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	<title>The Tamarind &#187; Fiori</title>
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		<title>(Italiano) (English) Regardless of season, ice cream!</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 22:05:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christina Kolyva</dc:creator>
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		<title>(Italiano) (English) Sending that cash home</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 19:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nath Gbikpi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
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		<title>L&#8217;Horizon</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 11:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Bénech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Letteratura]]></category>

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		<description><![CDATA[« C’est là qu’on voit que Modiano aime beaucoup le romanesque », pharmacy  disait Bernard Pivot en 1984 dans son émission Apostrophes, cialis  au moment de la sortie en librairie de Quartier Perdu. À cette époque, cialis  on se permettait encore l’erreur d’écrire « Mondiano » dans sa bibliographie en fin d’ouvrage et de parler du livre « Les Boulevards de la ceinture » au lieu des fameux Boulevards de ceinture. Près de vingt-cinq ans après, l’auteur n’a pas changé : Modiano fuit toujours autant les interviews et les télévisions, à part celles de quelques journalistes qui ont ses faveurs. Sauf qu’il est à présent une véritable star, autant qu’une énigme dans le paysage littéraire français ; rares sont encore ceux qui le confondent avec Modigliani ou le photographe Jean-Baptiste Mondino. Le 4 mars 2010, son nouveau roman L’Horizon sortait dans toutes les librairies. Patrick Modiano, nous avait prévenu Gallimard, y raconte l’histoire tissée entre Paris et Berlin d’un homme, Jean Bosmans, qui note dans un carnet des souvenirs de jeunesse et tente de retrouver une femme. De Berlin pourtant, point, à part les quelques dernières pages. En revanche, il est question de la Suisse.
La plupart des critiques se sont plu à dire que Modiano s’intéressait dans L’Horizon à « ce qui aurait pu être, mais qui n’avait pas été ». En vérité, c’est presque attribuer trop de « sujet » à Modiano, dans un livre qui est tellement Modiano que l’intrigue a peu d’importance, somme toute : on y aime l’atmosphère créée. Car on suppose cet auteur peu enclin à se pencher sur des livres théoriques qui traitent du réalisme modal… Quoique ? Peut-être s’est-il – comme son personnage Jean Bosmans qui travaille dans une librairie ésotérique, réplique de la librairie Véga de Dans le Café de la jeunesse perdue – intéressé à l’occultisme, à l’astronomie ? Il appert que les allusions à cette problématique modale restent marginales, secondaires, et on en viendrait presque à croire que l’auteur les a insérées pour donner aux journalistes quelque viande à croquer – lui qui a si peur de déranger.
Difficile, chez Modiano, de parler de personnages ; tous sont plus ou moins des avatars de l’auteur, même les personnages féminins. Dans L’Horizon, on sourit lorsque l’on lit que Bosmans « a écrit plus d’une vingtaine de livres » et lorsqu’on voit ce genre de tours de passe-passe : « Bosmans avait encore pensé que le destin insiste quelquefois. » Suivez mon regard. À ce sujet, il est intéressant de noter que c’est véritablement le premier roman de Modiano écrit à la troisième personne du singulier. Les habitués pourront en être dérangés, voire refermer le livre abruptement en trouvant que la « petite musique » en a pris un coup. Car ceux-ci pourront avoir, au début, du mal à accepter l’illusion. Cette écriture un peu mensongère se révèle par de légers lapsus calami à la fin du roman : il arrive que tout à coup, le récit passe à la première personne. Mais évitons les termes psychanalytiques : Modiano refuse la cure, « ce serait comme si on réveillait un somnambule », explique-t-il. Il avoue avoir écrit son roman par parties puis avoir recollé les morceaux, avec de la colle invisible. Avouons-le lui, on voit un peu les soudures, mais elles tiennent. Nous savons que les sauts dans le temps lui sont caractéristiques.
Oui, il est difficile de juger une nouvelle facette de la « petite musique » ultracélèbre, à telle enseigne que l’on pourra penser au début du livre à une sorte d’autopastiche de Modiano, une parodie absurde. Puis, à y regarder de plus près, on comprend que L’Horizon est la juste continuité d’une œuvre toujours en marche, qu’il est tout bonnement modianesque : bagages pas défaits, trio autoritaire et fantomatique, discours direct libre (que définissent comme barbarisme les mêmes universitaires qui encensent Modiano), filatures, cahier de moleskine, plus-que-parfait intangible, rencontres absurdes notamment avec les figures hyperboliques des parents – dont une mère gonflée, poussée à l’extrême -, et les tropes qu’on ne comprend pas (« l’homme vêtu de noir dont on hésitait à dire s’il avait l’allure d’un prêtre défroqué ou d’un faux torero »). Pour tout cela, on lira avec plaisir L’Horizon.

Patrick Modiano, L’Horizon, 174 pages, Gallimard.

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« C’<a href="/wp-content/files/2010/04/L-horizon-de-Patrick-Modiano.jpg"><img class="alignleft size-medium  wp-image-5257" title="L'horizon-Patrick-Modiano" src="/wp-content/files/2010/04/L-horizon-de-Patrick-Modiano-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>est là qu’on voit que Modiano aime beaucoup le romanesque », <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pharmacy</a>  disait Bernard Pivot en 1984 dans son émission <em>Apostrophes</em>, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  au moment de la sortie en librairie de <em>Quartier Perdu</em>. À cette époque, <a href="http://buycialisonlinefree.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  on se permettait encore l’erreur d’écrire « Mondiano » dans sa bibliographie en fin d’ouvrage et de parler du livre « Les Boulevards de la ceinture » au lieu des fameux <em>Boulevards de ceinture</em>. Près de vingt-cinq ans après, l’auteur n’a pas changé : Modiano fuit toujours autant les interviews et les télévisions, à part celles de quelques journalistes qui ont ses faveurs. Sauf qu’il est à présent une véritable star, autant qu’une énigme dans le paysage littéraire français ; rares sont encore ceux qui le confondent avec Modigliani ou le photographe Jean-Baptiste Mondino. Le 4 mars 2010, son nouveau roman <em>L’Horizon </em>sortait dans toutes les librairies. Patrick Modiano, nous avait prévenu Gallimard, y raconte l’histoire tissée entre Paris et Berlin d’un homme, Jean Bosmans, qui note dans un carnet des souvenirs de jeunesse et tente de retrouver une femme. De Berlin pourtant, point, à part les quelques dernières pages. En revanche, il est question de la Suisse.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des critiques se sont plu à dire que Modiano s’intéressait dans <em>L’Horizon</em> à « ce qui aurait pu être, mais qui n’avait pas été ». En vérité, c’est presque attribuer trop de « sujet » à Modiano, dans un livre qui est tellement Modiano que l’intrigue a peu d’importance, somme toute : on y aime l’atmosphère créée. Car on suppose cet auteur peu enclin à se pencher sur des livres théoriques qui traitent du réalisme modal… Quoique ? Peut-être s’est-il – comme son personnage Jean Bosmans qui travaille dans une librairie ésotérique, réplique de la librairie Véga de <em>Dans le Café de la jeunesse perdue</em> – intéressé à l’occultisme, à l’astronomie ? Il appert que les allusions à cette problématique modale restent marginales, secondaires, et on en viendrait presque à croire que l’auteur les a insérées pour donner aux journalistes quelque viande à croquer – lui qui a si peur de déranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile, chez Modiano, de parler de personnages ; tous sont plus ou moins des avatars de l’auteur, même les personnages féminins. Dans <em>L’Horizon</em>, on sourit lorsque l’on lit que Bosmans « a écrit plus d’une vingtaine de livres » et lorsqu’on voit ce genre de tours de passe-passe : « Bosmans avait encore pensé que le destin insiste quelquefois. » Suivez mon regard. À ce sujet, il est intéressant de noter que c’est véritablement le premier roman de Modiano écrit à la troisième personne du singulier. Les habitués pourront en être dérangés, voire refermer le livre abruptement en trouvant que la « petite musique » en a pris un coup. Car ceux-ci pourront avoir, au début, du mal à accepter l’illusion. Cette écriture un peu mensongère se révèle par de légers lapsus calami à la fin du roman : il arrive que tout à coup, le récit passe à la première personne. Mais évitons les termes psychanalytiques : Modiano refuse la cure, « ce serait comme si on réveillait un somnambule », explique-t-il. Il avoue avoir écrit son roman par parties puis avoir recollé les morceaux, avec de la colle invisible. Avouons-le lui, on voit un peu les soudures, mais elles tiennent. Nous savons que les sauts dans le temps lui sont caractéristiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, il est difficile de juger une nouvelle facette de la « petite musique » ultracélèbre, à telle enseigne que l’on pourra penser au début du livre à une sorte d’autopastiche de Modiano, une parodie absurde. Puis, à y regarder de plus près, on comprend que <em>L’Horizon</em> est la juste continuité d’une œuvre toujours en marche, qu’il est tout bonnement modianesque : bagages pas défaits, trio autoritaire et fantomatique, discours direct libre (que définissent comme barbarisme les mêmes universitaires qui encensent Modiano), filatures, cahier de moleskine, plus-que-parfait intangible, rencontres absurdes notamment avec les figures hyperboliques des parents – dont une mère gonflée, poussée à l’extrême -, et les tropes qu’on ne comprend pas (« l’homme vêtu de noir dont on hésitait à dire s’il avait l’allure d’un prêtre défroqué ou d’un faux torero »). Pour tout cela, on lira avec plaisir <em>L’Horizon</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Patrick Modiano, <em>L’Horizon</em>, 174 pages, Gallimard.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Partager… avec Ego</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 15:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luisa de Bellis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiori]]></category>
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		<description><![CDATA[
Qu&#8217;est-ce qu’ont en commun égocentrisme et partage? Apparemment rien. Depuis que le monde est monde, les gens concentrés sur eux-mêmes, le propre bien-être et le propre profit n&#8217;ont aucune disposition au partage. Au contraire, si quelque chose de beau devait croiser leur rue, ils feraient un grand saut pour se l’accaparer, et ils se garderaient bien de le partager avec les autres. Et s’ils en parlaient avec d’autres gens ce serait uniquement pour s’en vanter.
Depuis quelques années à Brescia, et depuis quelque mois à Milan, EGO est par contre synonyme de partage.
EGO est pour Ecologico Guardaroba Organizzato (Garde-robe Écologique Organisée) et se propose comme alternative au système de consommation de l&#8217;habillement. Il s&#8217;agit d&#8217;un service innovant de fourniture de vêtements de tous les jours, qui met à disposition des inscrites 7 vêtements par semaine à l&#8217;intérieur d&#8217;une garde-robe de 120 modèles qui se renouvelle chaque six mois. Le service a un coût fixe mensuel maintenu et il permet aux femmes travailleuses (et non) d&#8217;expérimenter de nouveaux looks sans devoir se préoccuper d&#8217;acheter toujours de nouveaux habits ou de faire des achats erronées. Et laver, désinfecter et repasser c’est  EGO qui y pense!
L&#8217;idée est nait de Vittoria, une modéliste fatiguée des modes et de leur charge de conformisme, fatiguée de devoir changer de garde-robe à chaque changement de tendance, de taille et de saison, et surtout fatiguée de laver et repasser… et qui, en même temps cherchait une manière de contribuer dans son secteur à la naissance d&#8217;une nouvelle économie, fondée sur l’éco-durabilité.
Un jour elle s’est mise à dessiner sa propre ligne de vêtements et elle a décidé d’en produire beaucoup d’exemplaires, mais tout de même un nombre limité, pour que d&#8217;autres femmes puissent les mettre et les partager. De ce premier essai naquit la marque EGO, qui dans le temps a vu se créer non seulement une ligne d&#8217;habillement, mais aussi un système de valeurs et un style de vie.
EGO est pensé pour les femmes de la city qui vivent une vie animée et ont besoin d&#8217;être toujours en ordre et d&#8217;étaler toujours de nouveaux looks. Les lieux de travail dans lesquels l&#8217;apparence compte plus que la connaissance sont importants et cela a un fort coût économique et environnemental. Il y a des femmes qui dépensent des centaines d’euro par mois en nouveaux vêtements, avec tout ce que cela implique en termes de production, consommations, gaspillages, coûts. S&#8217;il est vrai que le défi le plus grand pour notre société est l&#8217;abandon de l&#8217;apparence comme modèle de jugement, c’est aussi vrai que cela arrive depuis longtemps. Et entre temps la production continue à augmenter.
Le défi que lance EGO est donc double: d’un côté, réduire la production, les consommations et les gaspillages, en passant de la logique de la possession à celle de la jouissance partagée, des habits, mais aussi de l&#8217;énergie. De l&#8217;autre, donner aux femmes plus de temps pour elles-mêmes, en les libérant du travail de nettoyage, couture, repassage et en mettant à leur disposition 365 habits par an à un coût accessible.
Pour tout dire, EGO constitue un véritable défi envers l&#8217;industrie de la mode, défenseuse de celles qui se sont maintenant imposées comme les valeurs dominantes de nôtre chère (dans le sens de couteuse) société urbaine occidentale: conformisme, tendance à la consommation immodérée, possession.
La question se pose ainsi spontanément: est-ce que nous sommes prêtes à mettre de côté notre ego et à accepter l&#8217;idée de ne pas posséder les habits que nous portons? Est-ce que nous sommes prêtes à abandonner vraiment l&#8217;idée qu’acheter nous fait nous sentir mieux? Est-ce que nous sommes prêtes à mettre des vêtements de qualité, fabriqués en Italie de femmes italiennes, qui ne suivent pas les modèles dictés par la mode? Réponse ardue. L&#8217;innovation rencontre des résistances par définition. EGO a lancé le défi, voyons si nous sommes prêts à le cueillir.



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/03/foto-ego-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4992" title="foto ego 1" src="/wp-content/files/2010/03/foto-ego-1-237x300.jpg" alt="" width="237" height="300" /></a>Qu&#8217;est-ce qu’ont en commun égocentrisme et partage? Apparemment rien. Depuis que le monde est monde, les gens concentrés sur eux-mêmes, le propre bien-être et le propre profit n&#8217;ont aucune disposition au partage. Au contraire, si quelque chose de beau devait croiser leur rue, ils feraient un grand saut pour se l’accaparer, et ils se garderaient bien de le partager avec les autres. Et s’ils en parlaient avec d’autres gens ce serait uniquement pour s’en vanter.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années à Brescia, et depuis quelque mois à Milan, EGO est par contre synonyme de partage.</p>
<p style="text-align: justify;">EGO est pour Ecologico Guardaroba Organizzato (Garde-robe Écologique Organisée) et se propose comme alternative au système de consommation de l&#8217;habillement. Il s&#8217;agit d&#8217;un service innovant de fourniture de vêtements de tous les jours, qui met à disposition des inscrites 7 vêtements par semaine à l&#8217;intérieur d&#8217;une garde-robe de 120 modèles qui se renouvelle chaque six mois. Le service a un coût fixe mensuel maintenu et il permet aux femmes travailleuses (et non) d&#8217;expérimenter de nouveaux looks sans devoir se préoccuper d&#8217;acheter toujours de nouveaux habits ou de faire des achats erronées. Et laver, désinfecter et repasser c’est  EGO qui y pense!</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est nait de Vittoria, une modéliste fatiguée des modes et de leur charge de conformisme, fatiguée de devoir changer de garde-robe à chaque changement de tendance, de taille et de saison, et surtout fatiguée de laver et repasser… et qui, en même temps cherchait une manière de contribuer dans son secteur à la naissance d&#8217;une nouvelle économie, fondée sur l’éco-durabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour elle s’est mise à dessiner sa propre ligne de vêtements et elle a décidé d’en produire beaucoup d’exemplaires, mais tout de même un nombre limité, pour que d&#8217;autres femmes puissent les mettre et les partager. De ce premier essai naquit la marque EGO, qui dans le temps a vu se créer non seulement une ligne d&#8217;habillement, mais aussi un système de valeurs et un style de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">EGO est pensé pour les femmes de la city qui vivent une vie animée et ont besoin d&#8217;être toujours en ordre et d&#8217;étaler toujours de nouveaux looks. Les lieux de travail dans lesquels l&#8217;apparence compte plus que la connaissance sont importants et cela a un fort coût économique et environnemental. Il y a des femmes qui dépensent des centaines d’euro par mois en nouveaux vêtements, avec tout ce que cela implique en termes de production, consommations, gaspillages, coûts. S&#8217;il est vrai que le défi le plus grand pour notre société est l&#8217;abandon de l&#8217;apparence comme modèle de jugement, c’est aussi vrai que cela arrive depuis longtemps. Et entre temps la production continue à augmenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Le défi que lance EGO est donc double: d’un côté, réduire la production, les consommations et les gaspillages, en passant de la logique de la possession à celle de la jouissance partagée, des habits, mais aussi de l&#8217;énergie. De l&#8217;autre, donner aux femmes plus de temps pour elles-mêmes, en les libérant du travail de nettoyage, couture, repassage et en mettant à leur disposition 365 habits par an à un coût accessible.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout dire, EGO constitue un véritable défi envers l&#8217;industrie de la mode, défenseuse de celles qui se sont maintenant imposées comme les valeurs dominantes de nôtre chère (dans le sens de couteuse) société urbaine occidentale: conformisme, tendance à la consommation immodérée, possession.</p>
<p style="text-align: justify;">La question se pose ainsi spontanément: est-ce que nous sommes prêtes à mettre de côté notre ego et à accepter l&#8217;idée de <em>ne pas posséder</em> les habits que nous portons? Est-ce que nous sommes prêtes à abandonner <em>vraiment</em> l&#8217;idée qu’acheter nous fait nous sentir mieux? Est-ce que nous sommes prêtes à mettre des vêtements de qualité, fabriqués en Italie de femmes italiennes, qui ne suivent pas les modèles dictés par la mode? Réponse ardue. L&#8217;innovation rencontre des résistances par définition. EGO a lancé le défi, voyons si nous sommes prêts à le cueillir.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Voyage pittoresque, découverte éclectique : portrait d’un Paris insolite</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[città]]></category>
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		<category><![CDATA[viaggiatori]]></category>

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Maroc, thumb  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.
Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.
Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.
Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.
Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;
Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums», boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.
En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un couvre tête blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.
Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.
Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13ème arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.
Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.
Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-3601" title="Les nouveaux Paris" src="/wp-content/files/2009/07/les-nouveaux-paris1.jpg" alt="Les nouveaux Paris" width="230" height="230" /></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Maroc, <a href="http://sildenafil24.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">thumb</a>  Algérie, Chine, Sénégal&#8230;voyager dans Paris serait-il devenu aussi simple? Promenade dans ces nouveaux Paris qui se veulent aujourd&#8217;hui aussi caractéristiques.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-style: normal;">Si un jour une soudaine envie d&#8217;évasion vous prenait, un désir de voyage et d&#8217;exotisme, de dépaysement et de nouvelles sensations, nul besoin d&#8217;affronter d&#8217;innombrables déplacements.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il vous suffira de vous promener dans les rues de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de se résumer à la Tour Eiffel et à ses quartiers très parisiens de Saint Germain et du Marais, Paris possède la rare qualité de pouvoir vous emmener de la Route de la Soie au désert du Sahara en passant par les steppes de Sibérie, le tout en une seule journée. Parfois les jours de pluie je m&#8217;amuse en allant me perdre dans des cités lointaines. Un jour je suis à Alger dans son marché aux parfums de cuir séché et de cardamome. Un autre je suis à Pékin, en train d&#8217;acheter une marionnette automatique au profil rose de Hello Kitty. Et une autre fois encore je me retrouve à Jérusalem, face la boutique d&#8217;un boucher de viande kasher, qui illumine sa vitrine par un chandelier à sept branches. Et juste avant de rentrer chez moi je fais un détour par Dakar où des allègres « mamas » aux habits bariolés transportent des bambins en fagot sur leur large dos.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais partons donc nous promener dans ce Paris aux milles visages&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le quartier de Couronnes et de Ménilmontant qui était autrefois le vivier des poissonnières, ressemble aujourd&#8217;hui à une section de Tanger. Descendez la rue Jean Pierre Timbaud, vous y croiserez « <em>Al Moukhtar, Livres, Vêtements, Parfums»,</em> boutique de prêt-à-porter féminin oriental pour toutes les saisons. Plus loin le boucher suspend la carcasse d&#8217;un bœuf entier, privé juste de sa tête, aux crochets de sa boutique aux carreaux blancs mal astiqués. Si vous passez assez tôt le matin, vous aurez même de la chance de surprendre le camion du livreur de viande, vous comprendrez alors la sensation qu&#8217;éprouvèrent Rembrandt ou Hals saisis par l&#8217;irrésistible envie de peindre ces montagnes de chair.</p>
<p style="text-align: justify;">En poursuivant le long du boulevard de Belleville un jour de marché, le spectacle est vraiment original : hommes et femmes portent leur djellaba, distingués uniquement par leur couvre-chef, voile coloré pour les dames, petit chapeau pour les messieurs. Un homme à la peau noire comme la nuit porte un caftan couleur sable et un <span style="color: #000000;">couvre tête</span> blanc comme sa barbe. Tout ce petit monde achète, vend, marchande des sacs  et des habits, des légumes, des poulets et qui sait peut-être même des tapis volants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet imprévisible tour du monde se poursuit en Afrique de l&#8217;Ouest. Peut-être par ce que cela fait longtemps qu&#8217;elles ont intégré le paysage parisien, l&#8217;originalité des femmes de ces pays ne nous surprend même plus. D&#8217;allure posée et quelque peu nonchalante, elles défilent tels des mannequins sur un podium, en exhibant les créations de leurs régions. Turban sur la tête et baluchon avec enfant sur le dos, on en ferait volontiers des œuvres d&#8217;art, dignes d&#8217;être peintes dans un tableau de Picasso.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les cultures ne dialoguent pas uniquement au Quai Branly. Le quartier chinois de Belleville est à la lisière de celui de ces milles et une nuits parisiennes. Encore plus caractéristique le « Paris zen » s&#8217;étend dans le 13<sup>ème</sup> arrondissement vers la Porte de Choisy et la Porte d&#8217;Ivry. Des jeunes hommes se livrent à des exercices de Tai-chi-chuan sur l&#8217;herbe d&#8217;une pelouse, alors que des moines à l&#8217;habit ocre viennent respectueusement vous demander l&#8217;aumône. Une odeur pas forcément agréable d&#8217;œuf frit se répand dans l&#8217;air. Un restaurant aux lampions rouges affiche sur un tableau en plastique « plat du jour : rouleau de printemps et canard laqué 12€ ». Face à un temple bouddhique je prends mon temps pour observer curieuse ces boutiques de vêtements, de chaussures et d&#8217;objets divers, qui ont fait perdre la tête et beaucoup d&#8217;argent à nos industries nationales.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cet univers côtoie désormais l&#8217;incontournable et plus traditionnel Paris franco-français, celui des grandes bourgeoises rives gauches et des hommes d&#8217;affaires rive droite. La quintessence de Paris aurait-elle vraiment tant changé ? Le Paris chanté par Piaf, Aznavour, Brel serait-il aujourd&#8217;hui perdu ? Non oserais-je dire, Paris est une ville mutante qui a choisi de faire de l&#8217;immigration une part de son identité nationale. Le nouveau Musée de l&#8217;Immigration s&#8217;acharne à le démontrer. Si les Impressionnistes avaient pu observer ces scénarios exotiques de leurs yeux, nous serions sûrement surpris de voir aujourd&#8217;hui défiler dans les salles de vente de toiles originales, riches de couleurs, de lumières et d&#8217;impressions.</p>
<p style="text-align: justify;">Et quand bien même ce melting pot parisien pourrait pour plusieurs raisons en outrager certains, il n&#8217;en demeure pas moins que voyager à Paris peut réserver des surprises inattendues.</p>
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		<title>L’artisan des vitrines Haussmann</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/l%e2%80%99artisan-des-vitrines-haussmann/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Arial, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cheap</a> sans-serif;&nbsp;&raquo;><strong></strong></span></p>
<h6 class="mceTemp">
<dl id="attachment_4518" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><span><strong><img class="size-medium wp-image-4518" title="Jean-Claude Dehix" src="/wp-content/files/2009/11/610x-300x200.jpg" alt="Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com" width="300" height="200" /></strong></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span><strong>Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com</strong></span></dd>
</dl>
</h6>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>Chaque année, à l’approche de Noël, les vitrines du boulevard Haussmann attirent une foule inconsidérée de rêveurs, grands et petits enfants. Derrière la féérie de ces vitrines, un homme, et sa toute petite équipe, qui depuis près de quarante ans donne vie aux objets les plus fous.  Pour vous, j’ai rencontré Jean-Claude Dehix. </em></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">« Je suis marionnettiste à fils. J’ai joué avec des marionnettes toute mon enfance ! Mon père était marionnettiste, dans l’univers du music-hall. Lorsqu’il a vu que le métier m’intéressait, il m’a poussé à faire du dessin industriel pour pouvoir aller plus loin. J’ai commencé à travailler avec lui, avant de prendre mon indépendance, tout comme l’a fait mon fils. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment travaillez-vous sur des vitrines comme celles du boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">La thématique m’est en général imposée par l’enseigne. Par la suite, je travaille en collaboration avec un directeur artistique, les ateliers de couture et de créateurs à qui je donne des recommandations techniques. Avec ma petite équipe, j’élabore les animations, à partir d’un mécanisme complexe qui actionne les fils de nylon qui animent les objets. A l’ atelier, il faut concevoir l’intégralité de l’animation, avant d’aller l’installer dans la vitrine en à peine plus d’une journée. J’ai avec moi une petite équipe de trois à quatre personnes dont ma propre fille. Elle est mon assistante, mon bras droit, ma main gauche…</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Avec plus de 35 ans de métier, le mouvement des objets est-il désormais une évidence ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">J’ai toujours été attirée par les bandes dessinées, les histoires de « Caroline ». Ce sont les postures des personnages qui me fascinent. Il faut être très vigilant à respecter la nature du squelette. Un genou plié à l’envers, il s’en faut de peu pour qu’un mouvement ne soit plus réaliste ! En un coup d’œil je sais voir ce qui est possible et réalisable. Sinon j’utilise une attelle de marionnettiste pour tester des mouvements. J’aime le mouvement. Le moment où l’on attache les fils et où l’on met en place les objets. Si j’ai aujourd’hui mes repères, il faut parfois y aller à tâtons et cela prends du temps. La partie mécanique est en revanche un peu rébarbative. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Tout est possible ? Tout est réalisable ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">On m’impose toujours de nouveaux défis. J’ai bien fait faire la danse du ventre à des couscoussières… Il n’y a que le rigide qui ne m’amuse pas trop. Animer des Lego ne rendrait pas grand chose. Chaque année, on avance vers des mouvements plus complexes et plus rapides. Cela entraîne une usure considérable du matériel. Cette année, les poupées russes du Printemps vont parcourir plus de 700 km en dansant ! En période d’exposition, je vérifie chaque jour l’état des fils, des mécanismes, des accessoires. C’est moi le premier spectateur. Il faut que ça me plaise et que tout soit parfait. Il paraît que je suis assez pointilleux… </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Vous travaillez pour des enseignes concurrentes. Comment arrivez vous à concilier et différencier leurs vitrines ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je crée pour le Printemps depuis 35 ans. Je m’y sens chez moi et je bénéficie d’une grande liberté ! Ils me font totalement confiance. D’un commun accord, les Galeries Lafayette ont finalement fait appel à moi, depuis vingt ans, n’ayant trouvé ailleurs un artiste ayant mes techniques et mon expérience. Je travaille dans le secret et je veille à observer deux styles bien différents dans la mise en place des vitrines et dans l’émotion. Au Printemps, il y a toujours eu beaucoup d’humour, j’y vais de ma personnalité. Aux Galeries Lafayette, c’est plus poétique, je me laisse guider davantage. Une année où je devais réaliser les vitrines des quatre grandes enseignes parisiennes (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché, Samaritaine), toutes avaient choisi le même thème. C’était incroyable ! J’ai exceptionnellement du le signaler mais toutes ont souhaité le conserver. C’était « les chats sur les toits », que j’ai donc décliné dans quatre styles. C’était superbe !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Et cette année sur le boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Les créateurs Jean-Paul Gaultier, Kenzo, Zadig et Voltaire, Marc by Marc Jacobs, Maje et Manoush ont vêtu les personnages du « Noël gourmand » des Galeries Lafayette. Le Printemps honore l’année de la Russie en France, avec de traditionnelles poupées, revisitée par Chanel et Dior. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment appréhendez-vous ce succès depuis des années, à travers le monde?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je suis ravi mais la place de l’artiste est derrière ses marionnettes. C’est là que je suis le plus à l’aise,  c’est là l’âme du marionnettiste ! Mais le plus amusant c’est encore de se fondre dans la foule devant les vitrines et d’écouter ce que disent et ressentent les gens. C’est tellement enrichissant ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>RETROUVEZ ses créations </strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Dans les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, 9e jusqu’au 31 décembre 2009.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au village de Noël de Gagny (93) du 23 novembre au 3 janvier 2010</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au parc d’attractions de la mer se sable, Ermenonville (60) </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>www.merdesable.fr</em></span></span></p>
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		<title>Россия in Memoriam</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 20:41:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Laetitia Catta</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[diario di viaggio]]></category>
		<category><![CDATA[Mongolia]]></category>
		<category><![CDATA[Viaggi]]></category>

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		<description><![CDATA[

Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, for sale  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. 



Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan1 regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de notre chère et regrettée URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.
On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &#171;&#160;nouveaux quartiers&#160;&#187; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.
Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire.  Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.
Ces vestiges &#171;&#160;historiques&#160;&#187; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.



1 Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><!-- 	 	 --></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-4242" title="ruines-russes 2" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes2-32-300x225.jpg" alt="ruines-russes 2" width="300" height="225" /></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Plantées au milieu du no-man&#8217;s-land de la steppe mongole, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">for sale</a>  des barres d&#8217;immeubles surgissent ça et là sans que l&#8217;on s&#8217;y attende. Héritage d&#8217;une période pendant laquelle le pays de Gengis Khan était sous domination soviétique, ces constructions désertées depuis presque 20 ans tentent de résister à la destruction anarchique qu&#8217;en font les Mongols. </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">Pour avoir été une ancienne base aérienne et zone industrielle soviétiques, les environs de Choïbalsan<sup><a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup> regorgent encore de toutes les ruines de la période faste de <em>notre chère et regrettée</em> URSS. Chose étrange, mais qui au fond était bien stratégique, les Russes ont choisi les endroits les plus isolés pour construire leurs villes nouvelles au cours des années 70-80 en vue de loger les soldats de l&#8217;armée rouge et leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve ainsi à 2, 5, ou 50 km de Choïbalsan des restes de &laquo;&nbsp;nouveaux quartiers&nbsp;&raquo; réservés aux Russes. Ils étaient construits sur le même site que l&#8217;usine (d&#8217;armement), la mine ou la base militaire où venaient travailler la population. Plus que des quartiers, il semble que se soient des villes entières qui aient été construites avec tous les éléments qui peuvent en composer une. On pourrait presque tout reconstituer. Et tout ça, avec pour seul matériau : le béton. Les Russes ont pu montrer ici à quel point ils en étaient les rois.</p>
<p style="text-align: justify;">Vues de Choïbalsan, ces ruines sont comme des fantômes rodant autour de la ville, des gardiens de la mémoire. <img class="alignright size-medium wp-image-4241" title="ruines-russes 1" src="/wp-content/files/2009/10/ruines-russes1-37-225x300.jpg" alt="ruines-russes 1" width="225" height="300" /> Se balader au milieu des ruines c&#8217;est se retrouver dans un autre monde &#8211; après celui de Choïbalsan -, voyager dans un autre temps, 30 ans en arrière. On est envahi par un sentiment étrange, tant on sent l&#8217;esprit soviétique encore présent. On se demande si la guerre est passée par là tellement le désordre y règne. Les habitants semblent avoir fui du jour au lendemain sans prévenir, quittant tout précipitamment. Mais en fait non, ce sont seulement les Mongols qui détruisent, encore aujourd&#8217;hui, les immeubles. Ils récupèrent les matériaux qui serviront à reconstruire d&#8217;autres bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces vestiges &laquo;&nbsp;historiques&nbsp;&raquo; ont quelques fois un petit air de ruines antiques, à la différence que rien n&#8217;est préservé, au contraire, et que dans quelques années il n&#8217;en restera sûrement plus grand-chose.</p>
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<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Choïbalsan est le chef lieu du département de Dornod (Est en 	mongol), situé à l&#8217;extrême nord-est de la Mongolie extérieure. 	Une voie ferrée relie la ville au trans-mongolien. Choïbalsan fût 	une sorte de Stalingrad : le personnage de Choïbalsan, après avoir 	été moine (bouddhiste), a pris à bras le corps la cause marxiste 	et devînt aussi tyrannique que Staline en organisant un grand 	nombre de purges&#8230;</p>
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