<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>The Tamarind &#187; Opinioni</title>
	<atom:link href="/fr/opinioni/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://thetamarind.eu</link>
	<description>Just another WordPress weblog</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Jul 2014 07:59:23 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Mettre en scène Hamlet de Shakespeare, une tâche commune et banale ?</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/19/mettre-en-scene-hamlet-de-shakespeare-une-tache-commune-et-banale%c2%a0/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/19/mettre-en-scene-hamlet-de-shakespeare-une-tache-commune-et-banale%c2%a0/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 22:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
		<category><![CDATA[Teatro]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=4730</guid>
		<description><![CDATA[

Certes Hamlet est une des pièces les plus jouée de Shakespeare, viagra  mais transformer l’Odéon en cabaret est sous doute inédit.
Pour l’occasion des petites tables rondes ont été installées dans la salle jusque sur la scène. Le public fait donc déjà partie du spectacle. Ils recevront au cours de la pièce est de ses 270 minutes des tracts, à boire et à manger.
La scène est découpée en trois espace, coté jardin une estrade surmontée d’une grosse coquille saint jacques contient un orchestre, elle pivotera pour faire place à une scène de petit théâtre, c’est là que joueront les comédiens invités par Hamlet. Un peu derrière se trouve un support d’affichage qui peut s’ouvrir et laisser place à une petite scène. Au centre, derrière les tables accueillant des spectateurs, un dispositif rond, comme une scène de cabaret ou de théâtre, avec ses décors, ses lumières, permet un autre espace scénique. Coté cour une poubelle, ou décharge. 
Une fois les lumières éteintes, le spectacle est lancé et c’est parti pour 4h30 d’un tourbillon de musique et de lumières. En effet la pièce est rythmée par des passages célèbres repris par la troupe sur des airs populaires. Le passage connu de « to be or not to be » est très attendu. Il est à la fois repris avec entrain par la troupe qui chante à tue-tête un « tube », mais également, par Hamlet qui se retrouve dans les gradins avec une petite lumière, la seule de la salle, à murmurer son texte au public, un grand écran est installé en face afin que tous les spectateurs puissent profiter de ce moment d’intimité, puis Hamlet sur scène debout lance son texte au public.
La longueur de la pièce n’enlève rien à son charme. On est captivé du début à la fin et si certains moments sont plus difficile à suivre, notamment au niveau de l’acoustique ou de l’élocution de certains acteurs, les passages chantés, les jeux de lumière et l’humour de la mise en scène nous tiennent éveillés et attentifs jusqu’à ce que les lumières se rallument.

Hamlet Cabaret
Mis en scène par Matthias Langhoff

Théâtre de l&#8217;Odéon
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY">
<div id="attachment_4729" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4729" title="Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon" src="/wp-content/files/2010/01/_hamlet1-300x200.jpg" alt="Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon" width="300" height="200" /><p class="wp-caption-text">Un Cabaret Hamlet - Matthias Langhoff - Odéon</p></div>
<p>Certes Hamlet est une des pièces les plus jouée de Shakespeare, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" title="viagra" style="text-decoration:none;color:#676c6c">viagra</a>  mais transformer l’Odéon en cabaret est sous doute inédit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Pour l’occasion des petites tables rondes ont été installées dans la salle jusque sur la scène. Le public fait donc déjà partie du spectacle. Ils recevront au cours de la pièce est de ses 270 minutes des tracts, à boire et à manger.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">La scène est découpée en trois espace, coté jardin une estrade surmontée d’une grosse coquille saint jacques contient un orchestre, elle pivotera pour faire place à une scène de petit théâtre, c’est là que joueront les comédiens invités par Hamlet. Un peu derrière se trouve un support d’affichage qui peut s’ouvrir et laisser place à une petite scène. Au centre, derrière les tables accueillant des spectateurs, un dispositif rond, comme une scène de cabaret ou de théâtre, avec ses décors, ses lumières, permet un autre espace scénique. Coté cour une poubelle, ou décharge. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Une fois les lumières éteintes, le spectacle est lancé et c’est parti pour 4h30 d’un tourbillon de musique et de lumières. En effet la pièce est rythmée par des passages célèbres repris par la troupe sur des airs populaires. Le passage connu de « to be or not to be » est très attendu. Il est à la fois repris avec entrain par la troupe qui chante à tue-tête un « tube », mais également, par Hamlet qui se retrouve dans les gradins avec une petite lumière, la seule de la salle, à murmurer son texte au public, un grand écran est installé en face afin que tous les spectateurs puissent profiter de ce moment d’intimité, puis Hamlet sur scène debout lance son texte au public.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">La longueur de la pièce n’enlève rien à son charme. On est captivé du début à la fin et si certains moments sont plus difficile à suivre, notamment au niveau de l’acoustique ou de l’élocution de certains acteurs, les passages chantés, les jeux de lumière et l’humour de la mise en scène nous tiennent éveillés et attentifs jusqu’à ce que les lumières se rallument.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Hamlet Cabaret</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Mis en scène par Matthias Langhoff<br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">Théâtre de l&#8217;Odéon</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/19/mettre-en-scene-hamlet-de-shakespeare-une-tache-commune-et-banale%c2%a0/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Au revoir Monsieur Rohmer</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/11/goodbye-monsieur-rohmer/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/11/goodbye-monsieur-rohmer/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giovanni Biglino</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle Vague]]></category>
		<category><![CDATA[Rohmer]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=4695</guid>
		<description><![CDATA[Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.
Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.
Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).
Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).
Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).
De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).
Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.
Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4699" title="rohmer-conte-dete1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-conte-dete1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Monsieur  Eric Rohmer (1920-2010), un maître de Légèreté, infatigable, un des  directeurs de film français les plus célèbres. Un théoricien de l&#8217;art du  Cinéma, un directeur sensible, un acteur libre qui y a trouvé sa propre  langue et y est resté fidèle pendant un demi-siècle avec délicatesse et  talent, évitant contradictions et demi-tours, sans perdre son  indubitable sens du contact. Peut-être qu’il a glissé de temps en temps  (son Perceval), mais c&#8217;est humain dans une excellente carrière qui a  commencé il y a cinquante ans par Le signe du Lion (1959), un hymne à  Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Né Jean Marie Maurice Schérer, son début est celui d&#8217;un auteur,  quand en 1946 il a publié Elisabeth, un roman &#8211; caractérisé par la prose  subtile &#8211; qui nous laisse anticiper le style des scénarios de ses films  futurs. Le livre est sorti avec le pseudonyme Gilbert Cordier. Un  pseudonyme est souvent associé à la honte et la rancœur (regarder  Stendhal) et à cet égard Monsieur Rohmer, avec son double nom de plume,  avait probablement quelque chose à révéler.</p>
<p style="text-align: justify;">Après les premiers longs métrages, l&#8217;artiste commence à voir son chemin.  Son aventure dans le monde du cinéma d&#8217;art et d’essai a commencé.  Directeur d&#8217;une part et, de l&#8217;autre, théoricien. En fait, Rohmer était  le Rédacteur du Cahiers du cinéma pendant quelques années. C’étaient les  années de Godard, Chabrol, Rivette, Eustache, Truffaut. Les années de  films inoubliables (la légende de À bout de souffle, l&#8217;histoire poétique  de Jules et Jim) quand Rohmer a choisi sa position (sur la touche) pour  jouer un jeu indépendant. Il conçoit un projet ambitieux : les cycles  de films (des histoires aux scènes différentes, sur des niveaux  multiples) dans lesquels il a l&#8217;intention de retracer les facettes  infinies de l&#8217;âme humaine, le manque de valeur et la complexité, la  splendeur et la fragilité, avec tous les aspects comiques (ou  tragi-comique).</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier cycle est celui des Contes Moraux. Six films stupéfiants, de  grande profondeur, vraiment différents les uns des autres et pourtant  tous liés dans un cercle fermé. La boulangère de Monceau (1962), La  carrière de Suzanne (1963), La collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud  (1969), Le genou de Claire (1970)  et L’amour l’après-midi (1972).   Chacune de ces histoires implique un choix moral, un dilemme qui rend  perplexe le personnage, une décision importante à prendre. Ce sont les  dialogues serrés entre Jean-Louis Trintignat et Françoise Fabian (Maud  inoubliable), c&#8217;est l&#8217;obsession concentrée sur le genou de la jeune  séduisante (et arrogante) Claire, c&#8217;est les pensées des trois  personnages de La collectionneuse (une sorte de Jules et Jim avec des  couleurs empruntées à Matisse et Bonnard).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette méditation en six actes est suivie par une pause historique,  pendant laquelle Rohmer dirige La marquise Von (1976, inspiré <a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4700" title="rohmer-collectionneuse1" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-collectionneuse1-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a>par un  court roman de Heinrich von Kleist, un beau film caractérisé par  l&#8217;éclairage magistral) et Perceval le Gallois (1978, une lourde  adaptation de Chrétiens de Troyes). Voici les digressions historiques et  littéraires, reprises par Rohmer vers la fin de sa carrière dans  L&#8217;anglaise et  le duc (2001).</p>
<p style="text-align: justify;">De nouveau absorbé dans la vie quotidienne, Rohmer introduit un deuxième  cycle, celui des Comédies et Proverbes. Si l&#8217;objectif est toujours le  même (un homme, une femme, leur psychologie), la tactique a changé : un  adage folklorique est cité et présenté dans le contexte d&#8217;une plage en  Bretagne ou dans le Paris des années 1980. Les films dans ce cycle sont :  La femme de l’aviateur (1981), Le beau mariage (1982), Pauline à la  plage (1982), Les nuits de pleine lune (1984), Le rayon vert (1986),   Reinette et Mirabelle (1987) et L’ami de mon amie (1987).</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces films ont joui du succès des critiques et du public, tous ont  été caractérisés par la marque de Rohmer: les dialogues se poursuivant  et l&#8217;entrelaçant, les lieux simples (souvent des côtes, mais aussi  souvent la campagne, un Paris inattendu), les acteurs accomplis  (intelligemment dirigé mais aussi libres d’improviser pour transmettre  plus de spontanéité aux mémorables dialogues en mouvement constant).<br />
Un autre cycle suit, celui des Quatre Saisons : Conte de printemps  (1989), Conte d&#8217;hiver (1991), Conte d&#8217;été (1996) et Conte d&#8217;automne  (1998). Les saisons sont identifiées avec leurs couleurs &#8211; le bleu clair  du ciel de la Normandie pour l&#8217;Été, le rouge, vert et brun des vignes  pour l&#8217;Automne. La sensibilité est, à ce jour, familière : les  méditations d&#8217;un jeune homme attrapé dans ses rêves et dans son  incertitude, deux amis dans leur jeune âge s&#8217;amusant dans une comédie de  malentendus (sérieux, mais avec un sourire). Jonglerie et mise en  équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4698" title="rohmer-ma-nuit-chez-maud" src="/wp-content/files/2010/01/rohmer-ma-nuit-chez-maud-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Il y a aussi des films à l&#8217;extérieur des cycles. Ce Rendez-vous à Paris,  dans lequel la structure est toujours typique de Rohmer. L&#8217;anglaise et  le duc (2001) des mémoires de Lady Grace Dalrymple Elliot, amante du Duc  d&#8217;Orléans interprété par l’excellente Lucy Russell. Et ici Monsieur  Rohmer trouve une de ses forces : le goût inégalé dans choix des  acteurs. Les acteurs qui donnent une performance stupéfiante et  disparaissent ensuite (de l&#8217;écran, pas dans la mémoire du public), comme  Politoff Haydée, le personnage de La collectionneuse. Mais aussi les  légendes du cinéma français : Françoise Fabian (la séduisante Maud) et  Jean-Louis Trintignat. André Dussolier et Barbet Schroeder, Arielle  Dombasle et Pascal Greggory. Certains des acteurs et des actrices sont  fétiches, surtout Béatrice Romand (jeune dans Le genou de Claire,  ensuite dans Le beau mariage, pour lequel on lui a attribué la Coppa  Volpi à Venise) et Marie Riviére (vu dans La femme de l&#8217;aviateur et  rayon vert). Les deux unies dans le Conte D&#8217;automne dans une double  interprétation mémorable. Ou encore de jeunes acteurs prometteurs, comme  Melvil Poupaud dans le Conte D&#8217;été.</p>
<p style="text-align: justify;">En général la force du cinéma de Rohmer repose sur sa délicatesse. La  capacité de retracer la fragilité d&#8217;une relation, l&#8217;intensité d&#8217;une  impulsion, la complexité d&#8217;un doute. Souvent entrelacés avec les  mouvements du corps (le directeur très observateur, les acteurs très  raffiné), les sentiments sont les vrais acteurs des débats moraux, des  comédies et des proverbes, des saisons de la vie (un été passionné, un  automne mélancolique finissant avec un sourire). Un film de Rohmer peut  être ironique, humoristique, subtilement triste, manifestement intime –  mais toujours, cependant, profondément humain.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2010/01/11/goodbye-monsieur-rohmer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Consécration et hérésies de mode</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/consecration-et-heresies-de-mode/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/consecration-et-heresies-de-mode/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 16:48:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[Moda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=4437</guid>
		<description><![CDATA[Souvent la mode surprend, pharm  laisse coi, see  intrigue. C’est un fait. On ne l’en blâmera pas, advice  la mode est faite pour cela. On s’en délecte, on s’en amuse. Mais quel regard portons nous vraiment sur ces créations ? Quand le plaisir et l’inconscient s’en mêlent…
Allez savoir comment, grâce à la sombre alchimie de nos envies, de nos sentiments et de nos personnalités, il nous est permis d’apprécier ou de détester des pièces aux antipodes de nos goûts ordinaires. De fantasmer irrémédiablement sur quelque chose qu’on n’oserait jamais &#8211; au grand jamais &#8211; porter au quotidien, ou d’aimer à la folie une vieille chose informe, passée de mode et importable en dehors de chez soi.

Lace boots haut perchées
Aperçue sur les podiums, omniprésente dans les magazines, sur les blogs fashion-addicts, a surgi une véritable hérésie. Les boots lacées, largement  compensées ou à talons vertigineux. Traduisez par « une paire de chaussures, à mi-chemin entre les bottillons alpins, les patins à glace et les basket, affublées de talons vertigineux caoutchoutés ou d’une semelle compensée digne de talons aiguilles ». Black-out. Néant. Incompréhension totale. Jusqu’à ce qu’apparaisse, au défilé automne-hiver 2010, le modèle de chez Chloé, suivi de son pâle placebo de chez Topshop. Impressionnante métamorphose d’un monstre. La noblesse des matières et des coloris, la finesse d’une ligne, ont su faire d’un godillot infâme une divine paire de chaussures, féminines, simples et décalées, Vertigineuses et solidement ancrées sur le bitume, à donner l’envie d’aller grimper les sommets.


Fascination du pire
Etrange sensation. Est-ce donc simplement le luxe ? Une certaine classe, une excellente finesse, la pureté et la simplicité des matières, des courbes parfaites et un incessant rappel vintage. Ces chaussures, au prix indécent, jamais je n’imaginerais les acheter, encore moins les porter au quotidien. Et pourtant… Dans l’excès le plus total, leur perfection me fascine, détourne mon regard et suscite mon vif intérêt. Je vois avant tout la beauté de l’objet, son esthétique imparable. L’inquiétude me gagne. Je reluque maintenant les vitrines comme si je visitais un musée…

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4441" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><em> </em><em><img class="size-medium wp-image-4441" title="boots-chloc2ae-2" src="/wp-content/files/2009/11/boots-chloc2ae-2-200x300.jpg" alt="Boots Chloé chez www.punky-b.com" width="200" height="300" /></em><p class="wp-caption-text">Boots Chloé chez www.punky-b.com</p></div>
<p><em>Souvent la mode surprend, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pharm</a>  laisse coi, <a href="http://cialis-for-sale-safe.com/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">see</a>  intrigue. C’est un fait. On ne l’en blâmera pas, <a href="http://viagraonlinebuy.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">advice</a>  la mode est faite pour cela. On s’en délecte, on s’en amuse. Mais quel regard portons nous vraiment sur ces créations ? Quand le plaisir et l’inconscient s’en mêlent…</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Allez savoir comment, grâce à la sombre alchimie de nos envies, de nos sentiments et de nos personnalités, il nous est permis d’apprécier ou de détester des pièces aux antipodes de nos goûts ordinaires. De fantasmer irrémédiablement sur quelque chose qu’on n’oserait jamais &#8211; au grand jamais &#8211; porter au quotidien, ou d’aimer à la folie une vieille chose informe, passée de mode et importable en dehors de chez soi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Lace boots haut perchées</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Aperçue sur les podiums, omniprésente dans les magazines, sur les blogs fashion-addicts, a surgi une véritable hérésie. Les boots lacées, largement  compensées ou à talons vertigineux. Traduisez par <em>« une paire de chaussures, à mi-chemin entre les bottillons alpins, les patins à glace et les basket, affublées de talons vertigineux caoutchoutés ou d’une semelle compensée digne de talons aiguilles »</em>. Black-out. Néant. Incompréhension totale. Jusqu’à ce qu’apparaisse, au défilé automne-hiver 2010, le modèle de chez Chloé, suivi de son pâle placebo de chez Topshop. Impressionnante métamorphose d’un monstre. La noblesse des matières et des coloris, la finesse d’une ligne, ont su faire d’un godillot infâme une divine paire de chaussures, féminines, simples et décalées, Vertigineuses et solidement ancrées sur le bitume, à donner l’envie d’aller grimper les sommets.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Fascination du pire</strong></p>
<div id="attachment_4439" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><strong> </strong><strong><img class="size-medium wp-image-4439" title="Lacoste" src="/wp-content/files/2009/11/lacoste-300x211.jpg" alt="Boots Lacoste sur www.tendances-de-mode.com" width="300" height="211" /></strong><p class="wp-caption-text">Boots Lacoste sur www.tendances-de-mode.com</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Etrange sensation. Est-ce donc simplement le luxe ? Une certaine classe, une excellente finesse, la pureté et la simplicité des matières, des courbes parfaites et un incessant rappel vintage. Ces chaussures, au prix indécent, jamais je n’imaginerais les acheter, encore moins les porter au quotidien. Et pourtant… Dans l’excès le plus total, leur perfection me fascine, détourne mon regard et suscite mon vif intérêt. Je vois avant tout la beauté de l’objet, son esthétique imparable. L’inquiétude me gagne. Je reluque maintenant les vitrines comme si je visitais un musée…</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/consecration-et-heresies-de-mode/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mc Donald’s, une stratégie de proximité</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/05/mc-donald%e2%80%99s-une-strategie-de-proximite/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/05/mc-donald%e2%80%99s-une-strategie-de-proximite/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 07:05:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[pubblicità]]></category>
		<category><![CDATA[Società]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=4459</guid>
		<description><![CDATA[



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 	 	 --></p>
<p align="justify"><em></em></p>
<h6 class="mceTemp">
<dl id="attachment_4460" class="wp-caption alignleft" style="width: 228px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em></em><em><img class="size-medium wp-image-4460" title="mac-do" src="/wp-content/files/2009/11/mac-do-218x300.jpg" alt="Campagne danoise pour l’arrivée du Wi-Fi dans les restaurants, <a href="http://cialis-for-sale-safe.com/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  en 2007 sur  http://www.blogthecom.com    &nbsp;&raquo; width=&nbsp;&raquo;218&#8243; height=&nbsp;&raquo;300&#8243; /></em> </dt>
<dd class="wp-caption-dd"><em></em><em><span style="color: #000000;">Campagne danoise pour l’arrivée du Wi-Fi dans les restaurants, en 2007 sur http://www.blogthecom.com </span></em></dd>
</dl>
</h6>
<p><em>Les étudiants connaissent bien le filon ! Mc Donald&#8217;s est la première enseigne à avoir proposé le Wi-Fi gratuit et illimité, en 2006. Pour ne pas se laisser distancer, le géant du fast-food suit au plus près l&#8217;évolution de sa jeune clientèle, par ses principaux centres d&#8217;intérêt : le high-tech et la musique.</em></p>
<p align="justify">
<p align="justify">Depuis le 29 octobre, les clients des restaurants Mac Donald&#8217;s ont accès à une nouvelle plateforme Wi-Fi, conçue et réalisée par Duke. Un service de proximité, sur mesure, pour séduire une clientèle jeune et dynamique, toujours en attente. Dorénavant, lorsqu&#8217;ils se connectent, les internautes sont orientés vers un portail, permettant d&#8217;accéder à de nouveaux services : des infos pratiques et autres horaires, les cinémas les plus proches etc.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Dans un partenariat avec Deezer, chaque « Mc Do&#8217; » pilote son ambiance musicale par tranches horaires, en alternant 8 playlists (jazz, pop, acoustique, rock, scène française, pop, hits, aléatoire et lounge) selon les moments de la jouréne. Via la nouvelle plateforme Wi-Fi, le consommateur pout connaître en temps réel l&#8217;interprète diffusé et les trois morceaux à venir. Et bien entendu les ajouter à sa propre playlist Deezer. Un espace Ceux Qu&#8217;il Faut Découvrir (CQFD) propose une sélection de nouveaux talents&#8230; On demande à voir les goûts musicaux de Ronald !</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Pour les fanatiques du big Mac, Mcdonald.fr et Google Map permettaient déjà de trouver un fastfood sur votre trajet, ou de repérer le plus proche de votre domicile. Depuis août dernier, une application Mc Donald&#8217;s pour Iphone est disponible gratuitement, sur l&#8217;AppStore. Elle permet de trouver, grâce à votre position GPS, les « Mc Do&#8217; » alentour, l&#8217;accès, les services proposés, les promos et sandwiches du moment. Et comme les deux sont souvent associés, les cinémas les plus proches et les films à l&#8217;affiche.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Sources : d&#8217;après Doc News</p>
<p align="justify"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.blogthecom.com/"></a></span></p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify"> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/05/mc-donald%e2%80%99s-une-strategie-de-proximite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entre vertige et nausées : Les enfants de Saturne, la nouvelle pièce d’Olivier Py aux Ateliers Berthier.</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/entre-vertige-et-nausees%c2%a0-les-enfants-de-saturne-la-nouvelle-piece-d%e2%80%99olivier-py-aux-ateliers-berthier/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/entre-vertige-et-nausees%c2%a0-les-enfants-de-saturne-la-nouvelle-piece-d%e2%80%99olivier-py-aux-ateliers-berthier/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 22:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Alice Poisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Teatro]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=4227</guid>
		<description><![CDATA[

Après avoir traversé le décor réaliste d’un bureau, malady  on prend place sur les gradins pour un tour de train fantôme ou de manège. Une fois assis, capsule  Olivier Py en Monsieur Loyal nous annonce que nous allons assister à « un monde qui meurt ».
Saturne (Bruno Sermonne), prostate  directeur de la république, journal en faillite est au seuil de la mort. Il ne voit en aucun de ses enfants la relève qu’il souhaiterait. Ni en Paul (Nazim Boudjenah), qui aime sa sœur Ans (Amira Casar), enceinte de ses œuvres, ni en Simon (Philippe Girard), veuf récent, rongé par son désir pour son fils Virgile (Matthieu Dessertine), ni même en son bâtard, Ré (Michel Fau), qui a sacrifié une main pour prouver son amour.
De l’inceste à l’homosexualité en passant par l’infanticide, Olivier Py tente de nous parler de l’amour à travers cette saga familiale, cette tragédie hystérique où le silence n’est qu’un personnage pyromane.
On peut peut-être se sentir écrasé par l’avalanche de mots et de références. Mais on peut aussi se laisser porter par la voix des acteurs et leur merveilleuse diction, sans tenter de vouloir comprendre chaque mot, mais simplement de ressentir l’émotion, de se laisser envoûter par ces mélopées. Au plaisir des oreilles s’ajoute celui des yeux. En effet, durant notre tour de manége, on ne sait qu’admirer : l’extraordinaire travail de scénographie, la lumière qui sculpte les corps en quasi-chorégraphie ou simplement la précision extrême du décor.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">
<div id="attachment_4341" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4341" title="enfants-de-saturne-alain-fonteray" src="/wp-content/files/2009/10/enfants-de-saturne-alain-fonteray-300x195.jpg" alt="Crédits photo - Alain Fonteroy" width="300" height="195" /><p class="wp-caption-text">Crédits photo - Alain Fonteroy</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>Après avoir traversé le décor réaliste d’un bureau, <a href="http://cialis24online.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">malady</a>  on prend place sur les gradins pour un tour de train fantôme ou de manège. Une fois assis, <a href="http://buyviagraonlinefree.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">capsule</a>  Olivier Py en Monsieur Loyal nous annonce que nous allons assister à « <em>un monde qui meurt</em> ».</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Saturne (Bruno Sermonne), <a href="http://sildenafil4sale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">prostate</a>  directeur de la république, journal en faillite est au seuil de la mort. Il ne voit en aucun de ses enfants la relève qu’il souhaiterait. Ni en Paul (Nazim Boudjenah), qui aime sa sœur Ans (Amira Casar), enceinte de ses œuvres, ni en Simon (Philippe Girard), veuf récent, rongé par son désir pour son fils Virgile (Matthieu Dessertine), ni même en son bâtard, Ré (Michel Fau), qui a sacrifié une main pour prouver son amour.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">De l’inceste à l’homosexualité en passant par l’infanticide, Olivier Py tente de nous parler de l’amour à travers cette saga familiale, cette tragédie hystérique où le silence n’est qu’un personnage pyromane.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">On peut peut-être se sentir écrasé par l’avalanche de mots et de références. Mais on peut aussi se laisser porter par la voix des acteurs et leur merveilleuse diction, sans tenter de vouloir comprendre chaque mot, mais simplement de ressentir l’émotion, de se laisser envoûter par ces mélopées. Au plaisir des oreilles s’ajoute celui des yeux. En effet, durant notre tour de manége, on ne sait qu’admirer : l’extraordinaire travail de scénographie, la lumière qui sculpte les corps en quasi-chorégraphie ou simplement la précision extrême du décor.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/entre-vertige-et-nausees%c2%a0-les-enfants-de-saturne-la-nouvelle-piece-d%e2%80%99olivier-py-aux-ateliers-berthier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réchauffement climatique : comment, pourquoi, jusqu’où ?</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/rechauffement-climatique-comment-pourquoi-jusqu%e2%80%99ou/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/rechauffement-climatique-comment-pourquoi-jusqu%e2%80%99ou/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 21:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Tiepolo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Aggiungi nuovo tag]]></category>
		<category><![CDATA[ambiente]]></category>
		<category><![CDATA[ecologia]]></category>
		<category><![CDATA[Economia]]></category>
		<category><![CDATA[inquinamento]]></category>
		<category><![CDATA[Società]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=3594</guid>
		<description><![CDATA[Le réchauffement climatique est une dérive sans retour. Cependant, pilule  en dépit des dégâts irréparables commis, y a-t-il encore un espoir de tirer profit des dérèglements économiques, politiques et sociaux, conséquences de la transformation du monde ?
La canicule de 2003, le tsunami de 2004, l&#8217;ouragan Katrina en 2005, autant d&#8217;expressions dramatiques de la vulnérabilité humaine face aux caprices du climat. Des icebergs qui fondent, des îles submergées, la pollution, l&#8217;épuisement des ressources naturelles, l&#8217;effet de serre, la déforestation, le recul de la biodiversité&#8230; Tout dans le phénomène planétaire du réchauffement climatique confirme un scénario catastrophe pour le prochain chapitre de la vie sur Terre.
Quand le climat change, certaines espèces disparaissent, d&#8217;autres s&#8217;adaptent. Un quart d&#8217;entre elles, comme certains papillons ou les récifs de corail, rejoindront le clan des fossiles d&#8217;ici 2050. Si les espèces migratrices peuvent s&#8217;adapter au changement climatique en modifiant les périodes et les destinations de leurs migrations, les espèces sédentaires ont une marge de manœuvre plus limitée. La biodiversité recule sous la pression des activités humaines, faisant progresser le taux d&#8217;extinction des espèces à un rythme frénétique.
En dépit des contraintes de « profit à tout prix » que s&#8217;imposent les marchés internationaux, le réchauffement climatique brûle également nos économies. Montagne, mer ou campagne auront à pâtir à des degrés divers de ce changement. Le débat porte moins sur les 9 milliards d&#8217;êtres humains que nous serons d&#8217;ici 2100, que sur nos modes de vie et sur nos capacités à absorber les flux migratoires gigantesques qui en sont la conséquence. Le nouveau statut de réfugiés climatiques déjà existant, va s&#8217;amplifier dans un contexte de raréfaction des ressources et de guerre pour les biens de survie.
Pourtant depuis 30 ans les conférences mondiales tentent d&#8217;alerter l&#8217;opinion. Bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore un large pourcentage de la population des pays développés ne place pas l&#8217;environnement au rang de préoccupation majeure (derrière le contexte économique, le chômage, le terrorisme, la délinquance et le régime de santé), la substitution progressive, dans le langage courant, du concept de &#171;&#160;nature&#160;&#187; par celui de &#171;&#160;environnement&#160;&#187; révèle déjà la transformation qui est en train de s&#8217;opérer dans la manière dont  notre société se réalise et se représente. La volonté politique de sensibiliser l&#8217;opinion publique aux sujets liés au dérèglement de la planète ne correspond pas uniquement à une dimension politique mais aussi à un premier pas vers un engagement social.
Mais serait-il vraiment possible de croître sans polluer surtout dans une période de crise économique intense ? La fée technologie nous sauvera-t-elle, aidée par une révolution verte ? Par la modification progressive de nos comportements et par de nouveaux systèmes de construction et des transports plus propres, les réductions de CO2 sont à notre portée. L&#8217;ordre du jour doit devenir celui de l&#8217;efficacité énergétique, de la réduction du taux de CO2 dans l&#8217;atmosphère ainsi que des autres gaz industriels à effet de serre, de dispositifs de capture et stockage de carbone, du développement des énergies renouvelables, de la production d&#8217;énergie nucléaire et de la maîtrise de ses scories et du reboisement. Tout cela passera par des prix d&#8217;investissement colossaux et surtout par un engagement mondial collectif, très difficile à faire accepter aux économies de transition et aux pays en voie de développement. En effet le contrôle des dépenses énergétiques et de production d&#8217;énergies propres paraît compliqué dans des pays tels l&#8217;Inde et la Chine. Au-delà de leur incroyable développement démographique il serait très délicat et quelque peu arrogant de la part de nos civilisations issues de la révolution industrielle de demander à un Chinois de descendre de sa voiture à peine achetée pour remonter sur son vélo !
Pourtant la reconnaissance de leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique par les pays industrialisés est réelle.  Tous se sont engagés dans des mesures de compensation pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La Banque Mondiale et les Nations Unies prévoient que les pays développés aident les pays en développement « à faire face aux coûts de leur adaptation auxdits effets ». En 1992 lors du Sommet de Rio les États se reconnaissent « conscients que les changements du climat de la planète et leurs effets néfastes sont un sujet de préoccupation pour l&#8217;humanité toute entière. (&#8230;) La majeure partie des GES émis dans le monde par le passé et à l&#8217;heure actuelle ont leur origine dans les pays développés ». À Kyoto en 1997 le texte ratifié par 150 pays se pose comme objectif de contraindre juridiquement les pays industrialisés à contenir voire à réduire leurs émissions d&#8217;ici 2012. Dans chaque État industrialisé, l&#8217;augmentation ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre est évaluée par rapport à 1990. C&#8217;est l&#8217;année de référence pour le protocole de Kyoto. En février 2005, le protocole de Kyoto est entré en vigueur. En octobre 2007 il a été ratifié ou approuvé par 175 États et l&#8217;Union Européenne, hors les États-Unis. Par ailleurs le protocole de Kyoto a prévu pour son bon fonctionnement des mécanismes flexibles, qui pourtant suscitent aujourd&#8217;hui de nombreuses controverses. Le marché des « droits à polluer » ou dit aussi « des permis négociables » (l&#8217;appellation paraît ainsi plus facile à accepter par une opinion publique mal informée de sa signification réelle), a nourri une polémique très vive pendant plusieurs années. Son sort sera jugé et défini lors de la prochaine conférence internationale des Nations Unies sur l&#8217;environnement à Copenhague en décembre prochain.
Face à des projections si pessimistes et à un scénario planétaire catastrophique, est-il encore légitime de croire à la résolution des problématiques environnementales et à la reprise de la croissance ? Si le progrès s&#8217;est transformé en risque pour l&#8217;homme et pour son environnement, ne pourrait-il pas devenir aussi une chance ? En dépit de toutes les manifestations négatives entraînées par le réchauffement climatique, les médias nous prouvent que la prise de conscience progresse et  que les signes d&#8217;encouragement se multiplient. L&#8217;espoir est celui de voir naître de cette crise planétaire une incroyable créativité industrielle, une recherche scientifique et un développement technologique sans égal, accompagnés par la création de nouveaux emplois et par un nouvel élan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft size-full wp-image-3597" title="Gobal warming" src="/wp-content/files/2009/07/gobal_warming1.jpg" alt="Gobal warming" width="300" height="224" />Le réchauffement climatique est une dérive sans retour. Cependant, <a href="http://sildenafilbuyonline.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">pilule</a>  en dépit des dégâts irréparables commis, y a-t-il encore un espoir de tirer profit des dérèglements économiques, politiques et sociaux, conséquences de la transformation du monde ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La canicule de 2003, le tsunami de 2004, l&#8217;ouragan Katrina en 2005, autant d&#8217;expressions dramatiques de la vulnérabilité humaine face aux caprices du climat. Des icebergs qui fondent, des îles submergées, la pollution, l&#8217;épuisement des ressources naturelles, l&#8217;effet de serre, la déforestation, le recul de la biodiversité&#8230; Tout dans le phénomène planétaire du réchauffement climatique confirme un scénario catastrophe pour le prochain chapitre de la vie sur Terre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-style: normal;">Quand le climat change, certaines espèces disparaissent, d&#8217;autres s&#8217;adaptent. Un quart d&#8217;entre elles, comme certains papillons ou les récifs de corail, rejoindront le clan des fossiles d&#8217;ici 2050. Si les espèces migratrices peuvent s&#8217;adapter au changement climatique en modifiant les périodes et les destinations de leurs migrations, les espèces sédentaires ont une marge de manœuvre plus limitée. La biodiversité recule sous la pression des activités humaines, faisant progresser le taux d&#8217;extinction des espèces à un rythme frénétique.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">En dépit des contraintes de « profit à tout prix » que s&#8217;imposent les marchés internationaux, le réchauffement climatique brûle également nos économies. Montagne, mer ou campagne auront à pâtir à des degrés divers de ce changement. Le débat porte moins sur les 9 milliards d&#8217;êtres humains que nous serons d&#8217;ici 2100, que sur nos modes de vie et sur nos capacités à absorber les flux migratoires gigantesques qui en sont la conséquence. Le nouveau statut de réfugiés climatiques déjà existant, va s&#8217;amplifier dans un contexte de raréfaction des ressources et de guerre pour les biens de survie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant depuis 30 ans les conférences mondiales tentent d&#8217;alerter l&#8217;opinion. Bien qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore un large pourcentage de la population des pays développés ne place pas l&#8217;environnement au rang de préoccupation majeure (derrière le contexte économique, le chômage, le terrorisme, la délinquance et le régime de santé), la substitution progressive, dans le langage courant, du concept de &laquo;&nbsp;nature&nbsp;&raquo; par celui de &laquo;&nbsp;environnement&nbsp;&raquo; révèle déjà la transformation qui est en train de s&#8217;opérer dans la manière dont  notre société se réalise et se représente. La volonté politique de sensibiliser l&#8217;opinion publique aux sujets liés au dérèglement de la planète ne correspond pas uniquement à une dimension politique mais aussi à un premier pas vers un engagement social.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais serait-il vraiment possible de croître sans polluer surtout dans une période de crise économique intense ? La fée technologie nous sauvera-t-elle, aidée par une révolution verte ? Par la modification progressive de nos comportements et par de nouveaux systèmes de construction et des transports plus propres, les réductions de CO2 sont à notre portée. L&#8217;ordre du jour doit devenir celui de l&#8217;efficacité énergétique, de la réduction du taux de CO2 dans l&#8217;atmosphère ainsi que des autres gaz industriels à effet de serre, de dispositifs de capture et stockage de carbone, du développement des énergies renouvelables, de la production d&#8217;énergie nucléaire et de la maîtrise de ses scories et du reboisement. Tout cela passera par des prix d&#8217;investissement colossaux et surtout par un engagement mondial collectif, très difficile à faire accepter aux économies de transition et aux pays en voie de développement. En effet le contrôle des dépenses énergétiques et de production d&#8217;énergies propres paraît compliqué dans des pays tels l&#8217;Inde et la Chine. Au-delà de leur incroyable développement démographique il serait très délicat et quelque peu arrogant de la part de nos civilisations issues de la révolution industrielle de demander à un Chinois de descendre de sa voiture à peine achetée pour remonter sur son vélo !</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant la reconnaissance de leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique par les pays industrialisés est réelle.  Tous se sont engagés dans des mesures de compensation pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables. La Banque Mondiale et les Nations Unies prévoient que les pays développés aident les pays en développement « <em>à faire face aux coûts de leur adaptation auxdits effets</em> ». En 1992 lors du Sommet de Rio les États se reconnaissent « <em>conscients que les changements du climat de la planète et leurs effets néfastes sont un sujet de préoccupation pour l&#8217;humanité toute entière. (&#8230;) La majeure partie des GES émis dans le monde par le passé et à l&#8217;heure actuelle ont leur origine dans les pays développés </em>». À Kyoto en 1997 le texte ratifié par 150 pays se pose comme objectif de contraindre juridiquement les pays industrialisés à contenir voire à réduire leurs émissions d&#8217;ici 2012. Dans chaque État industrialisé, l&#8217;augmentation ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre est évaluée par rapport à 1990. C&#8217;est l&#8217;année de référence pour le protocole de Kyoto. En février 2005, le protocole de Kyoto est entré en vigueur. En octobre 2007 il a été ratifié ou approuvé par 175 États et l&#8217;Union Européenne, hors les États-Unis. Par ailleurs le protocole de Kyoto a prévu pour son bon fonctionnement des mécanismes flexibles, qui pourtant suscitent aujourd&#8217;hui de nombreuses controverses. Le marché des « droits à polluer » ou dit aussi « des permis négociables » (l&#8217;appellation paraît ainsi plus facile à accepter par une opinion publique mal informée de sa signification réelle), a nourri une polémique très vive pendant plusieurs années. Son sort sera jugé et défini lors de la prochaine conférence internationale des Nations Unies sur l&#8217;environnement à Copenhague en décembre prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à des projections si pessimistes et à un scénario planétaire catastrophique, est-il encore légitime de croire à la résolution des problématiques environnementales et à la reprise de la croissance ? Si le progrès s&#8217;est transformé en risque pour l&#8217;homme et pour son environnement, ne pourrait-il pas devenir aussi une chance ? En dépit de toutes les manifestations négatives entraînées par le réchauffement climatique, les médias nous prouvent que la prise de conscience progresse et  que les signes d&#8217;encouragement se multiplient. L&#8217;espoir est celui de voir naître de cette crise planétaire une incroyable créativité industrielle, une recherche scientifique et un développement technologique sans égal, accompagnés par la création de nouveaux emplois et par un nouvel élan de solidarité internationale.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/10/27/rechauffement-climatique-comment-pourquoi-jusqu%e2%80%99ou/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cook to impress ! Devenez votre propre chef à domicile.</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/12/cook-to-impress-devenez-votre-propre-chef-a-domicile/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/12/cook-to-impress-devenez-votre-propre-chef-a-domicile/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 21:11:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[Altre segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[Cucina]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[Eventi]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomia]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=3630</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3634" title="Alain Ducasse, <a href="http://buycialisonlinecoupon.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">online</a>  photo by Philippe Petit&nbsp;&raquo; src=&nbsp;&raquo;https://thetamarind.eu/wp-content/files/2009/07/alain-ducasse-a-lecole-26-cphilippe-petit-300&#215;300.jpg&nbsp;&raquo; alt=&nbsp;&raquo;Alain Ducasse, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">for sale</a>  photo by Philippe Petit&nbsp;&raquo; width=&nbsp;&raquo;300&#8243; height=&nbsp;&raquo;300&#8243; />Les secrets de haute cuisine du chef Alain Ducasse s&#8217;apprennent désormais dans le cours d&#8217;une école d&#8217;un nouveau genre ouverte au grand public dans le XVIème arrondissement de Paris.</p>
<p>Vous aimez recevoir vos amis à dîner mais à chaque fois, <a href="http://tadalafilforsale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">advice</a>  le doute vous envahit. Que vais-je pouvoir leur préparer ? Ne vais-je pas sortir du four un plat presque calciné ? N&#8217;est-il pas préférable de se contenter d&#8217;un dîner décongelé?</p>
<p>La récente ouverture de l&#8217;école de cuisine d&#8217;Alain Ducasse, chef aux 18 étoiles et homme d&#8217;affaires avéré, permet de perfectionner son savoir culinaire et par extension impressionner ses prochains convives !</p>
<p>Pour la première fois, des extraits du répertoire d&#8217;Alain Ducasse sont proposés aux amateurs. Si vous avez quelques notions culinaires, lancez-vous dans ce cours de haute gastronomie. A base de beaux produits, les recettes élaborées sortent directement des cuisines des restaurants prestigieux d&#8217;Alain Ducasse comme le Louis XV à Monaco ou le Jules Verne à Paris. Sur les thèmes de la cuisine contemporaine ou méditerranéenne, l&#8217;intention de cet atelier est de se familiariser aux techniques des chefs de façon pédagogique. Le leitmotiv est de transmettre un savoir-faire professionnel au grand public. « Le savoir n&#8217;est rien s&#8217;il ne se partage pas », devise Alain Ducasse pour lequel la transmission est au cœur des valeurs essentielles.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3669" title="Cours de cuisine, photo by Vincent LappartienT" src="/wp-content/files/2009/07/cours-de-cuisine-photo-by-vincent-lappartient-11-300x201.jpg" alt="Cours de cuisine, photo by Vincent LappartienT" width="300" height="201" />Unique en son genre, l&#8217;école présente dans un esprit maison, un espace moderne, convivial et fonctionnel sur plus de 700 m². Dessiné par Pierre-Yves Rochon, designer spécialisé dans l&#8217;hôtellerie de luxe, les 4 salles de cuisine sont aménagées d&#8217;équipement dernière génération. Notre imagination ne pourrait pas en inventer de plus belles. Chacune se prolonge par une grande table d&#8217;hôtes pour y savourer ensuite ses chefs-d&#8217;œuvres. Cuisiner en devient jubilatoire.</p>
<p>Les cours durent d&#8217;une ½ journée à une journée entière afin d&#8217;assimiler<img class="alignright size-medium wp-image-3638" title="Romain Corbiere, photo by Nicolas Louis" src="/wp-content/files/2009/07/ecoledecuisinead_romaincorbiere4cnicolaslouis-1-200x300.jpg" alt="Romain Corbiere, photo by Nicolas Louis" width="200" height="300" /> parfaitement les recettes et astuces et pouvoir ainsi les reproduire en toute confiance chez soi. Romain Corbière, le « chef des chefs » de l&#8217;école est particulièrement attentif à ce point. « Tout est expliqué et cela autant de fois qu&#8217;il le faut. Je préfère que les élèves repartent avec moins d&#8217;informations mais qu&#8217;elles soient parfaitement maîtrisées » insiste ce jeune trentenaire ancien chef du Relais du Parc et du Louis XV.</p>
<p>Au menu de cet été, Romain Corbière vous apprendra par exemple à concocter un blanc de bar en fines tranches marinées au citron, à mijoter des légumes provençaux à la truffe noire ou encore réaliser un baba au rhum.</p>
<p>Les novices en cuisine ne sont pas oubliés. Une équipe de 8 professeurs passionnés offre une gamme variée d&#8217;ateliers pour répondre aux attentes de tous les gourmets: de la maîtrise des fondamentaux, en passant par la diététique, la cuisines étrangère ou bien encore l&#8217;art de la pâtisserie.</p>
<p>Et parce qu&#8217;un bon repas s&#8217;accompagne toujours de doux breuvages, la cave abrite un atelier d&#8217;œnologie orchestré autour d&#8217;une grande table posée sur un tronc d&#8217;arbre naturel. Les enfants ont eux aussi leur propre classe d&#8217;initiation grâce à des plats simples et gourmands comme le burger et la crêpe sucrée.</p>
<p>Une librairie spécialisée donne la possibilité d&#8217;emporter chez soi les livres de recettes qu&#8217;il est désormais envisageable d&#8217;appliquer dans sa propre cuisine ! La série de livres « Leçon de cuisines » (Les éditions culinaires, 9,90 € TTC) expose les procédés de manière didactique sur le style roman  photo pour bien comprendre chaque étape préparatoire.</p>
<p>Enfin, pour apporter la touche finale à vos dîners et peut-être même sortir l&#8217;argenterie de son écrin soyeux, la Princesse Marie-Blanche de Broglie initie à l&#8217;art de recevoir à la française. L&#8217;apothéose n&#8217;a jamais été aussi proche.</p>
<blockquote><p>Plus d&#8217;informations sur le site : www.ecolecuisine-alainducasse.com</p>
<p>Tarifs :</p>
<p>La haute cuisine d&#8217;Alain Ducasse : 205 € la ½ journée et 330 € la journée</p>
<p>Les autres thèmes culinaires adultes : 165 € la ½ journée et 280 € la journée</p>
<p>Les mini pouces : 90 € le cours de 2 heures</p>
<p>La dégustation œnologique de 5 vins et 1 vin « d&#8217;accueil » : 80 €<br />
L&#8217;art de recevoir : 165 € le cours de 3 heures</p>
<p>Adresse : 64 rue du Ranelagh, 75016 Paris.<br />
Tél. : 01 44 90 91 00</p>
<p>Email : <a href="mailto:ecole@alain-ducasse.com">ecole@alain-ducasse.com</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/12/cook-to-impress-devenez-votre-propre-chef-a-domicile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Epiçons tout à la médievale</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/11/spice-it-up-medieval-style/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/11/spice-it-up-medieval-style/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 13:42:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christina Kolyva</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Cucina]]></category>
		<category><![CDATA[food]]></category>
		<category><![CDATA[spices]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=3695</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;utilisation d&#8217;épices en Europe médiévale était si abondante et différente de nos habitudes culinaires, qu&#8217;avec les habitudes d&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;idée d&#8217;une consommation de kilogrammes d’épices chaque jour par ménage suffit à nous faire éternuer et s’étrangler sur la quantité d&#8217;arome et la saveur qu’une telle quantité de condiments impliquerait. Oui, à cette époque ils avaient vraiment de grands ménages, mais aussi des concepts gastronomiques très différents! Les palais médiévaux été habitués à un mélange de saveurs piquantes et seules les épices étaient appropriées pour étouffer cette envie. La Nourriture été presque enterrée sous des épices et comme si cet &#8216;assaisonnement&#8217; n&#8217;était pas assez, il était commun d&#8217;avoir un plateau d’épices &#8211; un plateau d&#8217;or ou d’argent avec des compartiments pour les différentes épices &#8211; que l&#8217;on passerait autour de la table du dîner pour les invités afin d’ajouter des épices à leur nourriture selon leurs goûts.
Les épices n’étaient pas du tout bon marché, donc le coût n&#8217;est en aucun cas l’explication de leur abondance. En fait, les épices sont devenues si populaires parce qu&#8217;elles ont offert le goût d&#8217;un monde enchanté et lointain et comme tous les autres objets de luxe arabes ou asiatiques, elles étaient un privilège des classes supérieures uniquement. Plus haut était le rang d&#8217;un ménage, plus grande son utilisation d&#8217;épices, avec des historiens souvent étonnés par le pourcentage du budget noble qui a été dépensé en épices. Les épices comme le poivre, la cannelle ou la muscade étaient une sorte de marque de statu, de standing, généralement utilisée au lieu de la monnaie dans des affaires financières. Le Loyer et les impôts pouvaient être payés avec des grains de poivre et les gens riches étaient décrits comme … &#8216; les sacs de poivre&#8217;. Les épices étaient considérées comme des cadeaux pour la royauté et étaient gardées sous serrure, comme l’argent, l’or et les textiles précieux.
La plupart des épices du Moyen Âge sont toujours utilisées de nos jours : le poivre, la cannelle, cassier, les clous de girofle, le safran, la muscade, la maque, le gingembre, la cardamome (connu à l&#8217;époque aussi comme amomum), la coriandre, le cumin, sumac, le curcuma, l&#8217;anis, le mastic, le cumin et la moutarde, ont créé une symphonie éblouissante de saveurs. La popularité de telles épices pourrait avoir changé au cours des années par exemple le safran était vraiment un des favoris à l&#8217;époque, la muscade était … mis partout, le cumin était populaire parmi les riches… alcooliques parce qu&#8217;il leur donnait un teint pâle et l&#8217;absence de quelques clous de girofle chez un ménage était considéré comme un embarras énorme pour l&#8217;hôte. Quelques autres des épices médiévales favorites sont cependant aujourd&#8217;hui tombées dans l&#8217;obscurité et sont rares dans le monde occidental.
Le poivre du Paradis (autrement connu comme la malaguette, poivre de Guinée ou encore maniguette) ressemble au poivre noir au niveau du goût, mais est moins piquant et plus aromatique, comme un mélange de zeste de gingembre, de cardamome et de poivre. Les graines, qui sont brunes et triangulaires, ont été apportées du Golf de Guinée à l’Afrique du Nord et été de là emmené en Sicile et en Italie. Le nom de l&#8217;épice est un jeu publicitaire intelligent, avec des commerçants revendiquant que les graines avaient grandi uniquement dans l&#8217;Eden et ont été collectées des rivières coulant du Paradis. Elles étaient très populaires au 13ème siècle et ont été utilisées comme un remplaçant plus abordable des grains de poivre noirs. Aujourd&#8217;hui, les grains de Paradis sont la plupart du temps inconnus hors de l’Afrique de l’ouest et du nord, bien que leur popularité ait été quelque peu ranimée en raison de leur utilisation dans des régimes de nourriture crue et par des chefs célèbres.
La zédoaire, née en Inde et en Indonésie, appartient à la même famille que le gingembre. Son rhizome a une odeur semblable au curcuma, à la mangue et au gingembre. Bien qu’elle soit populaire pendant le Moyen Âge, aujourd’hui elle est extrêmement rare dans le monde occidental, étant été remplacée presque totalement par le gingembre.
Le poivrier Long est un type de poivre avec une saveur plus forte que le poivre noir fort, mais avec des touches sucrées et terrestres. Brun foncé, environ 3-4 cm de long, il ressemble à une pomme de pain  miniature allongée, constitué d&#8217;un groupe des baies minuscules qui sont incorporées dans la surface d&#8217;une fleur. Il a été ramené en Méditerranée du sud et sud-est de l&#8217;Asie et, comme nous l’apprenons d&#8217;Antonio Pigafetta dans Le Voyage de  Magellan, les habitants du pays de l&#8217;Indonésie (où le poivre long est autochtone) avaient l&#8217;habitude de l&#8217;appeler luli. Il était très populaire dans l&#8217;ère classique et l&#8217;Europe Médiévale, mais a été poussé à l&#8217;écart par le piment rouge du Nouveau Monde et est depuis tombé dans l&#8217;obscurité.
Les graines de Cubèbe (le poivre à queue) ont une odeur boisée chaude, avec une saveur qui nous rappelle les quatre-épices et le poivre et ressemblent à des baies minuscules avec des tiges attachées. Elles ont été importées en Europe de l&#8217;Indonésie par &#8211; qui d’autre qu’eux ? &#8211; les Vénitiens. Le Cubèbe figure dans un conte moral du moine catalan Francesc Eiximenis du 14ème siècle (dans Com Usar bé de Beure e Menjar), dans lequel il illustre la gloutonnerie en raillant les habitudes d&#8217;un membre connu et riche du clergé qui vit une vie de luxe avec des épices. Le Cubèbe ne se trouve presque jamais sur les marchés européens aujourd&#8217;hui.
La Galanga est une plante indigène en Chine et en Java et appartient aussi à la famille du gingembre. Son rhizome n&#8217;est pas dissemblable au gingembre dans le goût, avec une touche d&#8217;agrume sucrée et fortement aromatique. Il est largement mentionné dans la littérature du Moyen Âge pour ses propriétés médicinales. Par exemple, l&#8217;abbesse allemande et polymath Hildegard de Bingen l&#8217;ont appelé &#8216; l&#8217;épice de vie &#8216; et ont écrit qu&#8217;il avait été envoyé par Dieu pour protéger contre la maladie. En tant qu’épice il est devenu populaire en Angleterre au temps des Croisades, apporté à la maison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="/wp-content/files/2009/07/e28098the-spice-tradee28099-by-guillaume-le-testu.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3696" src="/wp-content/files/2009/07/e28098the-spice-tradee28099-by-guillaume-le-testu-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>L&#8217;utilisation d&#8217;épices en Europe médiévale était si abondante et différente de nos habitudes culinaires, qu&#8217;avec les habitudes d&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;idée d&#8217;une consommation de kilogrammes d’épices chaque jour par ménage suffit à nous faire éternuer et s’étrangler sur la quantité d&#8217;arome et la saveur qu’une telle quantité de condiments impliquerait. Oui, à cette époque ils avaient vraiment de grands ménages, mais aussi des concepts gastronomiques très différents! Les palais médiévaux été habitués à un mélange de saveurs piquantes et seules les épices étaient appropriées pour étouffer cette envie. La Nourriture été presque enterrée sous des épices et comme si cet &#8216;assaisonnement&#8217; n&#8217;était pas assez, il était commun d&#8217;avoir un plateau d’épices &#8211; un plateau d&#8217;or ou d’argent avec des compartiments pour les différentes épices &#8211; que l&#8217;on passerait autour de la table du dîner pour les invités afin d’ajouter des épices à leur nourriture selon leurs goûts.</p>
<p style="text-align: justify">Les épices n’étaient pas du tout bon marché, donc le coût n&#8217;est en aucun cas l’explication de leur abondance. En fait, les épices sont devenues si populaires parce qu&#8217;elles ont offert le goût d&#8217;un monde enchanté et lointain et comme tous les autres objets de luxe arabes ou asiatiques, elles étaient un privilège des classes supérieures uniquement. Plus haut était le rang d&#8217;un ménage, plus grande son utilisation d&#8217;épices, avec des historiens souvent étonnés par le pourcentage du budget noble qui a été dépensé en épices. Les épices comme le poivre, la cannelle ou la muscade étaient une sorte de marque de statu, de standing, généralement utilisée au lieu de la monnaie dans des affaires financières. Le Loyer et les impôts pouvaient être payés avec des grains de poivre et les gens riches étaient décrits comme … &#8216; les sacs de poivre&#8217;. Les épices étaient considérées comme des cadeaux pour la royauté et étaient gardées sous serrure, comme l’argent, l’or et les textiles précieux.</p>
<p style="text-align: justify">La plupart des épices du Moyen Âge sont toujours utilisées de nos jours : le poivre, la cannelle, cassier, les clous de girofle, le safran, la muscade, la maque, le gingembre, la cardamome (connu à l&#8217;époque aussi comme <em>amomum</em>), la coriandre, le cumin, sumac, le curcuma, l&#8217;anis, le mastic, le cumin et la moutarde, ont créé une symphonie éblouissante de saveurs. La popularité de telles épices pourrait avoir changé au cours des années par exemple le safran était vraiment un des favoris à l&#8217;époque, la muscade était … mis partout, le cumin était populaire parmi les riches… alcooliques parce qu&#8217;il leur donnait un teint pâle et l&#8217;absence de quelques clous de girofle chez un ménage était considéré comme un embarras énorme pour l&#8217;hôte. Quelques autres des épices médiévales favorites sont cependant aujourd&#8217;hui tombées dans l&#8217;obscurité et sont rares dans le monde occidental.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Le poivre du Paradis</strong></em><em> </em>(autrement connu comme la <em>malaguette</em>, <em>poivre de Guinée</em> ou encore <em>maniguette</em>) ressemble au poivre noir au niveau du goût, mais est moins piquant et plus aromatique, comme un mélange de zeste de gingembre, de cardamome et de poivre. Les graines, qui sont brunes et triangulaires, ont été apportées du Golf de Guinée à l’Afrique du Nord et été de là emmené en Sicile et en Italie. Le nom de l&#8217;épice est un jeu publicitaire intelligent, avec des commerçants revendiquant que les graines avaient grandi uniquement dans l&#8217;Eden et ont été collectées des rivières coulant du Paradis. Elles étaient très populaires au 13ème siècle et ont été utilisées comme un remplaçant plus abordable des grains de poivre noirs. Aujourd&#8217;hui, les grains de Paradis sont la plupart du temps inconnus hors de l’Afrique de l’ouest et du nord, bien que leur popularité ait été quelque peu ranimée en raison de leur utilisation dans des régimes de nourriture crue et par des chefs célèbres.</p>
<p style="text-align: justify"><em>La </em><em><strong>zédoaire, </strong></em>née en Inde et en Indonésie<em><strong>, </strong></em>appartient à la même famille que le gingembre. Son rhizome a une odeur semblable au curcuma, à la mangue et au gingembre. Bien qu’elle soit populaire pendant le Moyen Âge, aujourd’hui elle est extrêmement rare dans le monde occidental, étant été remplacée presque totalement par le gingembre.</p>
<p style="text-align: justify"><em>Le </em><em><strong>poivrier Long</strong></em> est un type de poivre avec une saveur plus forte que le poivre noir fort, mais avec des touches sucrées et terrestres. Brun foncé, environ 3-4 cm de long, il ressemble à une pomme de pain  miniature allongée, constitué d&#8217;un groupe des baies minuscules qui sont incorporées dans la surface d&#8217;une fleur. Il a été ramené en Méditerranée du sud et sud-est de l&#8217;Asie et, comme nous l’apprenons d&#8217;Antonio Pigafetta dans <em>Le Voyage de  Magellan</em>, les habitants du pays de l&#8217;Indonésie (où le poivre long est autochtone) avaient l&#8217;habitude de l&#8217;appeler <em>luli</em>. Il était très populaire dans l&#8217;ère classique et l&#8217;Europe Médiévale, mais a été poussé à l&#8217;écart par le piment rouge du Nouveau Monde et est depuis tombé dans l&#8217;obscurité.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Les graines de C</strong></em><em><strong>ubèbe</strong></em> (le poivre à queue) ont une odeur boisée chaude, avec une saveur qui nous rappelle les quatre-épices et le poivre et ressemblent à des baies minuscules avec des tiges attachées. Elles ont été importées en Europe de l&#8217;Indonésie par &#8211; qui d’autre qu’eux ? &#8211; les Vénitiens. Le <em><em>C</em></em>ubèbe figure dans un conte moral du moine catalan Francesc Eiximenis du 14ème siècle (dans <em>Com Usar bé de Beure e Menjar</em>), dans lequel il illustre la gloutonnerie en raillant les habitudes d&#8217;un membre connu et riche du clergé qui vit une vie de luxe avec des épices. Le <em><em>C</em></em>ubèbe ne se trouve presque jamais sur les marchés européens aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>La Galanga </strong></em>est une plante indigène en Chine et en Java et appartient aussi à la famille du gingembre. Son rhizome n&#8217;est pas dissemblable au gingembre dans le goût, avec une touche d&#8217;agrume sucrée et fortement aromatique. Il est largement mentionné dans la littérature du Moyen Âge pour ses propriétés médicinales. Par exemple, l&#8217;abbesse allemande et polymath Hildegard de Bingen l&#8217;ont appelé &#8216; l&#8217;épice de vie &#8216; et ont écrit qu&#8217;il avait été envoyé par Dieu pour protéger contre la maladie. En tant qu’épice il est devenu populaire en Angleterre au temps des Croisades, apporté à la maison du Moyen-Orient. Il apparaît aussi abondamment dans <em>The Forme of Cury</em>, un livre de recette écrit par les cuisiniers de Richard II. Il est rarement trouvé en Europe aujourd&#8217;hui, mais est toujours très populaire dans la cuisine thaïe. Il reste un des ingrédients du <em>Ras Al-hanout</em>, le célèbre mélange d&#8217;épice marocain, assemblant les grains de Paradis, le poivre long et le Cubèbe de façon assez intéressante.</p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Le</strong></em><em><em><strong> </strong></em></em><em><strong>Nard</strong></em> appartient à la famille Valerian et a un rhizome aromatique. Il est indigène en Himalaya. Il a été utilisé dans les temps Médiévaux surtout dans des recettes pour hippocras (le vin épicé), figurant tant dans The <em>Forme of Cury</em> que dans <em>Le Ménagier de Paris</em>, un guide médiéval sur le comportement approprié d&#8217;une femme comme femme et ménagère.</p>
<p style="text-align: justify">Était-ce plus le statut de l&#8217;épice comme produit de luxe d&#8217;origine mystérieuse ou ses propriétés médicinales importantes qui l’ont rendue si désirable au Moyen Âge ? Quelle que soit la raison, la combinaison de l’approvisionnement limité et la forte demande ont monté leur prix jusqu&#8217;à des hauteurs sans précédent. En tant que premier produit échangé à l&#8217;échelle mondiale, les épices étaient une des toutes premières motivations pour la mondialisation. Qui sait comment différent le monde comme nous le connaissons aujourd&#8217;hui serait si la recherche de nouvelles routes vers Extrême-Orient, pour conquérir les pays qui produisaient des épices, n&#8217;avait pas mené Christophe Colomb, Ferdinand Magellan et Vasco De Gama à s&#8217;engager dans leurs voyages épiques ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">
<div style="overflow: hidden;width: 1px;height: 1px;text-align: justify">
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: small"><strong>Spice it up medieval style</strong></span></p>
<p><strong>Epiçons tout à la médievale</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm">L&#8217;utilisation d&#8217;épices en Europe médiévale était si abondante et différente de nos habitudes culinaires, qu&#8217;avec les habitudes d&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;idée d&#8217;une consommation de kilogrammes d’épices chaque jour par ménage suffit à nous faire éternuer et s’étrangler sur la quantité d&#8217;arome et la saveur qu’une telle quantité de condiments impliquerait. Oui, à cette époque ils avaient vraiment de grands ménages, mais aussi des concepts gastronomiques très différents! Les palais médiévaux été habitués à un mélange de saveurs piquantes et seules les épices étaient appropriées pour étouffer cette envie. La Nourriture été presque enterrée sous des épices et comme si cet &#8216;assaisonnement&#8217; n&#8217;était pas assez, il était commun d&#8217;avoir un plateau d’épices &#8211; un plateau d&#8217;or ou d’argent avec des compartiments pour les différentes épices &#8211; que l&#8217;on passerait autour de la table du dîner pour les invités afin d’ajouter des épices à leur nourriture selon leurs goûts.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Les épices n’étaient pas du tout bon marché, donc le coût n&#8217;est en aucun cas l’explication de leur abondance. En fait, les épices sont devenues si populaires parce qu&#8217;elles ont offert le goût d&#8217;un monde enchanté et lointain et comme tous les autres objets de luxe arabes ou asiatiques, elles étaient un privilège des classes supérieures uniquement. Plus haut était le rang d&#8217;un ménage, plus grande son utilisation d&#8217;épices, avec des historiens souvent étonnés par le pourcentage du budget noble qui a été dépensé en épices. Les épices comme le poivre, la cannelle ou la muscade étaient une sorte de marque de statu, de standing, généralement utilisée au lieu de la monnaie dans des affaires financières. Le Loyer et les impôts pouvaient être payés avec des grains de poivre et les gens riches étaient décrits comme … &#8216; les sacs de poivre&#8217;. Les épices étaient considérées comme des cadeaux pour la royauté et étaient gardées sous serrure, comme l’argent, l’or et les textiles précieux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">La plupart des épices du Moyen Âge sont toujours utilisées de nos jours : le poivre, la cannelle, cassier, les clous de girofle, le safran, la muscade, la maque, le gingembre, la cardamome (connu à l&#8217;époque aussi comme <em>amomum</em>), la coriandre, le cumin, sumac, le curcuma, l&#8217;anis, le mastic, le cumin et la moutarde, ont créé une symphonie éblouissante de saveurs. La popularité de telles épices pourrait avoir changé au cours des années par exemple le safran était vraiment un des favoris à l&#8217;époque, la muscade était … mis partout, le cumin était populaire parmi les riches… alcooliques parce qu&#8217;il leur donnait un teint pâle et l&#8217;absence de quelques clous de girofle chez un ménage était considéré comme un embarras énorme pour l&#8217;hôte. Quelques autres des épices médiévales favorites sont cependant aujourd&#8217;hui tombées dans l&#8217;obscurité et sont rares dans le monde occidental.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em><strong>Le poivre du Paradis</strong></em><em> </em>(autrement connu comme la <em>malaguette</em>, <em>poivre de Guinée</em> ou encore <em>maniguette</em>) ressemble au poivre noir au niveau du goût, mais est moins piquant et plus aromatique, comme un mélange de zeste de gingembre, de cardamome et de poivre. Les graines, qui sont brunes et triangulaires, ont été apportées du Golf de Guinée à l’Afrique du Nord et été de là emmené en Sicile et en Italie. Le nom de l&#8217;épice est un jeu publicitaire intelligent, avec des commerçants revendiquant que les graines avaient grandi uniquement dans l&#8217;Eden et ont été collectées des rivières coulant du Paradis. Elles étaient très populaires au 13ème siècle et ont été utilisées comme un remplaçant plus abordable des grains de poivre noirs. Aujourd&#8217;hui, les grains de Paradis sont la plupart du temps inconnus hors de l’Afrique de l’ouest et du nord, bien que leur popularité ait été quelque peu ranimée en raison de leur utilisation dans des régimes de nourriture crue et par des chefs célèbres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em>La </em><em><strong>zédoaire</strong></em><em><span style="color: #ff0000"><strong> </strong></span></em>appartient à la même famille que le gingembre et est née en Inde et en Indonésie. Son rhizome a une odeur semblable au curcuma, à la mangue et au gingembre. Bien qu’elle soit populaire pendant le Moyen Âge, aujourd’hui elle est extrêmement rare dans le monde occidental, étant été remplacée presque totalement par le gingembre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em>Le </em><em><strong>poivrier Long</strong></em> est un type de poivre avec une saveur plus forte que le poivre noir fort, mais avec des touches sucrées et terrestres. Brun foncé, environ 3-4 cm de long, il ressemble à une pomme de pain  miniature allongée, constitué d&#8217;un groupe des baies minuscules qui sont incorporées dans la surface d&#8217;une fleur. Il a été ramené en Méditerranée du sud et sud-est de l&#8217;Asie et, comme nous l’apprenons d&#8217;Antonio Pigafetta dans <em>Le Voyage de  Magellan</em>, les habitants du pays de l&#8217;Indonésie (où le poivre long est autochtone) avaient l&#8217;habitude de l&#8217;appeler <em>luli</em>. Il était très populaire dans l&#8217;ère classique et l&#8217;Europe Médiévale, mais a été poussé à l&#8217;écart par le piment rouge du Nouveau Monde et est depuis tombé dans l&#8217;obscurité.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em><strong>Les graines de C</strong></em><em><strong>ubèbe</strong></em> (le poivre à queue) ont une odeur boisée chaude, avec une saveur qui nous rappelle les quatre-épices et le poivre et ressemblent à des baies minuscules avec des tiges attachées. Elles ont été importées en Europe de l&#8217;Indonésie par &#8211; qui d’autre qu’eux ? &#8211; les Vénitiens. Le <em><em>C</em></em>ubèbe figure dans un conte moral du moine catalan Francesc Eiximenis du 14ème siècle (dans <em>Com Usar bé de Beure e Menjar</em>), dans lequel il illustre la gloutonnerie en raillant les habitudes d&#8217;un membre connu et riche du clergé qui vit une vie de luxe avec des épices. Le <em><em>C</em></em>ubèbe ne se trouve presque jamais sur les marchés européens aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em><strong>La Galanga </strong></em>est une plante indigène en Chine et en Java et appartient aussi à la famille du gingembre. Son rhizome n&#8217;est pas dissemblable au gingembre dans le goût, avec une touche d&#8217;agrume sucrée et fortement aromatique. Il est largement mentionné dans la littérature du Moyen Âge pour ses propriétés médicinales. Par exemple, l&#8217;abbesse allemande et polymath Hildegard de Bingen l&#8217;ont appelé &#8216; l&#8217;épice de vie &#8216; et ont écrit qu&#8217;il avait été envoyé par Dieu pour protéger contre la maladie. En tant qu’épice il est devenu populaire en Angleterre au temps des Croisades, apporté à la maison du Moyen-Orient. Il apparaît aussi abondamment dans <em>The Forme of Cury</em>, un livre de recette écrit par les cuisiniers de Richard II. Il est rarement trouvé en Europe aujourd&#8217;hui, mais est toujours très populaire dans la cuisine thaïe. Il reste un des ingrédients du <em>Ras Al-hanout</em>, le célèbre mélange d&#8217;épice marocain, assemblant les grains de Paradis, le poivre long et le Cubèbe de façon assez intéressante.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><em><strong>Le</strong></em><em><em><strong> </strong></em></em><em><strong>Nard</strong></em> appartient à la famille Valerian et a un rhizome aromatique. Il est indigène en Himalaya. Il a été utilisé dans les temps Médiévaux surtout dans des recettes pour hippocras (le vin épicé), figurant tant dans The <em>Forme of Cury</em> que dans <em>Le Ménagier de Paris</em>, un guide médiéval sur le comportement approprié d&#8217;une femme comme femme et ménagère.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">Était-ce plus le statut de l&#8217;épice comme produit de luxe d&#8217;origine mystérieuse ou ses propriétés médicinales importantes qui l’ont rendue si désirable au Moyen Âge ? Quelle que soit la raison, la combinaison de l’approvisionnement limité et la forte demande ont monté leur prix jusqu&#8217;à des hauteurs sans précédent. En tant que premier produit échangé à l&#8217;échelle mondiale, les épices étaient une des toutes premières motivations pour la mondialisation. Qui sait comment différent le monde comme nous le connaissons aujourd&#8217;hui serait si la recherche de nouvelles routes vers Extrême-Orient, pour conquérir les pays qui produisaient des épices, n&#8217;avait pas mené Christophe Colomb, Ferdinand Magellan et Vasco De Gama à s&#8217;engager dans leurs voyages épiques ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm">
<p style="margin-bottom: 0cm">
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/07/11/spice-it-up-medieval-style/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Shantaram</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/05/22/shantaram/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/05/22/shantaram/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 May 2009 01:20:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benedetta Baserga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Segnalazioni]]></category>
		<category><![CDATA[India]]></category>
		<category><![CDATA[Pubblicazioni]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/?p=2889</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;Inde et ses mystères, Bombay, ville dont on connaît finalement peu, personnages mystiques, fous, drôles, attendrissantes, troublantes mais toujours incroyables.
Shantaram c&#8217;est un roman mais aussi un parcours dans les étoiles et les abîmes humains, où c&#8217;est facile perdre la route et en même temps trouver aussi un chemin parfait.
Un criminel, Lin, arrive dans une métropole comme Bombay, sur lui seulement un peu des dollars, et une conscience qui lui fait oublier de rêver.
Tout de suite il commence à perdre tous les repères qui étaient ses piliers, devient l&#8217;ami des personnages plus redoutables et des vrais hommes de coeur, tombe  vite amoureux de la femme qui lui est impossible d’aimer, et change périodiquement d&#8217;existence.
Seule Bombay reste une certitude, il la traverse dans toutes les conditions, voit les palais, les hôpitaux, la prison, mais avec une grâce incroyable.
Lin a le don, très rare de savoir parcourir la vie avec la  légèreté que seulement les personnes qui ont tout vu possèdent, et pendant la lecture de ce remarquable roman nous sommes envoûtés par la grande sagesse qui ressort page après page, et nous passons du rire aux larmes.
Le livre est construit avec un choix  très audacieux, l’auteur dans chaque chapitre essaye de nous donner une vision des situations et des personnages qui nous rappellent la tradition du roman  du XX siècle, avec les héros, les mauvais, et les enfin les méchants qui ne  les sont pas si autant.
L’auteur est toujours capable de nous décrire des personnages sans épargner aucun détail, et comme ça nous sommes plonges dans la vie des slums, des trafiquants de drogue, des acteurs, des parrains de la redoutable mafia indienne, de touristes naïfs, un univers qui est pourtant en éternel changement.
La vie de Lin,  malgré les expériences souvent dramatiques qu&#8217;il doit vivre, les amis qu&#8217;il voit disparaître,  est un symbole du pouvoir du changement, il modifie sa vie, sa façon de penser et se comporter, d&#8217;aimer les autres dans le cadre d&#8217;une ville féroce et enigmatique, ou la vie de personne n&#8217;as quasiment aucune valeur, mais aussi un endroit ou chaque jour on peut assister à un petit miracle.
Raconter Bombay et ses redoutables personnages est donc l&#8217;occasion pour le narrateur de nous parler et décrire les sentiments humains, souvent avec cruauté et détachement, avec des descriptions qui nous font penser à des instantanees, sans pourtant perdre du lyricism.
Bombay avec ses contradictions est donc un miroir sur l&#8217;Inde moderne, raconté par un étranger qui y arrive sans aucun lien et sans autre espoir que celle de survivre, mais son chemin le portera à trouver sa propre paix et devenir l&#8217;homme qui a écrit ce livre inoubliable.
«La faim, la mort des esclaves. Le calme bourdonnement hypnotique et la voix de Prabaker. Il y a une vérité plus profonde de l&#8217;expérience, qui est au-delà de ce que nous voyons, même ce que nous entendons. Il s&#8217;agit d&#8217;une catégorie de la vérité qui sépare ce qui est profond de ce qui est rationnel que la perception de la réalité. Habituellement, ce type de vérité qui nous rend le sentiment d&#8217;impuissance, et il arrive que le prix à payer pour cela, comme le prix à payer pour connaître l&#8217;amour est plus élevé que ce que nos cœurs sont en mesure de tolérer. La vérité ne nous aide pas toujours aide à aimer le monde, mais certainement nous empêche de le haïr.»
Gregory David Roberts est né en Australie en 1952. À vingt-quatre ans, il est héroïnomane après avoir divorcé et perdu la garde de sa fille.
Il devient alors un voleur et après plusieurs vols avec un pistolet jouet, est arrêté et condamné à dix-neuf ans de prison, d&#8217;où il s&#8217;évade et arrive  à Bombay, ville dans laquelle il vivra caché pendant plusieurs années avant d&#8217;être  arrêté en Allemagne.
L&#8217;auteur écrit son roman en prison, et après  sa publication, il a décidé de consacrer sa vie à la littérature.
Best-seller mondial, Shantaram a été l&#8217;objet d&#8217;une adaptation au cinéma avec Johnny Depp dans le rôle de Lin.
Shantaram, de Gregory David Roberts, Editions Flammarion
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2890" title="Downtown Mumbai from Nariman Point. Photo by Jasvipul Chawla" src="/wp-content/files/2009/05/mumbai_downtown-300x208.jpg" alt="Downtown Mumbai from Nariman Point. Photo by Jasvipul Chawla" width="300" height="208" />L&#8217;Inde et ses mystères, Bombay, ville dont on connaît finalement peu, personnages mystiques, fous, drôles, attendrissantes, troublantes mais toujours incroyables.<br />
Shantaram c&#8217;est un roman mais aussi un parcours dans les étoiles et les abîmes humains, où c&#8217;est facile perdre la route et en même temps trouver aussi un chemin parfait.</p>
<p>Un criminel, Lin, arrive dans une métropole comme Bombay, sur lui seulement un peu des dollars, et une conscience qui lui fait oublier de rêver.<br />
Tout de suite il commence à perdre tous les repères qui étaient ses piliers, devient l&#8217;ami des personnages plus redoutables et des vrais hommes de coeur, tombe  vite amoureux de la femme qui lui est impossible d’aimer, et change périodiquement d&#8217;existence.<br />
Seule Bombay reste une certitude, il la traverse dans toutes les conditions, voit les palais, les hôpitaux, la prison, mais avec une grâce incroyable.<br />
Lin a le don, très rare de savoir parcourir la vie avec la  légèreté que seulement les personnes qui ont tout vu possèdent, et pendant la lecture de ce remarquable roman nous sommes envoûtés par la grande sagesse qui ressort page après page, et nous passons du rire aux larmes.<br />
Le livre est construit avec un choix  très audacieux, l’auteur dans chaque chapitre essaye de nous donner une vision des situations et des personnages qui nous rappellent la tradition du roman  du XX siècle, avec les héros, les mauvais, et les enfin les méchants qui ne  les sont pas si autant.<br />
L’auteur est toujours capable de nous décrire des personnages sans épargner aucun détail, et comme ça nous sommes plonges dans la vie des slums, des trafiquants de drogue, des acteurs, des parrains de la redoutable mafia indienne, de touristes naïfs, un univers qui est pourtant en éternel changement.<br />
La vie de Lin,  malgré les expériences souvent dramatiques qu&#8217;il doit vivre, les amis qu&#8217;il voit disparaître,  est un symbole du pouvoir du changement, il modifie sa vie, sa façon de penser et se comporter, d&#8217;aimer les autres dans le cadre d&#8217;une ville féroce et enigmatique, ou la vie de personne n&#8217;as quasiment aucune valeur, mais aussi un endroit ou chaque jour on peut assister à un petit miracle.<br />
Raconter Bombay et ses redoutables personnages est donc l&#8217;occasion pour le narrateur de nous parler et décrire les sentiments humains, souvent avec cruauté et détachement, avec des descriptions qui nous font penser à des instantanees, sans pourtant perdre du lyricism.<br />
Bombay avec ses contradictions est donc un miroir sur l&#8217;Inde moderne, raconté par un étranger qui y arrive sans aucun lien et sans autre espoir que celle de survivre, mais son chemin le portera à trouver sa propre paix et devenir l&#8217;homme qui a écrit ce livre inoubliable.</p>
<p>«La faim, la mort des esclaves. Le calme bourdonnement hypnotique et la voix de Prabaker. Il y a une vérité plus profonde de l&#8217;expérience, qui est au-delà de ce que nous voyons, même ce que nous entendons. Il s&#8217;agit d&#8217;une catégorie de la vérité qui sépare ce qui est profond de ce qui est rationnel que la perception de la réalité. Habituellement, ce type de vérité qui nous rend le sentiment d&#8217;impuissance, et il arrive que le prix à payer pour cela, comme le prix à payer pour connaître l&#8217;amour est plus élevé que ce que nos cœurs sont en mesure de tolérer. La vérité ne nous aide pas toujours aide à aimer le monde, mais certainement nous empêche de le haïr.»</p>
<p>Gregory David Roberts est né en Australie en 1952. À vingt-quatre ans, il est héroïnomane après avoir divorcé et perdu la garde de sa fille.<br />
Il devient alors un voleur et après plusieurs vols avec un pistolet jouet, est arrêté et condamné à dix-neuf ans de prison, d&#8217;où il s&#8217;évade et arrive  à Bombay, ville dans laquelle il vivra caché pendant plusieurs années avant d&#8217;être  arrêté en Allemagne.<br />
L&#8217;auteur écrit son roman en prison, et après  sa publication, il a décidé de consacrer sa vie à la littérature.<br />
Best-seller mondial, Shantaram a été l&#8217;objet d&#8217;une adaptation au cinéma avec Johnny Depp dans le rôle de Lin.</p>
<p><em>Shantaram</em>, de Gregory David Roberts, Editions Flammarion</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2009/05/22/shantaram/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Italie n&#8217;est pas malade!</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2008/04/18/reforme-de-letat-italie/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2008/04/18/reforme-de-letat-italie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 07:08:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis de Lamothe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinioni]]></category>
		<category><![CDATA[Italia-Francia]]></category>
		<category><![CDATA[pubblica amministrazione]]></category>
		<category><![CDATA[Società]]></category>
		<category><![CDATA[Stato]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://thetamarind.eu/2008/04/18/reforme-de-letat-italie/</guid>
		<description><![CDATA[Je travaille en Italie depuis trois mois et je ne laisse pas de m'étonner d'une chose : le peu de considération qu'ont les Italiens de leur propre pays. Ce soi disant réalisme me semble excessif. Combien de fois ai-je entendu : L'Italia fa schifo, l'Italia è spacciata, in Italia non c'è niente che vada bene. Nous sommes les pires, les derniers d'Europe. D'ailleurs la nation italienne n'existe pas. Et rien ne fonctionne en Italie. Et ainsi de suite. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je travaille en Italie depuis trois mois et je ne laisse pas de m&#8217;étonner d&#8217;une chose : le peu de considération qu&#8217;ont les Italiens de leur propre pays. Ce soi disant réalisme me semble excessif. Combien de fois ai-je entendu : <em>L&#8217;Italia fa schifo</em>, <a href="http://buycialisonlinehq.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">ambulance</a>  <em>l&#8217;Italia è spacciata</em>, <a href="http://sildenafil4sale.net/" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cheap</a>  <em>in Italia non c&#8217;è niente che vada bene</em>. Nous sommes les pires, <a href="http://tadalafilforsale.net/" title="cialis" style="text-decoration:none;color:#676c6c">cialis</a>  les derniers d&#8217;Europe. D&#8217;ailleurs la nation italienne n&#8217;existe pas. Et rien ne fonctionne en Italie. Et ainsi de suite.</p>
<p>Paradoxalement, ce sont souvent mes interlocuteurs qui font l&#8217;éloge de mon pays et c&#8217;est moi Français qui me retrouve à devoir défendre l&#8217;Italie . Et quand enfin je démontre l&#8217;excellence de l&#8217;Italie dans un domaine, je n&#8217;obtiens pour toute réponse que : <em>Eh ! meno male, almeno per una cosa non siamo i peggiori d&#8217;Europa.</em></p>
<p>J&#8217;aimerais ici rappeler quelques évidences. Je trouve ce comportement si partagé faux et dangereux. Je voudrais rappeler que l&#8217;Italie est la septième puissance économique mondiale selon les deux classements du FMI et de la Banque mondiale (données 2006). Il y a plus de 180 pays dans le monde. Alors d&#8217;un point de vue strictement économique, il me semble difficile de soutenir sans autre procès que l&#8217;Italie «fa schifo».</p>
<p style="text-align: center"><img src="/wp-content/files/2008/04/maccari03.jpg" alt="L’Italia trionfante - sala Maccari, Palazzo Madama" /></p>
<p>Si l&#8217;Italie recule dans ce classement, comme la France ou les autres pays qui lui sont comparables d&#8217;ailleurs, ce n&#8217;est que parce qu&#8217;elle a été dépassée par des pays comme la Chine. Mais nous ne pouvons espérer qu&#8217;un pays comme la Chine, avec ses 1,3 milliards d&#8217;habitants puisse éternellement rester globalement moins riche que l&#8217;Italie et ses 60 millions d&#8217;habitants. C&#8217;est même le contraire qu&#8217;il faut souhaiter. Que l&#8217;on se rassure, en terme de richesse par tête, ils restent évidemment largement devant les chinois, au 21Rang mondial (les Chinois sont 108ièmes). Tous les habitants des cent soixante pays suivants ont donc des raisons objectives de l&#8217;envier et de regretter de ne pas être nés dans cette Italie dont les Italiens font si peu de cas.</p>
<p>On pourrait ensuite énumérer bien des domaines dans lesquels l&#8217;Italie est un modèle admiré et suivi. Je n&#8217;en citerais qu&#8217;un parce que je le connais un peu mieux et que par ailleurs les Italiens semble le mépriser particulièrement : l&#8217;État et l&#8217;administration italienne. Souvent d&#8217;ailleurs les Italiens prennent la France en modèle dans ce domaine, avec son État fort, son unité nationale ancienne, ses majorités politiques claires. Ils sont souvent surpris d&#8217;apprendre que lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de la réforme de l&#8217;État, réforme rendu indispensable par les évolutions technologiques, la mondialisation des marchés et les évolutions démographiques, entre autres raisons, la France depuis quinze ans ne fait que copier des réformes italiennes. Que l&#8217;Italie constitue pour nous un modèle et une source d&#8217;inspiration. Qu&#8217;il n&#8217;y a rien de nouveau ou d&#8217;audacieux qui n&#8217;ait été tenté en matière de gestion publique que l&#8217;Italie n&#8217;ait pas été l&#8217;un des premiers pays à imaginer ou à mettre en œuvre.</p>
<p>Pour commencer par le plus spectaculaire, la réforme du budget que tous les pays occidentaux ont mis en œuvre récemment a été inventée en Italie en 1997. La loi organique française réformant les lois de finances date de 2001. Le succès de cette réforme en France est en particulier dû aux leçons et à l&#8217;exemple italiens, si bien que l&#8217;Italie a récemment ajusté sa réforme pour tenir compte des choix français. Ce qui est vrai pour ce point particulier de la réforme de l&#8217;État l&#8217;est pour le reste : la revue générale des politiques publiques, le remède magique promis par Sarkozy, a commencé en Italie plusieurs années avant la France; le contrôle des dépenses des collectivités territoriales a été formalisé en Italie sous la forme d&#8217;un pacte de stabilité interne quand la France en est encore aux balbutiements concernant ce type de contrôle de la dépense publique; la réforme de la fonction publique a été conduite dans des termes extraordinairement ambitieux et modernes. Évidemment tout n&#8217;est pas parfait et entre l&#8217;écriture d&#8217;une loi et sa pleine mise en application il y a toujours de nombreuses difficultés, un peu de temps, et souvent en Italie plusieurs majorités (quand on trouve des majorités). Reste que l&#8217;Italie est souvent un des pays les plus inventifs et que ses réformes, indéfiniment retardées, sont enfin radicales et osées. Ce laboratoire latin de la réforme de l&#8217;État contraste avec le cas français, pays qui se renouvelle continuellement, qui vit dans un perpétuel état de siège, et finalement réalise des réformes naines, des révolutions avortées, des changements par petites touches insignifiantes qui se superposent a l&#8217;infini, souvent de façon à multiplier les niches et les privilèges arbitraires. Cela n&#8217;est certainement pas parfait en Italie; je doute que ce soit mieux partout ailleurs.</p>
<p>Je voudrais terminer en évoquant une réforme particulièrement importante et qui n&#8217;est probablement pas achevée : la legge sul <em>procedimento amministrativo. </em>Cette loi extraordinairement audacieuse crée un cadre général de principes pour guider l&#8217;action de l&#8217;administration lorsqu&#8217;elle doit prendre un acte individuel faisant grief. Cet ensemble détaillé de mesures et d&#8217;étapes est guidé par une conception moderne de la décision administrative : une décision servant l&#8217;intérêt public et portant les moindres atteintes aux intérêts privés. Cette phrase si simple implique un ensemble de droits, de consultations, de prudences dont rêveront encore longtemps les requérants français. En France il suffit qu&#8217;une décision serve l&#8217;intérêt public au-delà des intérêts particuliers pour être légale et aucun juge n&#8217;annulera une décision qui lèse inégalement des intérêts privés, par exemple lors d&#8217;une expropriation. Ce point de technique pour faire dire et proclamer haut et fort à tous les Italiens que dans certains domaines leur pays est EN AVANCE !!! et que dans dix ans, dans vingt ans, dans trente ans il est très probable que les députés français voteront exactement ce type de lois, s&#8217;inspirant une fois de plus de l&#8217;Italie, de même que l&#8217;Italie a précédé toute la cohorte des pays soi disant développés et chrétiens pour abolir la peine de mort ou proclamer d&#8217;autres réformes fondamentales.</p>
<p>Finalement, à mon sens, l&#8217;Italie n&#8217;a que deux gros problèmes, si un gros problème est un problème qui empêche de résoudre les autres problèmes : le premier est le peu de foi qu&#8217;on les Italiens dans leur nation. Tant que les Italiens répètent que l&#8217;Italie n&#8217;existe pas, elle n&#8217;existe pas. Le matin où ils se réveillent en disant qu&#8217;elle existe, elle existe.</p>
<p>Le deuxième problème est encore plus grave : l&#8217;Italie n&#8217;a plus d&#8217;enfants. Les chiffres sont accablants. La France maintient un taux de fécondité de 2,0 proche du taux de renouvellement et n&#8217;a donc besoin que d&#8217;une immigration minime pour renouveler sa population. L&#8217;Italie est descendue jusqu&#8217;à 1,3 enfant par femme ce qui signifie que si rien ne change, une fois passées les générations actuelles, le PIB italien va s&#8217;écrouler à moins d&#8217;une nouvelle révolution industrielle ou d&#8217;une immigration massive.</p>
<p>Ces deux caractéristiques de l&#8217;Italie contemporaine sont à mon sens les deux seuls réels handicaps de ce pays. Cette analyse personnelle faite après seulement trois mois en Italie est certainement grossière, mais si elle comporte un peu de vérité, le mal semble bien maigre car il ne dépend que des Italiens de croire dans leur pays, d&#8217;en parler avec plus de conviction devant nous étrangers et de faire des enfants.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://thetamarind.eu/fr/2008/04/18/reforme-de-letat-italie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
