%27id%C3%A9es, <a href="http://buy-levitraonline.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">look</a> %20d%27actus,%20d%27%C3%A9v%C3%A9nements%20et%20autres%20faits%20marquants%20de%20la%20foodsph%C3%A8re&nbsp;&raquo; target=&nbsp;&raquo;_blank&nbsp;&raquo;>BBC</a> fait un tabac et dérange les consciences. Comment se fait-il qu&#8217;on arrive à se délecter de mets raffinés élaborés par des chefs étoilés avec le contenu de poubelles ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le message est clair&#8230; à force de placer l&#8217;apparence au centre des priorités, on a oublié que la caractéristique majeure d&#8217;un produit c&#8217;est sa saveur. Si un fruit est défraîchi, on le cuit !</p>
<p style="text-align: justify;">La politique du risque zéro et du principe de précaution a aussi conduit à des aberrations. Le bon sens a fui les foyers et il semble tout à fait normal de jeter nos aliments du jour au lendemain si l&#8217;étiquette dit que la date de péremption est dépassée.  Si un yaourt est périmé, on l&#8217;ouvre, on le scrute, on le sent et s&#8217;il est normal&#8230;on le mange ou on le transforme en gâteau!</p>
<p style="text-align: justify;">A vos poubelles et shame on you si vous continuez à jeter vos aliments sans même penser à la bisque de homard ou au plat de pâtes à la truffes que vous pourriez en faire!</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour aller plus loin :</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet diffusé sur France 2 dans le JT : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=GKWpVvlJ67c" target="_blank">Poubelles à la carte : Great British Waste Menu</a>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Un extrait de l&#8217;émission : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.youtube.com/watch?v=QVpinEhWKIo" target="_self">Bin Rummaging &#8211; Great British Waste Menu &#8211; BBC One</a>&laquo;&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le covoiturage…une bonne alternative à l&#8217;autostop</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/03/28/francais-le-covoiturage%e2%80%a6une-bonne-alternative-a-lautostop/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2010/03/28/francais-le-covoiturage%e2%80%a6une-bonne-alternative-a-lautostop/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 19:05:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Blanchard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[ecologia]]></category>
		<category><![CDATA[Società]]></category>
		<category><![CDATA[trasporti]]></category>

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		<description><![CDATA[Inventé et promu depuis plus de 20 ans  dans le monde occidental comme solution de transport à part entière, clinic  le covoiturage s&#8217;est aujourd&#8217;hui installé comme véritable solution de transport anti-crise et éco-responsable, pills  notamment auprès des 18-30 ans.
Nés après le choc pétrolier de 1973, nous avons toujours connu le refrain de l&#8217;augmentation du coût du baril de pétrole et les répercutions sur le prix de l&#8217;essence à la pompe, qui, par effet boule de neige, venait augmenter le coût des transports et rogner le budget vacances. Oui, nous sommes la génération du pétrole cher.



Il est fini le temps où nous partions en vacances en famille&#8230;
Désormais, pour partir en we ou en vacances, nous ne pouvons compter que sur nos propres ressources, qui, somme toute, ne sont pas encore exponentielles. Bien sûr, tout le monde a une carte de réduction 12-25, en use et en abuse pour sillonner la France en train. Cependant, il devient de plus en plus difficile d&#8217;obtenir des vraies réductions moins de deux mois avant la date du départ. Je pense également que les 18-30 ans sont assez aventuriers pour tester les différentes compagnies aériennes lowcost qui ont fleuries ces 15 dernières années, cependant, se pose toujours le problème de la flexibilité et de l&#8217;impossibilité d&#8217;échanger, de se faire rembourser ou de prendre ses billets aux dates voulues ou au dernier moment sans voir les prix grimper en flèche.


C&#8217;est alors qu&#8217;apparaît la solution du covoiturage. 
Le covoitutage est né d&#8217;un constat simple : le taux d&#8217;occupation moyen d&#8217;une voiture est d&#8217;1,3 personne par véhicule. Or, jusqu&#8217;à preuve du contraire lorsqu&#8217;on utilise un véhicule on consomme pour 5, on pollue pour 5 mais surtout on occupe la route pour 5 ! En temps de crise, consommer pour 5 devient un frein sérieux aux déplacements individuels. La crise, en effet, ralentit d&#8217;autant plus les départs en vacances, que le budget transport devient extrêmement conséquent.
Une étude sur les intentions de départ en vacances des Français réalisée par le cabinet Protourisme (pour Europe 1) et publiée le 20 mai 2009 a révélé que les Français partent de moins en moins en vacances. Ils étaient 55 % à prendre des vacances en 2003, 51 % l&#8217;été dernier et seulement 48 % cette année.
Dans un tel contexte, le covoiturage est donc tout particulièrement prisé par les 18-30 ans, car il permet de réaliser des économies et peut être l&#8217;occasion de commencer ses vacances de façon agréable, avec une pointe d&#8217;aventure&#8230;car après tout, on ne sait jamais avec qui on va devoir voyager.
Enfin, l&#8217;aspect éco-responsable du covoiturage séduit la jeune génération, plus sensibilisée aux thématiques de l&#8217;environnement.



Infos pratiques :
Combien ?
Comptez une participation aux frais d&#8217;environ 25 € pour 500 kilomètres.
A qui se fier ?
Le site www.123envoiture.com, leader du covoiturage propose 140 162 trajets différents à ses 363 787 inscrits. D&#8217;autres sites tels que www.allostop.net ou www.covoiturage.fr font également référence en la matière.

 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2009/10/covoiturage-quebec.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4367" title="covoiturage-quebec" src="/wp-content/files/2009/10/covoiturage-quebec-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Inventé et promu depuis plus de 20 ans  dans le monde occidental comme solution de transport à part entière, <a href="http://buycialisonlinecoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">clinic</a>  le covoiturage s&#8217;est aujourd&#8217;hui installé comme véritable solution de transport anti-crise et éco-responsable, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pills</a>  notamment auprès des 18-30 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Nés après le choc pétrolier de 1973, nous avons toujours connu le refrain de l&#8217;augmentation du coût du baril de pétrole et les répercutions sur le prix de l&#8217;essence à la pompe, qui, par effet boule de neige, venait augmenter le coût des transports et rogner le budget vacances. Oui, nous sommes la génération du pétrole cher.</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Il est fini le temps où nous partions en vacances en famille&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, pour partir en we ou en vacances, nous ne pouvons compter que sur nos propres ressources, qui, somme toute, ne sont pas encore exponentielles. Bien sûr, tout le monde a une carte de réduction 12-25, en use et en abuse pour sillonner la France en train. Cependant, il devient de plus en plus difficile d&#8217;obtenir des vraies réductions moins de deux mois avant la date du départ. Je pense également que les 18-30 ans sont assez aventuriers pour tester les différentes compagnies aériennes lowcost qui ont fleuries ces 15 dernières années, cependant, se pose toujours le problème de la flexibilité et de l&#8217;impossibilité d&#8217;échanger, de se faire rembourser ou de prendre ses billets aux dates voulues ou au dernier moment sans voir les prix grimper en flèche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><br />
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<p style="text-align: justify;"><strong>C&#8217;est alors qu&#8217;apparaît la solution du covoiturage. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le covoitutage est né d&#8217;un constat simple : le taux d&#8217;occupation moyen d&#8217;une voiture est d&#8217;1,3 personne par véhicule. Or, jusqu&#8217;à preuve du contraire lorsqu&#8217;on utilise un véhicule on consomme pour 5, on pollue pour 5 mais surtout on occupe la route pour 5 ! En temps de crise, consommer pour 5 devient un frein sérieux aux déplacements individuels. La crise, en effet, ralentit d&#8217;autant plus les départs en vacances, que le budget transport devient extrêmement conséquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Une étude sur les intentions de départ en vacances des Français réalisée par le cabinet Protourisme (pour Europe 1) et publiée le 20 mai 2009 a révélé que les Français partent de moins en moins en vacances. Ils étaient 55 % à prendre des vacances en 2003, 51 % l&#8217;été dernier et seulement 48 % cette année.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tel contexte, le covoiturage est donc tout particulièrement prisé par les 18-30 ans, car il permet de réaliser des économies et peut être l&#8217;occasion de commencer ses vacances de façon agréable, avec une pointe d&#8217;aventure&#8230;car après tout, on ne sait jamais avec qui on va devoir voyager.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l&#8217;aspect éco-responsable du covoiturage séduit la jeune génération, plus sensibilisée aux thématiques de l&#8217;environnement.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Infos pratiques :<img class="alignright size-medium wp-image-4366" title="covoiturage" src="/wp-content/files/2009/10/covoiturage-300x215.jpg" alt="covoiturage" width="300" height="215" /></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Combien ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Comptez une participation aux frais d&#8217;environ 25 € pour 500 kilomètres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">A qui se fier ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Le site <a href="http://www.123envoiture.com/" target="_blank">www.123envoiture.com</a>, leader du covoiturage propose 140 162 trajets différents à ses 363 787 inscrits. D&#8217;autres sites tels que <a href="http://www.allostop.net/" target="_blank">www.allostop.net</a> ou <a href="http://www.covoiturage.fr/">www.covoiturage.fr</a> font également référence en la matière.</p>
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		<title>L’autre caste</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2008/03/20/laltra-casta/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 01:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Blanchard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[casta]]></category>
		<category><![CDATA[Italia]]></category>
		<category><![CDATA[politici]]></category>
		<category><![CDATA[pubblica amministrazione]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces années où l’histoire d’amour entre le peuple et ses représentants ressemble plus à un divorce qu’à une idylle, on a eu l’occasion de comparer la classe dirigeante à une caste impénétrable et jalouse de ses avantages, un vrai club de fortunés qui, au-delà du succès électoral, semblent être les grands gagnants du loto.
La situation politique en Italie n’est en rien brillante, ceci est un fait notoire. Pour qui aurait la volonté regarder au-delà des considérations faciles et simplistes, il serait aisé de distinguer des différences existant entre les diverses composantes de cette réalité, certaines d’entre-elles étant identifiables grâce à quelques efforts cognitifs. Le but du présent article est donc de mettre de côté, pour un instant, le débat et les polémiques au sujet des hommes politiques, afin de parler de ceux qui travaillent dans l’ombre, au service des institutions : les fonctionnaires du Parlement.
Ces fonctionnaires, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, d’interroger ou à qui j’ai pu m’adresser pour demander de l’aide au cours de l’élaboration de projets de loi, sont trop souvent oubliés ou tout simplement ignorés par l’opinion publique nonobstant l’importance de leur travail.
Les hommes politiques ont pour fonction de représenter les citoyens et ne sont donc pas tenus d’être diplômés en droit ou ni d’être experts dans la matière de la Commission à laquelle ils sont assignés. Pour leur permettre de participer aux travaux parlementaires ils sont donc assistés d’un personnel technique. Les conseillers qui travaillent au Parlement sont les garants de la pérennité de l’institution. En France, ces fonctionnaires sont les héritiers des secrétaires-rédacteurs qui, depuis la Révolution, sont le pivot de la vie parlementaire et un élément de stabilité essentiel. Les législatures se suivent mais le corps administratif demeure et ne change pas sa méthode de travail. Les fonctionnaires sont neutres et apolitiques. Ils doivent être aptes à travailler avec n’importe quel parlementaire, sur n’importe quel sujet. Leur devoir et leur identité sont autant liés à la technique et à l’anonymat que la fonction de parlementaire est liée à la politique et aux activités de publicisation du projet de loi. Ils sont recrutés, formés, promus ou sanctionnés sans l’intervention des parlementaires et sont donc aptes à leur fournir aide et conseil sans se préoccuper de plaire ou de déplaire.
Prenons comme exemple le travail des fonctionnaires du service « études ». L’activité parlementaire est devenue de plus en plus technique et complexe (par exemple, les normes communautaires sont purement techniques et il appartient aux parlementaires d’évaluer la compatibilité avec la norme nationale et de les ratifier), c’est pourquoi, depuis les années 70, dans chaque Commission permanente, un fonctionnaire du service « études » est présent. Le fonctionnaire effectue un travail de recherche et  rassemble les sources pour documenter l’activité qui se déroule au sein de la Commission. Chaque fonctionnaire assigné à une Commission participe aux séances et surtout aux réunions du Bureau de la Présidence de sa Commission. En conséquence, le fonctionnaire sait ce qui est prévu dans l’agenda de la Commission et peut anticiper et préparer la documentation pour les prochaines séances. Sans ce travail à priori, les parlementaires auraient des difficultés à exercer  correctement les fonctions prévues pour eux par la Constitution.
Certains diront : mais s’ils sont aussi capables et vertueux, pourquoi avons-nous aussi besoin des hommes politiques ? Ne pourrions-nous pas inventer un système politique composé seulement de personnel technique de haut niveau ? La réponse est non ! Non, car un technicien sera toujours un technicien. Les experts, en effet, aident beaucoup les parlementaires, mais ils ne peuvent pas les remplacer, car ils agissent selon une logique différente. Plus que travailler pour le bon fonctionnement de la démocratie, le bien-être des citoyens ou chercher à contenter les électeurs, les techniciens doivent répondre à un problème en apportant une réponse technique. Ainsi, même si une solution technique peut séduire du point de vue intellectuel, la tâche et l’art du politique consistent à évaluer si la réponse peut correspondre aux besoins et aux attentes des électeurs et de ses concitoyens plus généralement. Chaque décision technique peut avoir des conséquences politiques et doit s’inscrire dans un programme politique cohérent, déjà établi lors de la campagne électorale ou en fonction de l’appartenance politique du parlementaire.
Le poids des fonctionnaires, certes, est renforcé et ils on tendance à devenir de plus en plus nécessaires aux décideurs politiques. La complexité croissante des travaux auxquels participent les parlementaires et le haut niveau de technicité requis, souligné précédemment à propos du travail en Commission, font que les débats deviennent moins idéologisés et politiquement connotés. L’idée de gouvernance, inhérente à une conception de la démocratie basée sur les intérêts, semble s’imposer au détriment de la démocratie dite « d’opinion » pour laquelle le discours politique est un élément central. La compétence et la capacité à acquérir des connaissances techniques sur un dossier se substituent à l’appartenance politique. L’activité parlementaire demeure une composante essentielle du système politique des démocraties dites « parlementaires », le travail effectué par les parlementaires ne doit pas être sous-évalué car il nécessite une certaine implication et l’acquisition de compétences sur le terrain, tâches qui ne sont en rien aisées et visibles.
La politique subit des mutations de nature culturelle, les majorités changent et le nombre de néo-députés est très élevé à chaque nouvelle législature. Les traditions de travail liées à un personnel parlementaire stable, neutre et compétent sont donc une garantie essentielle de la continuité du travail au Parlement !
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-157" src="/wp-content/files/2008/04/transatlantico-300x238.jpg" alt="transatlantico" width="300" height="238" />En ces années où l’histoire d’amour entre le peuple et ses représentants ressemble plus à un divorce qu’à une idylle, on a eu l’occasion de comparer la classe dirigeante à une caste impénétrable et jalouse de ses avantages, un vrai club de fortunés qui, au-delà du succès électoral, semblent être les grands gagnants du loto.</p>
<p>La situation politique en Italie n’est en rien brillante, ceci est un fait notoire. Pour qui aurait la volonté regarder au-delà des considérations faciles et simplistes, il serait aisé de distinguer des différences existant entre les diverses composantes de cette réalité, certaines d’entre-elles étant identifiables grâce à quelques efforts cognitifs. Le but du présent article est donc de mettre de côté, pour un instant, le débat et les polémiques au sujet des hommes politiques, afin de parler de ceux qui travaillent dans l’ombre, au service des institutions : les fonctionnaires du Parlement.</p>
<p>Ces fonctionnaires, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, d’interroger ou à qui j’ai pu m’adresser pour demander de l’aide au cours de l’élaboration de projets de loi, sont trop souvent oubliés ou tout simplement ignorés par l’opinion publique nonobstant l’importance de leur travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Les hommes politiques ont pour fonction de représenter les citoyens et ne sont donc pas tenus d’être diplômés en droit ou ni d’être experts dans la matière de la Commission à laquelle ils sont assignés. Pour leur permettre de participer aux travaux parlementaires ils sont donc assistés d’un personnel technique. Les conseillers qui travaillent au Parlement sont les garants de la pérennité de l’institution. En France, ces fonctionnaires sont les héritiers des secrétaires-rédacteurs qui, depuis la Révolution, sont le pivot de la vie parlementaire et un élément de stabilité essentiel. Les législatures se suivent mais le corps administratif demeure et ne change pas sa méthode de travail. Les fonctionnaires sont neutres et apolitiques. Ils doivent être aptes à travailler avec n’importe quel parlementaire, sur n’importe quel sujet. Leur devoir et leur identité sont autant liés à la technique et à l’anonymat que la fonction de parlementaire est liée à la politique et aux activités de publicisation du projet de loi. Ils sont recrutés, formés, promus ou sanctionnés sans l’intervention des parlementaires et sont donc aptes à leur fournir aide et conseil sans se préoccuper de plaire ou de déplaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons comme exemple le travail des fonctionnaires du service « études ». L’activité parlementaire est devenue de plus en plus technique et complexe (par exemple, les normes communautaires sont purement techniques et il appartient aux parlementaires d’évaluer la compatibilité avec la norme nationale et de les ratifier), c’est pourquoi, depuis les années 70, dans chaque Commission permanente, un fonctionnaire du service « études » est présent. Le fonctionnaire effectue un travail de recherche et  rassemble les sources pour documenter l’activité qui se déroule au sein de la Commission. Chaque fonctionnaire assigné à une Commission participe aux séances et surtout aux réunions du Bureau de la Présidence de sa Commission. En conséquence, le fonctionnaire sait ce qui est prévu dans l’agenda de la Commission et peut anticiper et préparer la documentation pour les prochaines séances. Sans ce travail à priori, les parlementaires auraient des difficultés à exercer  correctement les fonctions prévues pour eux par la Constitution.</p>
<p>Certains diront : mais s’ils sont aussi capables et vertueux, pourquoi avons-nous aussi besoin des hommes politiques ? Ne pourrions-nous pas inventer un système politique composé seulement de personnel technique de haut niveau ? La réponse est non ! Non, car un technicien sera toujours un technicien. Les experts, en effet, aident beaucoup les parlementaires, mais ils ne peuvent pas les remplacer, car ils agissent selon une logique différente. Plus que travailler pour le bon fonctionnement de la démocratie, le bien-être des citoyens ou chercher à contenter les électeurs, les techniciens doivent répondre à un problème en apportant une réponse technique. Ainsi, même si une solution technique peut séduire du point de vue intellectuel, la tâche et l’art du politique consistent à évaluer si la réponse peut correspondre aux besoins et aux attentes des électeurs et de ses concitoyens plus généralement. Chaque décision technique peut avoir des conséquences politiques et doit s’inscrire dans un programme politique cohérent, déjà établi lors de la campagne électorale ou en fonction de l’appartenance politique du parlementaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le poids des fonctionnaires, certes, est renforcé et ils on tendance à devenir de plus en plus nécessaires aux décideurs politiques. La complexité croissante des travaux auxquels participent les parlementaires et le haut niveau de technicité requis, souligné précédemment à propos du travail en Commission, font que les débats deviennent moins idéologisés et politiquement connotés. L’idée de gouvernance, inhérente à une conception de la démocratie basée sur les intérêts, semble s’imposer au détriment de la démocratie dite « d’opinion » pour laquelle le discours politique est un élément central. La compétence et la capacité à acquérir des connaissances techniques sur un dossier se substituent à l’appartenance politique. L’activité parlementaire demeure une composante essentielle du système politique des démocraties dites « parlementaires », le travail effectué par les parlementaires ne doit pas être sous-évalué car il nécessite une certaine implication et l’acquisition de compétences sur le terrain, tâches qui ne sont en rien aisées et visibles.</p>
<p>La politique subit des mutations de nature culturelle, les majorités changent et le nombre de néo-députés est très élevé à chaque nouvelle législature. Les traditions de travail liées à un personnel parlementaire stable, neutre et compétent sont donc une garantie essentielle de la continuité du travail au Parlement !</p>
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