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	<title>The Tamarind &#187; Portraits</title>
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		<title>L’observatrice du neuvième</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Primo Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[interviste]]></category>
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		<description><![CDATA[
Rencontre avec Katia Kermoal, rédactrice éditrice du Daily Neuvième. 
Katia Kermoal est un personnage atypique, aux drôles de lunettes rondes, comme on aime en rencontrer. Rédactrice et éditrice du Daily Neuvième, elle dégage une bonne humeur et un enthousiasme contagieux. Journaliste par la force des choses, elle s&#8217;est autoproclamée observatrice du IXe arrondissement parisien.
L&#8217;actu au coin de la rue
Il y a un an et demi, Katia créait le Daily Neuvième, un journal de la rue, le quotidien du IXe arrondissement, sur le web. « J&#8217;habite Paris depuis bien longtemps, le IXe depuis quatorze ans déjà et après tant d&#8217;années, je suis partie d&#8217;un constat ; quel intérêt de connaître l&#8217;actualité du bout du monde si on ne sait pas ce qui se passe au coin de sa rue ? Les gens ont envie de connaître leur quartier mais il faut pousser les portes à leur place. Moi c&#8217;est mon rôle de journaliste. Je pousse les portes. » Ce sont des rubriques ordinaires, de l&#8217;immobilier à la politique du quartier, de la gastronomie aux expos, mais ponctuées de détails, de photos et d&#8217;actualités au plus près du quotidien de chacun. D&#8217;autres plus fantaisistes on fleuri au fur et à mesure, « l&#8217;insolite » pour sourire, « Les métiers du 9e»  pour la touche tradition, « le IXe vu de nos fenêtres » qui fait appel aux habitants, pour profiter d&#8217;un autre regard. Et bien sûr, « les tests de la semaine » qui mettent à l&#8217;épreuve les sandwiches, glaces ou cordonniers du quartier. Comme repère, les fameuses lunettes rondes sont toujours là, comme pour dire « J&#8217;ai vu à votre place ! ».
Une démarche purement journalistique
Rapidement, le Daily Neuvième est devenu une occupation principale. Avec audace et curiosité, Katia œuvre seule. « Je ne raconte pas ma vie, mon IXe, mais celui des autres. C&#8217;est beaucoup plus intéressant, moins égocentrique ». Si elle n&#8217;a pas une formation de journaliste à la base, elle en a la démarche pure, le regard acéré, la folie douce, la rigueur professionnelle. « Je n&#8217;écris pas un blog-carnet intime mais un véritable journal hyper-local, près de mes lecteurs. L&#8217;écriture journalistique oblige à beaucoup de rigueur et d&#8217;énergie. J&#8217;aime suivre l&#8217;actualité, voir de quelle façon elle impacte le IXe. Pendant les élections, je n&#8217;étais pas dans les meetings mais je faisais le portrait d&#8217;européens habitant le quartier. » Comme elle le dit elle même, « le rythme du quotidien oblige à une réactivité maximale.  Lorsque j&#8217;écris chez moi, si j&#8217;entends un bruit dans la rue, ni une ni deux je sors, avec mon appareil photo ! A coup sur, c&#8217;est une manifestation, un accident, une fête, il faut que j&#8217;y sois ! » 
« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter »
Si on ne donnait pas cher de sa peau, le Daily Neuvième tient le rythme et a su trouver sa place dans le quartier. Katia s&#8217;est aussi fait un nom. Le IXe est central, il compte près de 60 000 habitants, parmi lesquels une majorité de lectrices qui suivent le Daily Neuvième. Les femmes sont prescriptrices, ce sont elles qui consomment et créent le contact. « De plus j&#8217;ai un échange très différent, beaucoup plus simple, avec elles » souligne Katia. « J&#8217;aurai toujours des choses à raconter car je n&#8217;ai pas fini de découvrir Paris. Tout change aussi selon les heures, avec ceux qui travaillent, et ceux qui vivent dans le quartier. La ville est constamment en un mouvement qu&#8217;il faut savoir saisir », affirme-t-elle. Et c&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur, l&#8217;incarnation du métier de journaliste.
Le site : http://www.dailyneuvieme.com


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<p align="justify"><em><img class="alignleft size-medium wp-image-4333" src="/wp-content/files/2009/10/katia_kermoal-300x235.jpg" alt="katia_kermoal" width="300" height="235" />Rencontre avec Katia Kermoal, rédactrice éditrice du Daily Neuvième. </em></p>
<p align="justify">Katia Kermoal est un personnage atypique, aux drôles de lunettes rondes, comme on aime en rencontrer. Rédactrice et éditrice du<em> Daily Neuvième, </em>elle dégage une<em> </em>bonne humeur et un enthousiasme contagieux. Journaliste par la force des choses, elle s&#8217;est autoproclamée observatrice du IX<sup>e </sup>arrondissement parisien.</p>
<p align="justify"><strong>L&#8217;actu au coin de la rue</strong></p>
<p align="justify">Il y a un an et demi, Katia créait <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em>, un journal de la rue, le quotidien du IX<sup>e</sup> arrondissement, sur le web. <em>« J&#8217;habite Paris depuis bien longtemps, le IX</em><sup>e</sup><em> depuis quatorze ans déjà et après tant d&#8217;années, je suis partie d&#8217;un constat ; quel intérêt de connaître l&#8217;actualité du bout du monde si on ne sait pas ce qui se passe au coin de sa rue ? Les gens ont envie de connaître leur quartier mais il faut pousser les portes à leur place. Moi c&#8217;est mon rôle de journaliste. Je pousse les portes. » </em>Ce sont des rubriques ordinaires, de l&#8217;immobilier à la politique du quartier, de la gastronomie aux expos, mais ponctuées de détails, de photos et d&#8217;actualités au plus près du quotidien de chacun. D&#8217;autres plus fantaisistes on fleuri au fur et à mesure, « l&#8217;insolite » pour sourire, « Les métiers du 9<sup>e</sup>»  pour la touche tradition, « le IX<sup>e</sup> vu de nos fenêtres » qui fait appel aux habitants, pour profiter d&#8217;un autre regard. Et bien sûr, « les tests de la semaine » qui mettent à l&#8217;épreuve les sandwiches, glaces ou cordonniers du quartier. Comme repère, les fameuses lunettes rondes sont toujours là, comme pour dire « J&#8217;ai vu à votre place ! ».</p>
<p align="justify"><strong>Une démarche purement journalistique</strong></p>
<p align="justify">Rapidement, <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em> est devenu une occupation principale. Avec audace et curiosité, Katia œuvre seule. <em>« Je ne raconte pas ma vie, mon IX</em><sup>e</sup><em>, mais celui des autres. C&#8217;est beaucoup plus intéressant, moins égocentrique ». </em>Si elle n&#8217;a pas une formation de journaliste à la base, elle en a la démarche pure, le regard acéré, la folie douce, la rigueur professionnelle. <em>« Je n&#8217;écris pas un blog-carnet intime mais un véritable journal hyper-local, près de mes lecteurs. L&#8217;écriture journalistique oblige à beaucoup de rigueur et d&#8217;énergie. J&#8217;aime suivre l&#8217;actualité, voir de quelle façon elle impacte le IX</em><sup>e</sup><em>. Pendant les élections, je n&#8217;étais pas dans les meetings mais je faisais le portrait d&#8217;européens habitant le quartier. » </em>Comme elle le dit elle même,<em> « le rythme du quotidien oblige à une réactivité maximale.  Lorsque j&#8217;écris chez moi, si j&#8217;entends un bruit dans la rue, ni une ni deux je sors, avec mon appareil photo ! A coup sur, c&#8217;est une manifestation, un accident, une fête, il faut que j&#8217;y sois ! » </em></p>
<p align="justify"><em><strong>« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter »</strong></em></p>
<p align="justify">Si on ne donnait pas cher de sa peau, <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em> tient le rythme et a su trouver sa place dans le quartier. Katia s&#8217;est aussi fait un nom. Le IX<sup>e</sup> est central, il compte près de 60 000 habitants, parmi lesquels une majorité de lectrices qui suivent <em><strong>le Daily Neuvième</strong></em>. Les femmes sont prescriptrices, ce sont elles qui consomment et créent le contact. « <em>De plus j&#8217;ai un échange très différent, beaucoup plus simple, avec elles </em>» souligne Katia. <em>« J&#8217;aurai toujours des choses à raconter car je n&#8217;ai pas fini de découvrir Paris. Tout change aussi selon les heures, avec ceux qui travaillent, et ceux qui vivent dans le quartier. La ville est constamment en un mouvement qu&#8217;il faut savoir saisir », </em>affirme-t-elle<em>.</em> Et c&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur, l&#8217;incarnation du métier de journaliste.</p>
<p align="justify"><strong>Le site : </strong><em>http://www.dailyneuvieme.com</em></p>
<p align="justify"><strong><br />
</strong></p>
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		<title>L’artisan des vitrines Haussmann</title>
		<link>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/l%e2%80%99artisan-des-vitrines-haussmann/</link>
		<comments>https://thetamarind.eu/fr/2009/11/18/l%e2%80%99artisan-des-vitrines-haussmann/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Yème</dc:creator>
				<category><![CDATA[Attualità]]></category>
		<category><![CDATA[Fiori]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Curiosità]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[




Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com


Chaque année, à l’approche de Noël, les vitrines du boulevard Haussmann attirent une foule inconsidérée de rêveurs, grands et petits enfants. Derrière la féérie de ces vitrines, un homme, et sa toute petite équipe, qui depuis près de quarante ans donne vie aux objets les plus fous.  Pour vous, j’ai rencontré Jean-Claude Dehix. 
« Je suis marionnettiste à fils. J’ai joué avec des marionnettes toute mon enfance ! Mon père était marionnettiste, dans l’univers du music-hall. Lorsqu’il a vu que le métier m’intéressait, il m’a poussé à faire du dessin industriel pour pouvoir aller plus loin. J’ai commencé à travailler avec lui, avant de prendre mon indépendance, tout comme l’a fait mon fils. 
Comment travaillez-vous sur des vitrines comme celles du boulevard Haussmann ?
La thématique m’est en général imposée par l’enseigne. Par la suite, je travaille en collaboration avec un directeur artistique, les ateliers de couture et de créateurs à qui je donne des recommandations techniques. Avec ma petite équipe, j’élabore les animations, à partir d’un mécanisme complexe qui actionne les fils de nylon qui animent les objets. A l’ atelier, il faut concevoir l’intégralité de l’animation, avant d’aller l’installer dans la vitrine en à peine plus d’une journée. J’ai avec moi une petite équipe de trois à quatre personnes dont ma propre fille. Elle est mon assistante, mon bras droit, ma main gauche…
Avec plus de 35 ans de métier, le mouvement des objets est-il désormais une évidence ?
J’ai toujours été attirée par les bandes dessinées, les histoires de « Caroline ». Ce sont les postures des personnages qui me fascinent. Il faut être très vigilant à respecter la nature du squelette. Un genou plié à l’envers, il s’en faut de peu pour qu’un mouvement ne soit plus réaliste ! En un coup d’œil je sais voir ce qui est possible et réalisable. Sinon j’utilise une attelle de marionnettiste pour tester des mouvements. J’aime le mouvement. Le moment où l’on attache les fils et où l’on met en place les objets. Si j’ai aujourd’hui mes repères, il faut parfois y aller à tâtons et cela prends du temps. La partie mécanique est en revanche un peu rébarbative. 
Tout est possible ? Tout est réalisable ?
On m’impose toujours de nouveaux défis. J’ai bien fait faire la danse du ventre à des couscoussières… Il n’y a que le rigide qui ne m’amuse pas trop. Animer des Lego ne rendrait pas grand chose. Chaque année, on avance vers des mouvements plus complexes et plus rapides. Cela entraîne une usure considérable du matériel. Cette année, les poupées russes du Printemps vont parcourir plus de 700 km en dansant ! En période d’exposition, je vérifie chaque jour l’état des fils, des mécanismes, des accessoires. C’est moi le premier spectateur. Il faut que ça me plaise et que tout soit parfait. Il paraît que je suis assez pointilleux… 
Vous travaillez pour des enseignes concurrentes. Comment arrivez vous à concilier et différencier leurs vitrines ?
Je crée pour le Printemps depuis 35 ans. Je m’y sens chez moi et je bénéficie d’une grande liberté ! Ils me font totalement confiance. D’un commun accord, les Galeries Lafayette ont finalement fait appel à moi, depuis vingt ans, n’ayant trouvé ailleurs un artiste ayant mes techniques et mon expérience. Je travaille dans le secret et je veille à observer deux styles bien différents dans la mise en place des vitrines et dans l’émotion. Au Printemps, il y a toujours eu beaucoup d’humour, j’y vais de ma personnalité. Aux Galeries Lafayette, c’est plus poétique, je me laisse guider davantage. Une année où je devais réaliser les vitrines des quatre grandes enseignes parisiennes (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché, Samaritaine), toutes avaient choisi le même thème. C’était incroyable ! J’ai exceptionnellement du le signaler mais toutes ont souhaité le conserver. C’était « les chats sur les toits », que j’ai donc décliné dans quatre styles. C’était superbe !
Et cette année sur le boulevard Haussmann ?
Les créateurs Jean-Paul Gaultier, Kenzo, Zadig et Voltaire, Marc by Marc Jacobs, Maje et Manoush ont vêtu les personnages du « Noël gourmand » des Galeries Lafayette. Le Printemps honore l’année de la Russie en France, avec de traditionnelles poupées, revisitée par Chanel et Dior. 
Comment appréhendez-vous ce succès depuis des années, à travers le monde?
Je suis ravi mais la place de l’artiste est derrière ses marionnettes. C’est là que je suis le plus à l’aise,  c’est là l’âme du marionnettiste ! Mais le plus amusant c’est encore de se fondre dans la foule devant les vitrines et d’écouter ce que disent et ressentent les gens. C’est tellement enrichissant ! 
RETROUVEZ ses créations 
Dans les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, 9e jusqu’au 31 décembre 2009.
Au village de Noël de Gagny (93) du 23 novembre au 3 janvier 2010
Au parc d’attractions de la mer se sable, Ermenonville (60) www.merdesable.fr
]]></description>
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<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><strong></strong></span></p>
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<dt class="wp-caption-dt"><span><strong><img class="size-medium wp-image-4518" title="Jean-Claude Dehix" src="/wp-content/files/2009/11/610x-300x200.jpg" alt="Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com" width="300" height="200" /></strong></span></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><span><strong>Crédit photo : Reuter sur www.daylife.com</strong></span></dd>
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</h6>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>Chaque année, à l’approche de Noël, les vitrines du boulevard Haussmann attirent une foule inconsidérée de rêveurs, grands et petits enfants. Derrière la féérie de ces vitrines, un homme, et sa toute petite équipe, qui depuis près de quarante ans donne vie aux objets les plus fous.  Pour vous, j’ai rencontré Jean-Claude Dehix. </em></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">« Je suis marionnettiste à fils. J’ai joué avec des marionnettes toute mon enfance ! Mon père était marionnettiste, dans l’univers du music-hall. Lorsqu’il a vu que le métier m’intéressait, il m’a poussé à faire du dessin industriel pour pouvoir aller plus loin. J’ai commencé à travailler avec lui, avant de prendre mon indépendance, tout comme l’a fait mon fils. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment travaillez-vous sur des vitrines comme celles du boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">La thématique m’est en général imposée par l’enseigne. Par la suite, je travaille en collaboration avec un directeur artistique, les ateliers de couture et de créateurs à qui je donne des recommandations techniques. Avec ma petite équipe, j’élabore les animations, à partir d’un mécanisme complexe qui actionne les fils de nylon qui animent les objets. A l’ atelier, il faut concevoir l’intégralité de l’animation, avant d’aller l’installer dans la vitrine en à peine plus d’une journée. J’ai avec moi une petite équipe de trois à quatre personnes dont ma propre fille. Elle est mon assistante, mon bras droit, ma main gauche…</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Avec plus de 35 ans de métier, le mouvement des objets est-il désormais une évidence ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">J’ai toujours été attirée par les bandes dessinées, les histoires de « Caroline ». Ce sont les postures des personnages qui me fascinent. Il faut être très vigilant à respecter la nature du squelette. Un genou plié à l’envers, il s’en faut de peu pour qu’un mouvement ne soit plus réaliste ! En un coup d’œil je sais voir ce qui est possible et réalisable. Sinon j’utilise une attelle de marionnettiste pour tester des mouvements. J’aime le mouvement. Le moment où l’on attache les fils et où l’on met en place les objets. Si j’ai aujourd’hui mes repères, il faut parfois y aller à tâtons et cela prends du temps. La partie mécanique est en revanche un peu rébarbative. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Tout est possible ? Tout est réalisable ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">On m’impose toujours de nouveaux défis. J’ai bien fait faire la danse du ventre à des couscoussières… Il n’y a que le rigide qui ne m’amuse pas trop. Animer des Lego ne rendrait pas grand chose. Chaque année, on avance vers des mouvements plus complexes et plus rapides. Cela entraîne une usure considérable du matériel. Cette année, les poupées russes du Printemps vont parcourir plus de 700 km en dansant ! En période d’exposition, je vérifie chaque jour l’état des fils, des mécanismes, des accessoires. C’est moi le premier spectateur. Il faut que ça me plaise et que tout soit parfait. Il paraît que je suis assez pointilleux… </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Vous travaillez pour des enseignes concurrentes. Comment arrivez vous à concilier et différencier leurs vitrines ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je crée pour le Printemps depuis 35 ans. Je m’y sens chez moi et je bénéficie d’une grande liberté ! Ils me font totalement confiance. D’un commun accord, les Galeries Lafayette ont finalement fait appel à moi, depuis vingt ans, n’ayant trouvé ailleurs un artiste ayant mes techniques et mon expérience. Je travaille dans le secret et je veille à observer deux styles bien différents dans la mise en place des vitrines et dans l’émotion. Au Printemps, il y a toujours eu beaucoup d’humour, j’y vais de ma personnalité. Aux Galeries Lafayette, c’est plus poétique, je me laisse guider davantage. Une année où je devais réaliser les vitrines des quatre grandes enseignes parisiennes (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché, Samaritaine), toutes avaient choisi le même thème. C’était incroyable ! J’ai exceptionnellement du le signaler mais toutes ont souhaité le conserver. C’était « les chats sur les toits », que j’ai donc décliné dans quatre styles. C’était superbe !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Et cette année sur le boulevard Haussmann ?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Les créateurs Jean-Paul Gaultier, Kenzo, Zadig et Voltaire, Marc by Marc Jacobs, Maje et Manoush ont vêtu les personnages du « Noël gourmand » des Galeries Lafayette. Le Printemps honore l’année de la Russie en France, avec de traditionnelles poupées, revisitée par Chanel et Dior. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment appréhendez-vous ce succès depuis des années, à travers le monde?</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Je suis ravi mais la place de l’artiste est derrière ses marionnettes. C’est là que je suis le plus à l’aise,  c’est là l’âme du marionnettiste ! Mais le plus amusant c’est encore de se fondre dans la foule devant les vitrines et d’écouter ce que disent et ressentent les gens. C’est tellement enrichissant ! </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>RETROUVEZ ses créations </strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Dans les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, 9e jusqu’au 31 décembre 2009.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au village de Noël de Gagny (93) du 23 novembre au 3 janvier 2010</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Au parc d’attractions de la mer se sable, Ermenonville (60) </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>www.merdesable.fr</em></span></span></p>
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