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	<title>The Tamarind &#187; Marie-Laetitia Catta</title>
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		<title>Le sorgho, une alternative « écologique » au maïs ?</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 11:38:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laetitia Catta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

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		<description><![CDATA[(Italiano) Jusque dans les années 50, le sorgho était couramment cultivé dans nos fermes en interculture pour apporter un complément de fourrage. Depuis, le maïs l’a détrôné de son piédestal pour en prendre la place au titre de meilleure plante fourragère.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2011/01/Sugargraze-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5931" title="Sugargraze (3)" src="/wp-content/files/2011/01/Sugargraze-3-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><strong><em>Longtemps oubliée, <a href="http://sildenafil4sale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">here</a>  une céréale appelée sorgho commence à sortir de l’ombre&#8230; </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, <a href="http://viagraonlinebuy.net/" title="viagra" style="text-decoration:none;color:#676c6c">viagra</a>  ce n’est pas une nouvelle création OGM des laboratoires semenciers, bien au contraire. Le sorgho est une vieille dame issue des régions tropicales, mais aussi continentales. Plusieurs berceaux d’origine ont été découverts, comme le Soudan et la Roumanie. Autant dire que nous avons toute la latitude possible pour cultiver cette fameuse plante&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Jusque dans les années 50, le sorgho était couramment cultivé dans nos fermes en interculture pour apporter un complément de fourrage. Depuis, le maïs l’a détrôné de son piédestal pour en prendre la place au titre de meilleure plante fourragère.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong>Mais en quoi le <em>Sorghum bicolor</em>, cultivé aujourd’hui en Afrique de l’Ouest pour ces grains, peut-il nous intéresser en Europe ?<span id="more-5928"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand de la plante surgit l’énergie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit tout d’abord de parler d’une filière qui commence à se développer – encore très timidement – en France, mais qui l’est déjà énormément en Allemagne par exemple. Je veux parler de la méthanisation à la ferme. Par là, on entend la production d’un gaz, le méthane, suite à la fermentation de produits issus de l’agriculture. Cela peut être des boues ou des lisiers (avec un rendement très faible) ou bien des cultures, dites énergétiques dans ce cas (avec un rendement élevé). En résumé, ce qui se passe dans une grande cuve à méthaniser est le scénario de la digestion des ruminants (vaches, moutons&#8230;). Le Biogaz ainsi produit peut, soit être transformé en électricité qui sera revendue directement à EDF ou son équivalent, soit être injecté dans le réseau gaz après purification.</p>
<p style="text-align: justify;">Partant de là, vous savez déjà pas mal de choses sur cette autre énergie renouvelable. Aujourd’hui, la meilleure plante estimée pour la méthanisation, et de ce fait la plus cultivée, est le maïs. Ainsi, on trouve des agriculteurs allemands consacrant la majorité de leur superficie agricole à la monoculture du maïs, soit plusieurs centaines d’hectares. Et bien quoi, pourrait-on dire,  on le fait bien depuis des années ? Certes, mais pour combien de temps encore ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’énergie en culture intensive</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C<strong><a href="/wp-content/files/2011/01/Jumbo-1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-5929" title="Jumbo (1)" src="/wp-content/files/2011/01/Jumbo-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></strong>ar en effet, le problème de cette plante ne réside pas – essentiellement &#8211; dans sa consommation en eau, somme toute importante (nous en avons déjà discuté dans un précédent article), mais plutôt dans son itinéraire technique pris dans sa globalité. La première chose est la monoculture qui, en plus d’appauvrir le sol, favorise l’installation de maladies, adventices et ravageurs toujours plus résistants aux produits phytosanitaires. En outre, cette plante est gourmande en fertilisants qui sont dans beaucoup de situations toujours appliqués en surdose pour avoir la quantité suffisante au moment où le maïs en a le plus besoin. Le surplus se retrouve alors dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau : CQFD&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Une solution existe, elle résiderait dans le sorgho : remplacer le maïs par le sorgho. Comment ? A quel prix ? Est-on certain d’obtenir des résultats équivalents au maïs ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Le B.A. BA du sorgho</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le sorgho ressemble à s’y méprendre au maïs par son développement végétatif tout aussi abondant et luxuriant. Il fait également partie de la « même famille » concernant la photosynthèse, c&#8217;est-à-dire que le rapport consommation eau/production de matière est d’une efficacité aussi redoutable sinon plus que celle du maïs. Dans le cas du sorgho elle est même 2 fois supérieure ! Ainsi, pour une même superficie, le sorgho consommera 2 fois moins d’eau qu’un maïs. On peut déjà comprendre dès à présent que le sorgho, lui, n’a pas besoin d’être irrigué et résiste beaucoup mieux à la sécheresse que le maïs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre atout est l’absence de maladie. Le sorgho étant peu cultivé, aucune maladie ne s’est développée. Vous économisez donc la superposition de 2, 3 ou 4 produits phytosanitaires différents : fongicide, insecticide, parasiticide&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Une grande particularité du sorgho est sa capacité à développer un réseau racinaire hors du commun. Tandis que le maïs développe ses racines en surface, n’allant pas à plus 1,50 m de profondeur, le sorgho développe à la fois une racine principale très profonde – jusqu’à 3-4 m – et un complexe très dense de racines secondaires en forme de parapluie, explorant ainsi le sol en surface et en profondeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2011/01/panicule-27677.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5932" title="panicule 27677" src="/wp-content/files/2011/01/panicule-27677-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Cette qualité lui apporte la résistance à la sécheresse, la capacité de se nourrir d’engrais résiduels en profondeur, ce qu’aucune autre plante ne saurait faire. Les besoins en azote du sorgho se trouvent donc fortement diminués par rapport à ceux des autres céréales. Ceci nous fait donc un autre « poste » d’économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe un dernier avantage, et qui n’est pas des moindres aux yeux des agriculteurs cultivateurs de maïs : les sangliers sont totalement indifférents au sorgho. Ces cochons sauvages, sortis des bois, sont la première cause de destruction des cultures de maïs et cela pose un réel problème aux agriculteurs. Par la présence d’épi accessible aux sangliers, ceux-ci sont attirés et se font un plaisir de dévorer ce qu’il y a de plus appétant dans le maïs, saccageant au passage une partie du champ. Dans le sorgho, ils n’y vont pas, tout simplement parce que la plante ne produit aucun épi mais une panicule qui leur est inaccessible.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, faut-il parler des points faibles ? Il y en a certes, car rien n’est parfait sur cette terre.</p>
<p style="text-align: justify;">A commencer par son besoin en chaleur. En effet, son origine tropicale la rend sensible au froid, et demandeuse en chaleur. C’est un réel obstacle dans des régions où au mois de mai les températures du sol n’ont pas encore dépassé 10°C et où il peut encore geler. Le semi est du coup particulièrement délicat, la graine étant toute petite et donc fragile. Des échecs ont souvent lieu quand le semi a lieu trop tôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Les débuts très lents de sa croissance peut en perturber plus d’un et rend la plante d’autant plus sensible et en position de faiblesse par rapport à la poussée des mauvaises herbes. Cela demande donc d’être très vigilant à l’apparition des mauvaises herbes !</p>
<p style="text-align: justify;">A part cela, rien d’autre à signaler à part le fait que le sorgho a encore un train de retard sur le maïs pour la simple raison que la recherche et le développement sur le sorgho se sont arrêtés il y a 50 ans tandis que pour le maïs ils entraient dans leur apogée.</p>
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		<title>Blé ou maïs, qui boit le plus ?</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/ble-ou-mais-qui-boit-le-plus/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/ble-ou-mais-qui-boit-le-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laetitia Catta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les champs de maïs sont beaux. Les champs de maïs impressionnent. Par leur hauteur et leur étendue. Mais pourtant ils ne sont pas aimés. Les champs de maïs font peur. Et pour cause, prescription  c&#8217;est sur eux que repose la lourde responsabilité de l&#8217;usage de l&#8217;eau en agriculture. Ils seraient coupables de l&#8217;extraordinaire gaspillage de cette ressource vitale. Coupables dites-vous, sale  en êtes-vous certains ?

Haro sur le maïs
On a tous (ou presque) dans la tête l&#8217;image estivale des grands champs de maïs à perte de vue, ampoule  irrigués, arrosés par d&#8217;énormes rampes ou asperseurs.
On s&#8217;offusque de ce « gâchis » d&#8217;eau, qui plus est, arrose une fois sur 2 sur la route. Quel affront ! Pourquoi cultiver du maïs dans nos régions si c&#8217;est pour engendrer des pertes pareilles ? !
Stop, arrêtons les idées préconçues et stéréotypées !
Qui dit idées préconçues, dit souvent fausses idées&#8230;.
Parce que le maïs n&#8217;est pas une céréale d&#8217;Europe, mais d&#8217;Amérique du Sud, elle était à l&#8217;origine adaptée à un climat chaud et relativement humide. Ainsi, pour pouvoir être cultivée chez nous, une lente et vigoureuse acclimatation à du être nécessaire. Puis, la recherche y a mis son grain de sel en améliorant petit à petit la plante à sa façon.
Mais cela ne suffit pas à remettre en cause les idées répandues ni à les expliquer.
Même si la science n&#8217;apporte pas toutes les réponses attendues, elle peut donner quelques justifications aux arguments avancés.

C3-C4, l&#8217;argument scientifique
Comparons maintenant le maïs au blé. Le blé étant une autre céréale implantée en Europe depuis plusieurs siècles, apparut en Mésopotamie il y a 10 000 ans.
Scientifiquement, la différence entre ces 2 céréales vient, entre autres, de leur photosynthèse (processus interne à la plante qui transforme l&#8217;oxygène, l&#8217;eau et les minéraux en glucose ou sucre). L&#8217;une est dite en C3, pour le blé, alors que l&#8217;autre est dite en C4, pour le maïs. Derrière ces appellations, c&#8217;est toute une chaîne de réactions moléculaires qui se cachent.
Il en résulte, pour faire simple, que la photosynthèse, dite C4, du maïs a une bien meilleure efficacité que celle du blé. Cela veut dire que pour une même quantité de glucose produite, il aura fallu moins d&#8217;eau et d&#8217;énergie au maïs. Le calcul est simple pour se dire que de manière absolue le maïs a une consommation en eau bien moindre que celle du blé.

Mais alors ?
Alors, il y bien un problème. Qui se révèle être, pourrait-on dire, climatique et cultural.
Un autre détail oppose le blé au maïs. Il s&#8217;agit de leurs périodes de culture qui sont décalées. Le blé est une céréale de printemps tandis que le maïs est une céréale d&#8217;été. Le blé est donc plus précoce que le maïs. Le printemps est une saison « humide », l&#8217;été est « sec ». Cette dernière saison est une période cruciale pour le maïs. La croissance de la plante est alors à son apogée et a besoin d&#8217;être arrosée. Et c&#8217;est en été que nous connaissons de fortes chaleurs et des sécheresses de plus en plus récurrentes. D&#8217;où les systèmes d&#8217;irrigation installés ici ou là et qui permettent de pallier le déficit en eau auquel le maïs est particulièrement sensible. Le handicap du maïs est donc surtout lié à sa saison culturale qui n&#8217;est pas adaptée au climat européen.

La solution, n&#8217;est donc pas de jeter la pierre aux agriculteurs qui sont le plus souvent contraints pour des raisons économiques et « contractuelles » de cultiver la céréale de tous les maux, mais plutôt de favoriser une diversification de leurs cultures.


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 	 	 --></p>
<p align="justify"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-4513" title="pivot" src="/wp-content/files/2009/11/pivot-300x225.jpg" alt="pivot" width="300" height="225" />Les champs de maïs sont beaux. Les champs de maïs impressionnent. Par leur hauteur et leur étendue. Mais pourtant ils ne sont pas aimés. Les champs de maïs font peur. Et pour cause, <a href="http://edpills-buyviagra.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">prescription</a>  c&#8217;est sur eux que repose la lourde responsabilité de l&#8217;usage de l&#8217;eau en agriculture. Ils seraient coupables de l&#8217;extraordinaire gaspillage de cette ressource vitale. Coupables dites-vous, <a href="http://buy-levitraonline.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">sale</a>  en êtes-vous certains ?</strong></em></p>
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<p align="justify"><strong>Haro sur le maïs</strong></p>
<p align="justify">On a tous (ou presque) dans la tête l&#8217;image estivale des grands champs de maïs à perte de vue, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">ampoule</a>  irrigués, arrosés par d&#8217;énormes rampes ou asperseurs.</p>
<p align="justify">On s&#8217;offusque de ce « gâchis » d&#8217;eau, qui plus est, arrose une fois sur 2 sur la route. Quel affront ! Pourquoi cultiver du maïs dans nos régions si c&#8217;est pour engendrer des pertes pareilles ? !</p>
<p align="justify">Stop, arrêtons les idées préconçues et stéréotypées !</p>
<p align="justify">Qui dit idées préconçues, dit souvent fausses idées&#8230;.</p>
<p align="justify">Parce que le maïs n&#8217;est pas une céréale d&#8217;Europe, mais d&#8217;Amérique du Sud, elle était à l&#8217;origine adaptée à un climat chaud et relativement humide. Ainsi, pour pouvoir être cultivée chez nous, une lente et vigoureuse acclimatation à du être nécessaire. Puis, la recherche y a mis son grain de sel en améliorant petit à petit la plante à sa façon.</p>
<p align="justify">Mais cela ne suffit pas à remettre en cause les idées répandues ni à les expliquer.</p>
<p align="justify">Même si la science n&#8217;apporte pas toutes les réponses attendues, elle peut donner quelques justifications aux arguments avancés.</p>
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<p align="justify"><strong>C3-C4, l&#8217;argument scientifique</strong></p>
<p align="justify">Comparons maintenant le maïs au blé. Le blé étant une autre céréale implantée en Europe depuis plusieurs siècles, apparut en Mésopotamie il y a 10 000 ans.</p>
<p align="justify">Scientifiquement, la différence entre ces 2 céréales vient, entre autres, de leur photosynthèse (processus interne à la plante qui transforme l&#8217;oxygène, l&#8217;eau et les minéraux en glucose ou sucre). L&#8217;une est dite en C3, pour le blé, alors que l&#8217;autre est dite en C4, pour le maïs. Derrière ces appellations, c&#8217;est toute une chaîne de réactions moléculaires qui se cachent.</p>
<p align="justify">Il en résulte, pour faire simple, que la photosynthèse, dite C4, du maïs a une bien meilleure efficacité que celle du blé. Cela veut dire que pour une même quantité de glucose produite, il aura fallu moins d&#8217;eau et d&#8217;énergie au maïs. Le calcul est simple pour se dire que de manière absolue le maïs a une consommation en eau bien moindre que celle du blé.</p>
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<p align="justify"><strong>Mais alors ?</strong></p>
<p align="justify">Alors, il y bien un problème. Qui se révèle être, pourrait-on dire, climatique et cultural.</p>
<p align="justify">Un autre détail oppose le blé au maïs. Il s&#8217;agit de leurs périodes de culture qui sont décalées. Le blé est une céréale de printemps tandis que le maïs est une céréale d&#8217;été. Le blé est donc plus précoce que le maïs. Le printemps est une saison « humide », l&#8217;été est « sec ». Cette dernière saison est une période cruciale pour le maïs. La croissance de la plante est alors à son apogée et a besoin d&#8217;être arrosée. Et c&#8217;est en été que nous connaissons de fortes chaleurs et des sécheresses de plus en plus récurrentes. D&#8217;où les systèmes d&#8217;irrigation installés ici ou là et qui permettent de pallier le déficit en eau auquel le maïs est particulièrement sensible. Le handicap du maïs est donc surtout lié à sa saison culturale qui n&#8217;est pas adaptée au climat européen.</p>
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<p align="justify">La solution, n&#8217;est donc pas de jeter la pierre aux agriculteurs qui sont le plus souvent contraints pour des raisons économiques et « contractuelles » de cultiver la <em>céréale de tous les maux</em>, mais plutôt de favoriser une diversification de leurs cultures.</p>
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		<title>Россия in Memoriam</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/%d1%80%d0%be%d1%81%d1%81%d0%b8%d1%8f-in-memoriam/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 20:41:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laetitia Catta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[diario di viaggio]]></category>
		<category><![CDATA[Mongolia]]></category>
		<category><![CDATA[Viaggi]]></category>

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		<description><![CDATA[

Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, for sale  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. 



Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan1 regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de notre chère et regrettée URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.
On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &#171;&#160;nouveaux quartiers&#160;&#187; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.
Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire.  Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.
Ces vestiges &#171;&#160;historiques&#160;&#187; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.



1 Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><!-- 	 	 --></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-4242" title="ruines-russes 2" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes2-32-300x225.jpg" alt="ruines-russes 2" width="300" height="225" /></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">for sale</a>  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. </strong></em></p>
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<p style="text-align: justify;">Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan<sup><a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup> regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de <em>notre chère et regrettée</em> URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &laquo;&nbsp;nouveaux quartiers&nbsp;&raquo; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.</p>
<p style="text-align: justify;">Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire. <img class="alignright size-medium wp-image-4241" title="ruines-russes 1" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes1-37-225x300.jpg" alt="ruines-russes 1" width="225" height="300" /> Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces vestiges &laquo;&nbsp;historiques&nbsp;&raquo; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.</p>
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<p style="text-align: justify;"><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;</p>
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