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	<title>The Tamarind &#187; Marie Tiepolo</title>
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		<title>Parfums et légendes de Ligurie</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 11:48:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[
7h du matin, for sale  une cloche carillonne dans le lointain, online  son tintement parvient à mon oreille comme un heureux messager. Avec lui la tiédeur aigre-douce d’une senteur marine arrive définitivement à me convaincre à me lever du lit. « Il est 7h la Ligurie s’éveille », j’oserai dire en paraphrasant Jacques Dutronc, car le meilleur moment pour cueillir toute la subtilité de cette fine langue de terre, trait d’union entre la France et la Toscane se tient en une poignée d’insaisissables secondes entre la fin de la nuit et la naissance de l’aube.



C’est une légère brise qui s’infiltre à travers mes volets verts, m’apportant l’odeur du poisson frais à peine pêché. La pêche a été bonne cette nuit et, incroyable ! un poulpe immense dont chacun des tentacules fait 1 m de long est le trophée d’un vieux loup de mer, qui le montre fier à tout son entourage. On raconte que dans des temps lointains, les habitants du village furent réveillés en pleine nuit par le son de la cloche de l’église qui tintait de toutes ses forces. Trois navires de pirates sarrasins se profilaient à l’horizon. Vite ! il fallait se mettre à l’abri et cacher ses richesses. Mais qui avait donné l’alarme à une heure aussi tardive ? De son clocher, la cloche avait roulé le long de la falaise pour échouer sur un rocher. Et miracle ! Une pieuvre s’était improvisée en sonneur de cloche et tirait, tirait sur la corde, pour alerter la population du danger imminent. Tel Quasimodo avec son Esmeralda, ce monstre marin au profil répugnant, avait sauvé le village.

Car dans la région on n&#8217;est pas avare de légendes et de magie. Le bourg de Triora par exemple, dont les maisons s’accrochent au sol rocheux comme si elles étaient prêtes à s’écrouler d’un moment à un autre, en sait long sur … les sorcières et les magiciens. On raconte en effet que des sorcières aux chapeaux pointus se retrouvent encore le samedi soir, non pas pour y tenir de sabbats infernaux mais pour s’échanger les recettes de potions et de filtres fantasques fait à base de foi de vipère, moustaches de souris et graines de grenades. Malheureusement leurs atouts ne furent pas toujours appréciés et entre 1587 et 1589 l’Inquisition fut rude dans cette région.

De même au large des côtes d’Albenga une cargaison marchande d’époque romaine a été retrouvée dans les années 1950. Plus de 1000 amphores d’huiles et de vins rares emplissaient la coque de la galère. Aujourd’hui les vestiges sont exposés au Musée de la ville. Et si ce navire avait transporté encore quelque chose ? Quelque chose de très précieux, qui n’a encore jamais été retrouvé ? Pièces d’or et pierres précieuses pourraient se trouver enfouies au fond de la mer, à quelques centaines de kilomètres à peine de la côte. Avis à ceux qui se reconnaissent une âme d’explorateur, une mission est sérieusement à envisager.

Pour la troisième fois, une autre senteur parvient à moi, telle un serpent qui se faufile entre la brousse. Cette fois-ci il s’agit de l’arôme qui sort de four du boulanger et qui se répand pèlerine, dans l’entrelacs d’étroites venelles, les carugi caractéristiques du tissu urbain des villes ligures. Et en Ligurie, récits et légendes ne s’arrêtent pas aux portes des cuisines… En croquant dans la farinata, cette fine galette de pois chiches chaude et parfumée, on a du mal à croire qu’il s’agit d’un hasard culinaire qui est à l’origine de sa recette. C’est en effet un légionnaire romain qui aurait oublié sa ration de pois chiches sur son bouclier par une nuit de pluie. Réduit d’abord en bouillie, cette sorte de purée sécha au soleil et donna une des plus exquises galette qu’il existe. Savoureuse et croquante, la farinata est aujourd’hui une pitance régionale appréciée tant par son goût que par sa belle couleur dorée.

On pourrait raconter l’histoire de la Ligurie de la nuit des temps à nos jours uniquement en se laissant guider par son nez. Le bouquet d’odeurs, de senteurs et d’effluves plus ou moins parfumés ont accompagné chaque instant de son histoire en se métamorphosant souvent en récits légendaires. Je laisse aux plus curieux le soin de les découvrir et aux plus perspicaces le soin d’en cueillir la quatrième dimension.
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="/wp-content/files/2010/05/Cinque-Terre-Riomaggiore-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5320" src="/wp-content/files/2010/05/Cinque-Terre-Riomaggiore-3-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify">7h du matin, <a href="http://buycialisonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">for sale</a>  une cloche carillonne dans le lointain, <a href="http://buycialisonlinecoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">online</a>  son tintement parvient à mon oreille comme un heureux messager. Avec lui la tiédeur aigre-douce d’une senteur marine arrive définitivement à me convaincre à me lever du lit. « Il est 7h la Ligurie s’éveille », j’oserai dire en paraphrasant Jacques Dutronc, car le meilleur moment pour cueillir toute la subtilité de cette fine langue de terre, trait d’union entre la France et la Toscane se tient en une poignée d’insaisissables secondes entre la fin de la nuit et la naissance de l’aube.</p>
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<p style="text-align: justify">C’est une légère brise qui s’infiltre à travers mes volets verts, m’apportant l’odeur du poisson frais à peine pêché. La pêche a été bonne cette nuit et, incroyable ! un poulpe immense dont chacun des tentacules fait 1 m de long est le trophée d’un vieux loup de mer, qui le montre fier à tout son entourage. On raconte que dans des temps lointains, les habitants du village furent réveillés en pleine nuit par le son de la cloche de l’église qui tintait de toutes ses forces. Trois navires de pirates sarrasins se profilaient à l’horizon. Vite ! il fallait se mettre à l’abri et cacher ses richesses. Mais qui avait donné l’alarme à une heure aussi tardive ? De son clocher, la cloche avait roulé le long de la falaise pour échouer sur un rocher. Et miracle ! Une pieuvre s’était improvisée en sonneur de cloche et tirait, tirait sur la corde, pour alerter la population du danger imminent. Tel Quasimodo avec son Esmeralda, ce monstre marin au profil répugnant, avait sauvé le village.</p>
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<p style="text-align: justify">Car dans la région on n&#8217;est pas avare de légendes et de magie. Le bourg de Triora par exemple, dont les maisons s’accrochent au sol rocheux comme si elles étaient prêtes à s’écrouler d’un moment à un autre, en sait long sur … les sorcières et les magiciens. On raconte en effet que des sorcières aux chapeaux pointus se retrouvent encore le samedi soir, non pas pour y tenir de sabbats infernaux mais pour s’échanger les recettes de potions et de filtres fantasques fait à base de foi de vipère, moustaches de souris et graines de grenades. Malheureusement leurs atouts ne furent pas toujours appréciés et entre 1587 et 1589 l’Inquisition fut rude dans cette région.</p>
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<p style="text-align: justify">De même au large des côtes d’Albenga une cargaison marchande d’époque romaine a été retrouvée dans les années 1950. Plus de 1000 amphores d’huiles et de vins rares emplissaient la coque de la galère. Aujourd’hui les vestiges sont exposés au Musée de la ville. Et si ce navire avait transporté encore quelque chose ? Quelque chose de très précieux, qui n’a encore jamais été retrouvé ? Pièces d’or et pierres précieuses pourraient se trouver enfouies au fond de la mer, à quelques centaines de kilomètres à peine de la côte. Avis à ceux qui se reconnaissent une âme d’explorateur, une mission est sérieusement à envisager.</p>
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<p style="text-align: justify">Pour la troisième fois, une autre senteur parvient à moi, telle un serpent qui se faufile entre la brousse. Cette fois-ci il s’agit de l’arôme qui sort de four du boulanger et qui se répand pèlerine, dans l’entrelacs d’étroites venelles, les <em>carugi</em> caractéristiques du tissu urbain des villes ligures. Et en Ligurie, récits et légendes ne s’arrêtent pas aux portes des cuisines… En croquant dans la <em>farinata</em>, cette fine galette de pois chiches chaude et parfumée, on a du mal à croire qu’il s’agit d’un hasard culinaire qui est à l’origine de sa recette. C’est en effet un légionnaire romain qui aurait oublié sa ration de pois chiches sur son bouclier par une nuit de pluie. Réduit d’abord en bouillie, cette sorte de purée sécha au soleil et donna une des plus exquises galette qu’il existe. Savoureuse et croquante, la <em>farinata</em> est aujourd’hui une pitance régionale appréciée tant par son goût que par sa belle couleur dorée.</p>
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<p style="text-align: justify">On pourrait raconter l’histoire de la Ligurie de la nuit des temps à nos jours uniquement en se laissant guider par son nez. Le bouquet d’odeurs, de senteurs et d’effluves plus ou moins parfumés ont accompagné chaque instant de son histoire en se métamorphosant souvent en récits légendaires. Je laisse aux plus curieux le soin de les découvrir et aux plus perspicaces le soin d’en cueillir la quatrième dimension.</p>
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		<title>Voyage pittoresque, découverte éclectique : portrait d’un Paris insolite</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/26/voyage-pittoresque-decouverte-eclectique-portrait-d%e2%80%99un-paris-insolite/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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		<description><![CDATA[
Maroc, thumb  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.
Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.
Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.
Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.
Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;
Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums», boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.
En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un couvre tête blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.
Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.
Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13ème arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.
Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.
Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.

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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-3601" title="Les nouveaux Paris" src="/wp-content/files/2009/07/les-nouveaux-paris1.jpg" alt="Les nouveaux Paris" width="230" height="230" /></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Maroc, <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">thumb</a>  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-style: normal;">Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « <em>Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums»,</em> boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.</p>
<p style="text-align: justify;">En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un <span style="color: #000000;">couvre tête</span> blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13<sup>ème</sup> arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.</p>
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		<title>Réchauffement climatique : comment, pourquoi, jusqu’où ?</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 21:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le réchauffement climatique est une dérive sans retour. Cependant, pilule  en dépit des dégâts irréparables commis, y a-t-il encore un espoir de tirer profit des dérèglements économiques, politiques et sociaux, conséquences de la transformation du monde ?
La canicule de 2003, le tsunami de 2004, l&#8217;ouragan Katrina en 2005, autant d&#8217;expressions dramatiques de la vulnérabilité humaine face aux caprices du climat. Des icebergs qui fondent, des îles submergées, la pollution, l&#8217;épuisement des ressources naturelles, l&#8217;effet de serre, la déforestation, le recul de la biodiversité&#8230; Tout dans le phénomène planétaire du réchauffement climatique confirme un scénario catastrophe pour le prochain chapitre de la vie sur Terre.
Quand le climat change, certaines espèces disparaissent, d&#8217;autres s&#8217;adaptent. Un quart d&#8217;entre elles, comme certains papillons ou les récifs de corail, rejoindront le clan des fossiles d&#8217;ici 2050. Si les espèces migratrices peuvent s&#8217;adapter au changement climatique en modifiant les périodes et les destinations de leurs migrations, les espèces sédentaires ont une marge de manœuvre plus limitée. La biodiversité recule sous la pression des activités humaines, faisant progresser le taux d&#8217;extinction des espèces à un rythme frénétique.
En dépit des contraintes de « profit à tout prix » que s&#8217;imposent les marchés internationaux, le réchauffement climatique brûle également nos économies. Montagne, mer ou campagne auront à pâtir à des degrés divers de ce changement. Le débat porte moins sur les 9 milliards d&#8217;êtres humains que nous serons d&#8217;ici 2100, que sur nos modes de vie et sur nos capacités à absorber les flux migratoires gigantesques qui en sont la conséquence. Le nouveau statut de réfugiés climatiques déjà existant, va s&#8217;amplifier dans un contexte de raréfaction des ressources et de guerre pour les biens de survie.
Pourtant depuis 30 ans les conférences mondiales tentent d&#8217;alerter l&#8217;opinion. Bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore un large pourcentage de la population des pays développés ne place pas l&#8217;environnement au rang de préoccupation majeure (derrière le contexte économique, le chômage, le terrorisme, la délinquance et le régime de santé), la substitution progressive, dans le langage courant, du concept de &#171;&#160;nature&#160;&#187; par celui de &#171;&#160;environnement&#160;&#187; révèle déjà la transformation qui est en train de s&#8217;opérer dans la manière dont  notre société se réalise et se représente. La volonté politique de sensibiliser l&#8217;opinion publique aux sujets liés au dérèglement de la planète ne correspond pas uniquement à une dimension politique mais aussi à un premier pas vers un engagement social.
Mais serait-il vraiment possible de croître sans polluer surtout dans une période de crise économique intense ? La fée technologie nous sauvera-t-elle, aidée par une révolution verte ? Par la modification progressive de nos comportements et par de nouveaux systèmes de construction et des transports plus propres, les réductions de CO2 sont à notre portée. L&#8217;ordre du jour doit devenir celui de l&#8217;efficacité énergétique, de la réduction du taux de CO2 dans l&#8217;atmosphère ainsi que des autres gaz industriels à effet de serre, de dispositifs de capture et stockage de carbone, du développement des énergies renouvelables, de la production d&#8217;énergie nucléaire et de la maîtrise de ses scories et du reboisement. Tout cela passera par des prix d&#8217;investissement colossaux et surtout par un engagement mondial collectif, très difficile à faire accepter aux économies de transition et aux pays en voie de développement. En effet le contrôle des dépenses énergétiques et de production d&#8217;énergies propres paraît compliqué dans des pays tels l&#8217;Inde et la Chine. Au-delà de leur incroyable développement démographique il serait très délicat et quelque peu arrogant de la part de nos civilisations issues de la révolution industrielle de demander à un Chinois de descendre de sa voiture à peine achetée pour remonter sur son vélo !
Pourtant la reconnaissance de leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique par les pays industrialisés est réelle.  Tous se sont engagés dans des mesures de compensation pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La Banque Mondiale et les Nations Unies prévoient que les pays développés aident les pays en développement « à faire face aux coûts de leur adaptation auxdits effets ». En 1992 lors du Sommet de Rio les États se reconnaissent « conscients que les changements du climat de la planète et leurs effets néfastes sont un sujet de préoccupation pour l&#8217;humanité toute entière. (&#8230;) La majeure partie des GES émis dans le monde par le passé et à l&#8217;heure actuelle ont leur origine dans les pays développés ». À Kyoto en 1997 le texte ratifié par 150 pays se pose comme objectif de contraindre juridiquement les pays industrialisés à contenir voire à réduire leurs émissions d&#8217;ici 2012. Dans chaque État industrialisé, l&#8217;augmentation ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre est évaluée par rapport à 1990. C&#8217;est l&#8217;année de référence pour le protocole de Kyoto. En février 2005, le protocole de Kyoto est entré en vigueur. En octobre 2007 il a été ratifié ou approuvé par 175 États et l&#8217;Union Européenne, hors les États-Unis. Par ailleurs le protocole de Kyoto a prévu pour son bon fonctionnement des mécanismes flexibles, qui pourtant suscitent aujourd&#8217;hui de nombreuses controverses. Le marché des « droits à polluer » ou dit aussi « des permis négociables » (l&#8217;appellation paraît ainsi plus facile à accepter par une opinion publique mal informée de sa signification réelle), a nourri une polémique très vive pendant plusieurs années. Son sort sera jugé et défini lors de la prochaine conférence internationale des Nations Unies sur l&#8217;environnement à Copenhague en décembre prochain.
Face à des projections si pessimistes et à un scénario planétaire catastrophique, est-il encore légitime de croire à la résolution des problématiques environnementales et à la reprise de la croissance ? Si le progrès s&#8217;est transformé en risque pour l&#8217;homme et pour son environnement, ne pourrait-il pas devenir aussi une chance ? En dépit de toutes les manifestations négatives entraînées par le réchauffement climatique, les médias nous prouvent que la prise de conscience progresse et  que les signes d&#8217;encouragement se multiplient. L&#8217;espoir est celui de voir naître de cette crise planétaire une incroyable créativité industrielle, une recherche scientifique et un développement technologique sans égal, accompagnés par la création de nouveaux emplois et par un nouvel élan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft size-full wp-image-3597" title="Gobal warming" src="/wp-content/files/2009/07/gobal_warming1.jpg" alt="Gobal warming" width="300" height="224" />Le réchauffement climatique est une dérive sans retour. Cependant, <a href="http://sildenafilbuyonline.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pilule</a>  en dépit des dégâts irréparables commis, y a-t-il encore un espoir de tirer profit des dérèglements économiques, politiques et sociaux, conséquences de la transformation du monde ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La canicule de 2003, le tsunami de 2004, l&#8217;ouragan Katrina en 2005, autant d&#8217;expressions dramatiques de la vulnérabilité humaine face aux caprices du climat. Des icebergs qui fondent, des îles submergées, la pollution, l&#8217;épuisement des ressources naturelles, l&#8217;effet de serre, la déforestation, le recul de la biodiversité&#8230; Tout dans le phénomène planétaire du réchauffement climatique confirme un scénario catastrophe pour le prochain chapitre de la vie sur Terre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-style: normal;">Quand le climat change, certaines espèces disparaissent, d&#8217;autres s&#8217;adaptent. Un quart d&#8217;entre elles, comme certains papillons ou les récifs de corail, rejoindront le clan des fossiles d&#8217;ici 2050. Si les espèces migratrices peuvent s&#8217;adapter au changement climatique en modifiant les périodes et les destinations de leurs migrations, les espèces sédentaires ont une marge de manœuvre plus limitée. La biodiversité recule sous la pression des activités humaines, faisant progresser le taux d&#8217;extinction des espèces à un rythme frénétique.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">En dépit des contraintes de « profit à tout prix » que s&#8217;imposent les marchés internationaux, le réchauffement climatique brûle également nos économies. Montagne, mer ou campagne auront à pâtir à des degrés divers de ce changement. Le débat porte moins sur les 9 milliards d&#8217;êtres humains que nous serons d&#8217;ici 2100, que sur nos modes de vie et sur nos capacités à absorber les flux migratoires gigantesques qui en sont la conséquence. Le nouveau statut de réfugiés climatiques déjà existant, va s&#8217;amplifier dans un contexte de raréfaction des ressources et de guerre pour les biens de survie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant depuis 30 ans les conférences mondiales tentent d&#8217;alerter l&#8217;opinion. Bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore un large pourcentage de la population des pays développés ne place pas l&#8217;environnement au rang de préoccupation majeure (derrière le contexte économique, le chômage, le terrorisme, la délinquance et le régime de santé), la substitution progressive, dans le langage courant, du concept de &laquo;&nbsp;nature&nbsp;&raquo; par celui de &laquo;&nbsp;environnement&nbsp;&raquo; révèle déjà la transformation qui est en train de s&#8217;opérer dans la manière dont  notre société se réalise et se représente. La volonté politique de sensibiliser l&#8217;opinion publique aux sujets liés au dérèglement de la planète ne correspond pas uniquement à une dimension politique mais aussi à un premier pas vers un engagement social.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais serait-il vraiment possible de croître sans polluer surtout dans une période de crise économique intense ? La fée technologie nous sauvera-t-elle, aidée par une révolution verte ? Par la modification progressive de nos comportements et par de nouveaux systèmes de construction et des transports plus propres, les réductions de CO2 sont à notre portée. L&#8217;ordre du jour doit devenir celui de l&#8217;efficacité énergétique, de la réduction du taux de CO2 dans l&#8217;atmosphère ainsi que des autres gaz industriels à effet de serre, de dispositifs de capture et stockage de carbone, du développement des énergies renouvelables, de la production d&#8217;énergie nucléaire et de la maîtrise de ses scories et du reboisement. Tout cela passera par des prix d&#8217;investissement colossaux et surtout par un engagement mondial collectif, très difficile à faire accepter aux économies de transition et aux pays en voie de développement. En effet le contrôle des dépenses énergétiques et de production d&#8217;énergies propres paraît compliqué dans des pays tels l&#8217;Inde et la Chine. Au-delà de leur incroyable développement démographique il serait très délicat et quelque peu arrogant de la part de nos civilisations issues de la révolution industrielle de demander à un Chinois de descendre de sa voiture à peine achetée pour remonter sur son vélo !</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant la reconnaissance de leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique par les pays industrialisés est réelle.  Tous se sont engagés dans des mesures de compensation pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La Banque Mondiale et les Nations Unies prévoient que les pays développés aident les pays en développement « <em>à faire face aux coûts de leur adaptation auxdits effets</em> ». En 1992 lors du Sommet de Rio les États se reconnaissent « <em>conscients que les changements du climat de la planète et leurs effets néfastes sont un sujet de préoccupation pour l&#8217;humanité toute entière. (&#8230;) La majeure partie des GES émis dans le monde par le passé et à l&#8217;heure actuelle ont leur origine dans les pays développés </em>». À Kyoto en 1997 le texte ratifié par 150 pays se pose comme objectif de contraindre juridiquement les pays industrialisés à contenir voire à réduire leurs émissions d&#8217;ici 2012. Dans chaque État industrialisé, l&#8217;augmentation ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre est évaluée par rapport à 1990. C&#8217;est l&#8217;année de référence pour le protocole de Kyoto. En février 2005, le protocole de Kyoto est entré en vigueur. En octobre 2007 il a été ratifié ou approuvé par 175 États et l&#8217;Union Européenne, hors les États-Unis. Par ailleurs le protocole de Kyoto a prévu pour son bon fonctionnement des mécanismes flexibles, qui pourtant suscitent aujourd&#8217;hui de nombreuses controverses. Le marché des « droits à polluer » ou dit aussi « des permis négociables » (l&#8217;appellation paraît ainsi plus facile à accepter par une opinion publique mal informée de sa signification réelle), a nourri une polémique très vive pendant plusieurs années. Son sort sera jugé et défini lors de la prochaine conférence internationale des Nations Unies sur l&#8217;environnement à Copenhague en décembre prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à des projections si pessimistes et à un scénario planétaire catastrophique, est-il encore légitime de croire à la résolution des problématiques environnementales et à la reprise de la croissance ? Si le progrès s&#8217;est transformé en risque pour l&#8217;homme et pour son environnement, ne pourrait-il pas devenir aussi une chance ? En dépit de toutes les manifestations négatives entraînées par le réchauffement climatique, les médias nous prouvent que la prise de conscience progresse et  que les signes d&#8217;encouragement se multiplient. L&#8217;espoir est celui de voir naître de cette crise planétaire une incroyable créativité industrielle, une recherche scientifique et un développement technologique sans égal, accompagnés par la création de nouveaux emplois et par un nouvel élan de solidarité internationale.</p>
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